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19/11/2010

« Quand la patrie est trahie par la République »

Article de Jean RASPAIL - publié le 29 septembre 2010 sur "Notre Journal", média libre d'Info sur Internet de la Communauté des Pieds Noirs et Harkis

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 « J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale.

J’ai hésité.

D’autant plus qu’en 1973, en publiant "Le Camp des saints", j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites . Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer.

La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort.

Les avertissements ne manquent pas - rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque.

Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme. Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050.

Ne désespérons tout de même pas.

Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités , peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération.

Cela ne leur sera pas facile.

Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d’une communauté de la pérennité française .

Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.

Cela ne plaira pas.

Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés.

Et ensuite ?

Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom.

Ce processus est déjà amorcé.

Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de "reconquista" sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus.

Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné.

Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr.

Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’ éternelle qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé.

Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française.

Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication :ils confondent la France avec la République.

Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, idéologie avec un grand « I », l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde. Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République »

Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure:«Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie»

(Président Boumediene, mars 1974.)

Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse :" Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée". »

 

 

 

Cette « république », si chère au CRIF, à la LICRA, et consorts – on l’a vu récemment encore lors du débat sur l’identité nationale – constitue effectivement à leurs yeux l’alpha et l’oméga de l’identité française. Ils font délibérément l’impasse pour un certain nombre de raisons sur toute l’histoire et la civilisation ayant précédé 1789.

 

Ces gens portent une responsabilité écrasante dans la situation que décrit Raspail. 

Commentaires

Il faut lire (si ce n'est déjà fait) et relire cet ouvrage prophétique qui date déjà de 1973 !!!

A l'époque, le faisant lire autour de moi, je passais pour un gentil farfelu, misanthrope et un peu xénophobe sur les bords... Et tout le monde souriait avec condescendance et ironie....

Aujourd'hui il est grand temps de faire connaître et de faire lire cet ouvrage autour de vous.

C'est ce que je fais...et je ne passe plus du tout pour un farfelu, dites donc !!! Et les gens affichent dorénavant une mine catastrophée et affolée...

Remarquez, il y a de quoi !!!!

Écrit par : elsassland | 20/11/2010

Une nouvelle fois, quelle lucidité de la part de Jean Raspail.

Les prévisions qu'il fait pour 2050, c'est à dire pour dans 40 ans ne sont vraiment pas réjouissantes. Et c'est d'autant plus grave que c'est un visionnaire qui parle. Le livre "Le camp des saints" a été écrit il y a 40 ans, et à sa lecture, nous avons l'impression de vivre la période actuelle, jusque sur le nom du Pape, qui est en effet Benoît XVI dans le roman. Sans aucun doute dans 40 ans, la France sera dans l'état que décrit Raspail...

Et Raspail ne se trompe pas sur l'origine de notre ruine. Ce sont bien les valeurs de la révolution (droits de l'homme, laïcisme, etc, etc) qui sont la réelle cause de notre fin, indépendemment de l'organisation politique : On remarque que les Etats européens encore monarchistes mais ayant fait leurs ces valeurs (Belgique, Danemark, l'Espagne, et pire encore l'Angleterre) sont dans un état similaire au nôtre. Le Japon, finalement s'en sort bien mieux, tout en étant une démocratie, même si ce pays a d'autres problèmes, notamment d'ordre démographique. Ce qui du reste montre que des valeurs comme la famille (dont la révolution n'était pas hostile au début) doivent être défendues. Quoiqu'il en soit, l'organisation politique n'interfère finalement bien peu et ce sont donc plus les dogmes de la Révolution, (droit de l'homme, laïcisme, anti-racisme, égalité...) issus des Loges et des Lumières, portés en extase par les Juifs qui ont ajouté leur pierre à l'édifice avec la shoah, et aujourd'hui sacrés en religion officielle dans tout l'occident qui sont la cause de notre chute et qu'il faut attaquer.

Enfin pour le "roman périlleux" dont parle Raspail, et qui consisterait à rassembler des communautés indigènes conscientes de leur héritage, et souhaitant le préserver, il me semble qu'il existe déjà : "Les carnets de Turner" de feu William Pierce, écrits il y a près de 30 ans, ne sont rien d'autres... Le roman narre comment une Organisation se met en place et combat le Système dans une lutte à mort. D'ailleurs, comme pour le roman "Le camp des saints", tout se finit très mal... (Dans les carnets, ça se finit à coups d'attaques atomiques). Certes, ce roman est quand même très exagéré. Mais il y a quelques analogies avec la période que nous vivons : Par exemple, dans le roman règne un laxisme total en matière judiciaire pour les délinquants et criminels, et dans le même temps l'Organisation est l'objet d'une véritable persécution. Quand on voit l'enfermement d'un Vincent Reynouard, dont le seul crime est d'avoir édité une brochure, et quand dans le même temps sont libérés les tireurs à la kalashnikovs de Grenoble, force est de constater qu'on reconnaît notre époque dans ce roman... Ceci dit, c'est un roman et doit être lu comme tel et rien d'autre, et en tout cas certainement pas être lu comme un exemple à suivre.

http://www.scribd.com/doc/12408504/Les-Carnets-de-Turner

Écrit par : Eris | 20/11/2010

À la recommandation d'Eris, je voudrais ajouter celle de lire un autre "roman périlleux" déjà écrit également :

http://criticusleblog.blogspot.com/2009/04/la-mosquee-notre-dame-de-paris-annee.html

D'accord, c'est de la politique fiction, mais la situation actuelle l'annonce déjà.

Écrit par : Martial | 20/11/2010

Je n'ai pas lu les carnets de Turner, mais j'adore l'humour de son auteur dans ses discours radio-diffusés (et mp3-diffusés). Pierce disait que son bouquin était interdit en France, mais je viens de lire sur wikipedia :

"Cette décision ainsi que toutes celles prises par le ministre de l'Intérieur dans ce domaine ont été annulées à la suite d'un jugement de la CEDH et de la mise en conformité du droit français."

Et pourtant, il n'y a pas longtemps, la revue National Radical a été condamnée pour avoir proposé les Protocoles des Sages de Sion à ses lecteurs (les protocoles ont été interdit par Pierre Joxe en 1990).

Écrit par : Nominoé | 21/11/2010

" les Protocoles ont été interdit par Pierre Joxe en 1990 "

C'est quand même incroyable d'interdire un opuscule qui est édité depuis plus d'un 1 siècle.

Il avait été interdit par un arrêté du ministère de l'Intérieur en application d'une loi de 1939 qui permettait d'interdire les oeuvres d'origine étrangère.

Si cette loi n'avait pas été abrogée depuis, il serait possible de faire interdire le Coran ou certains écrits de Lénine.

Et le dernier bouquin à avoir été interdit auparavant, c'était quoi ?

Écrit par : le défenseur de Claude L-S | 23/11/2010

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