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22/11/2010

POURQUOI LA TSEDAKA ET PAS LA SOUPE AU COCHON ?

On parlait il y a quelques jours de la soupe au cochon considérée comme une affreuse discrimination à l’égard de ceux qui ne mangent pas de cochon. Une insulte à certaines communautés. Bon, d’accord, mais alors dans ce cas, moi je trouve que l’appel pour la tsedaka est carrément discriminatoire aussi. Pour ne pas dire plus.

 

Seuls en bénéficieront, le plus officiellement du monde, les juifs pauvres. Qui ont donc la possibilité de se tourner vers les services communautaires (en plus bien sûr des services sociaux prodigués par le pays « qui a commis l’irréparable entre 1940 et 1944 »). C’est parfaitement discriminatoire à l'égard des autres pauvres qui ne sont pas juifs. Ils n’ont droit à rien, eux ?

 

 

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« Appel National pour la Tsedaka

Du 15 novembre au 15 décembre 2010, Appel National pour la Tsedaka. Tous mobilisés contre la misère !

En France, pour les Juifs les plus démunis, des difficultés insurmontables. Les études permettent d’évaluer à 20 000 personnes, parmi les Juifs de France, celles qui sont contraintes de recourir en 2010 à une association caritative ou à un service social communautaire. Le plus inquiétant est qu’entre 1/4 et 1/3 d’entre eux, hommes, femmes, enfants, sont confrontés, au quotidien, à des difficultés extrêmes pour se nourrir, se soigner, se loger. Y répondre est vital.

 

Votre don 2010 à l’Appel national pour la tsédaka sera utilisé pour agir, en priorité, par une action sociale de terrain, sur les problématiques suivantes :

 

- Se surendetter pour manger

On enregistre une demande croissante des familles nombreuses en situation de précarité sollicitant les structures caritatives en matière de restauration sociale. A titre d’exemple à Strasbourg, l’ASJ, l’action sociale juive, a du augmenter de 12 % son budget alimentaire, essentiellement en raison d’une demande de nourriture pour les enfants. A Paris, les associations Choulhan Lev, Mazone et Ohr Shimshon Raphaël en font le constat sévère. L’association Maavar a vu augmenter de 50 % son budget de restauration sociale. Les familles monoparentales constituent la deuxième catégorie la plus touchée. Près de 30 % des enfants bénéficiant d’une bourse cantine Latalmid, versée par le Fonds Social Juif Unifié, sont issus de famille monoparentale. A Nice, au Casin, les familles monoparentales en grande difficulté faisant appel à un soutien pour se nourrir représentent, en 2010, 15,30 % des appels à l’aide, toutes situations confondues. Il en est de même dans toutes les régions de France.

 

- Pas assez pour se soigner

De plus en plus de personnes sont juste au-dessus des minimas sociaux. Elles n’ont pas de complémentaires santé et ne bénéficient pas non plus de la CMU. Se faire soigner devient trop coûteux. Sont particulièrement touchées les personnes âgées. A titre indicatif, les besoins identifiés par le Réseau Ezra, un réseau de proximité déployé par le Fonds Social Juif Unifié, se répartissent comme suit : 44 % en dentaire, 29 % en ophtalmologie, 10 % en orthodontie, 8 % en auditif, 8 % de besoins autres.

 

- Affronter seul ses angoisses

On constate, en 2010, que 27 % des demandeurs d’aide vivent seuls, avec des problèmes graves de santé, d’endettement, de budget précaire et de logement. Concernant les personnes isolées de manière plus large, il ressort des rapports d’activité des CASI, comité d’action sociale israélite, à Marseille, Nice, Lyon et Toulouse, que l’isolement, souvent lié à la perte d’emploi, s’ajoute dramatiquement aux problèmes de santé, d’endettement et de logement.

 

Votre don à l’Appel national pour la tsédaka apporte au Fonds Social Juif Unifié et aux associations sociales partenaires les moyens d’aider efficacement sur le terrain, les plus fragiles et les exclus. »

 

Source :http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

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