Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/11/2010

AH, DEVOIR DE MEMOIRE, QUAND TU NOUS TIENS ! (SUITE)

Nous avions parlé avant-hier de la dénonciation, par le maire socialiste de Ballan-Miré, de la convention de jumelage avec la ville polonaise d'Oswiecim, plus connue sous le nom d’Auschwitz.

Un correspondant m’apporte les précisions suivantes sur les jumelages, qui sont intéressantes :

 

« Cet olibrius aurait dû d'abord relire ( ou lire !) les statuts de l'Organisation Mondiale des Villes Jumelées que voici : "La Fédération Mondiale des Villes Jumelées, devenue FMCU, animée par un idéal de Paix et de Coopération, groupe des Villes du monde entier, qui observent pour leur jumelage les cinq principes ci-après :

 

I – CULTURE Considérer le jumelage des villes comme un instrument de culture humaine, sans aucune préoccupation partisane. Le jumelage culturel est le bien qui unit, dans un esprit d’égalité et de réciprocité, les populations entières de deux ou plusieurs villes de pays différents en vue de favoriser le contact des personnes, l’échange des idées, des techniques, des produits. Conçu comme un instrument de culture populaire et de formation civique internationale, il a un caractère éminemment social et éducatif et ne saurait être détourné de son objet à des fins ou personnelles ou partisanes ou politiques.

 

II - NON-INGERENCE Ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures des autres villes. Etabli sous l'égide des municipalités avec l’accord des populations, le jumelage doit être préservé de toute ingérence contraire aux libertés communales. De même, il ne peut servir de prétexte à intervention dans les affaires propres aux villes qu'il associe.

 

III - NON-DISCRIMINATION N'exclure aucune ville ni, dans chaque ville aucune bonne volonté. Ainsi défini, le jumelage culturel ne peut s’accompagner d'aucune exclusive, ni à l'extérieur, ni à l’intérieur de la cité. Dans les relations, entre cités, il doit faciliter la compréhension des peuples indépendamment des institutions qui les régissent. La distance géographique, la diversité des traditions et des idéologies, loin d'être des obstacles, ne font que rendre le jumelage plus souhaitable. Dans la cité, le jumelage, doit être un moyen de rassembler les bonnes volontés de toute tendance, de toute origine, de toute formation, il doit intéresser toutes les formes de l’activité : vie familiale, professionnelle, économique, touristique, artistique, sportive et intellectuelle.

 

IV – BILINGUISME Acquérir en plus de sa langue maternelle, l'usage d’une langue vivante de communication mondiale afin de pouvoir parler à son semblable. En raison de l’obstacle que constitue la diversité des langues dans l’établissement des contacts personnels à l’échelon le plus modeste, l’une des tâches essentielles du jumelage est de hâter, dans tous les milieux, l’édification d’un « MONDE BILINGUE » fondé sur ce principe : le droit de tout homme à sa langue maternelle s’accompagne de l’obligation pour tout homme d’acquérir l’usage d’une langue vivante de communication mondiale.

 

V – SOLIDARITE Prendre part aux frais et aux responsabilités de l’organisation mondiale de coopération des Communes : les Cités Unies. L’approbation solennelle des principes de la Charte implique que la ville participera, par son adhésion à la Fédération Mondiale des villes Jumelées – Citées Unies, aux responsabilités matérielles et morales de l’Organisation".

 

Les points I, II et III sont particulièrement éclairants ! Il ne doit y avoir aucune préoccupation partisane et l'objet uniquement d'échanges culturels ne doit pas être détourné à d'autres fins... Quant au titre II consacré au respect du principe de non-ingérence dans les affaires internes des villes il n'a pas besoin d'autre explication !!!!! Et le titre III consacré à la non discrimination qui interdit formellement toute exclusion d'une cité, renvoie définitivement ce triste sire de Ballan-Miré à ses rancoeurs sournoises et à son indignation théâtrale et ridicule...

 

Notre Baumel pourra toujours envisager d'ouvrir un magasin de souvenirs holocaustiques et de produits du Val de Loire (voire plusieurs boutiques, si affinité !) dans le nouveau centre commercial qui va prochainement ouvrir ses portes à proximité des installations d'Oscwiecim. C'est-y pas une bonne idée ? »

Les commentaires sont fermés.