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23/11/2010

PAS DE CHANCE (SUITE)

Nous nous demandions hier comment il se faisait que le présumé criminel de guerre nazi Samuel Kunz soit mort tranquillement à l’âge de 89 ans sans jamais avoir été inquiété au préalable. Quand on connaît la persévérance des chasseurs de nazis et la volonté de les punir à tout prix, on peut effectivement s’en étonner.

Dans l’article qui suit, on trouve un semblant d’explication. Que je me permettrai de commenter à la suite de l’article :

« Le criminel de guerre nazi Samuel Kunz, est décédé dans son lit jeudi dernier, à l’âge de 89 ans, sans avoir payé pour les meurtres innombrables auxquels il a participé pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est en effet responsable de la mort de 434 000 Juifs, déportés dans le camp d’extermination de Belzec, en Pologne, où il occupait les fonctions de gardien entre janvier 1942 et juillet 1943. Il échappe ainsi à une procédure judiciaire entamée à son encontre ainsi qu’à son procès qui devait débuter au mois de février prochain.   

La mort de Kunz a été accueillie avec une profonde déception par Efraïm Zuroff, directeur du Centre Simon Wiesenthal spécialisé dans la recherche des criminels nazis. Il faut rappeler que Samuel Kunz figurait en troisième position sur la liste du Centre et que son décès met fin malheureusement à toutes les démarches devant aboutir à sa condamnation. Zuroff a précisé que Kunz avait notamment tiré à bout portant sur onze Juifs qui tentaient de s’enfuir des trains qui les transportaient vers les camps. Il avait également pour tâche de conduire les malheureux prisonniers vers les chambres à gaz. 

Kunz, né en 1921 en Russie, a combattu dans l’Armée Rouge et a été fait prisonnier par la Wehrmacht. Il a alors offert ses services aux Nazis et a été envoyé dans le camp d’entraînement SS de Trawniki où Demanjuk a également séjourné. 

Bien plus tard, après la guerre, Samuel Kunz a été capturé par les Américains et il a été appelé à témoigner dans des procès contre des criminels nazis. Ayant par la suite obtenu la nationalité allemande, il s’est installé à Bonn et a travaillé dans un ministère jusqu’à sa retraite. Ce n’est qu’en juillet dernier qu’une plainte a été déposée contre lui. Ses méfaits, commis pendant la guerre, ont été découverts au cours du procès contre Demanjuk : en effet, parmi les documents qu’ils ont consultés, les enquêteurs ont retrouvé des témoignages accablants contre Kunz, attestant qu’il avait massacré des Juifs pendant la Shoah. »

Source :http://www.israel7.com/2010/11/deces-d%e2%80%99un-crimine...

 

 

Voilà quelle serait l’explication. Qui ne me satisfait pas vraiment et pour une bonne raison : dans La France LICRAtisée, je consacrais un petit chapitre à l’affaire Demjanjuk. La première, naturellement, pas celle qui se déroule en ce moment. Je ne vais pas revenir sur toutes les péripéties de ce premier procès, mais enfin, voilà un accusé – Demjanjuk – auquel on retire sa citoyenneté américaine et qui est extradé en Israël en 1986 pour y être jugé comme criminel de guerre nazi. Il est condamné à mort en 1988. A la suite de quoi son avocat finira par prouver qu’il y avait erreur sur la personne et il sera finalement acquitté en 1993. C’est le même qui se retrouve à nouveau devant les juges en Allemagne.

 

Mais bref, il me semble quand même incroyable, et pour tout dire inconcevable, que Samuel Kunz n’ait pas fait son apparition lors de ce premier procès. Car je suppose quand même qu’avant de condamner Demjanjuk à mort, tous les documents possibles et imaginables l’incriminant avaient été examinés sous toutes les coutures. En 1993, les archives nouvellement ouvertes du KGB avaient permis de finalement innocenter Demjanjuk. Et elles n’auraient rien révélé sur Kunz ? Alors, d’où sortent ces nouveaux documents – et ces témoignages -  qui auraient in extremis permis ce procès à présent impossible?

 

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