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17/11/2010

ET SI VOUS SORTIEZ VOUS AUSSI VOS CADAVRES DES PLACARDS ?

C’est vrai ça, on commence à en avoir sérieusement marre. Vous aussi, vous avez quelques pages, avant la shoah, sur lesquelles vous pourriez utilement vous pencher. Et que vous devriez vous aussi regarder en face, ça vous changerait les idées.

Lisez donc la tartine qui suit. Je n’en donne que le début, vous verrez le reste en lien. Voilà un brave type qui tient à peine debout et qui se fait décorer … 67 ans après les faits. Ca ressemble à quoi, vous pouvez me le dire ? Ces flagellations à répétition deviennent carrément grotesques. Certes, le ridicule ne tue pas, mais il nous gonfle de plus en plus. Et voilà les gendarmes qui s’y mettent aussi. Ils n’ont rien de plus urgent à faire ?

 

 

«Regarder notre histoire en face»

"Camille Mathieu a été décoré de la Légion d’honneur par  le Préfet du Val d'Oise le 11 novembre 2010. Il est le seul gendarme en poste au camp de Drancy décoré de la médaille des Justes(1) pour avoir sauvé onze Juifs, dont plusieurs furent cachés dans sa ferme familiale. Le jour même de l'ouverture du camp, Camille fut révolté par le traitement infligé  aux internés de Drancy. Pour les aider, il fallait désobéir. Il a donc désobéi et fut révoqué  en 1943.  

 

Camille  Mathieu est une figure centrale de l’exposition itinérante sur les policiers et les gendarmes français « Justes parmi les nations » : « Désobéir pour sauver(2) ». A l’occasion du passage de cette expo à Bordeaux, la gendarmerie a organisé un colloque sur le thème : « Les gendarmes sous l'occupation : nuit, ombres et lumière(3). »  Le général d’armée Denis Vaultier, commandant la région de gendarmerie d'Aquitaine, est à l’origine de cette initiative et de ce titre, avec une idée : « regarder notre histoire en face ». La nuit, ou l’aveuglement des gendarmes qui ont refusé de voir autre chose que la lettre de la loi ; la lumière, pour ceux qui ont choisi de résister et de désobéir ; l'ombre, c’est la culture du respect de la hiérarchie militaire, ancrée dans les mentalités depuis des siècles et qui freinait l'entrée en résistance des gendarmes.

 

Ces  dernières années, de nombreuses initiatives ont permis de lever le voile sur les pages noires de l’histoire de cette institution : création d’un service historique de la gendarmerie, publication d’inventaires et de guides pour les chercheurs, ouverture de fonds d’archives, travaux universitaires, colloques, création d’un lieu d’accueil particulier pour les chercheurs (qui malheureusement n’existe plus)."

(suite en lien) :

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

 

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