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14/11/2010

QUELLE CONNERIE D’EN ARRIVER LA !

Je relaie ci-après, par souci d’équité, le communiqué d’Eric Delcroix, président des Amis de Rivarol. Je suis bien triste qu’on en arrive à de telles extrémités. Vous jugerez par vous-mêmes :

 

77.jpg« Jérôme Bourbon, nouveau directeur de Rivarol, par la bienveillance de Camille Galic, a décidé que ni sa bienfaitrice ni moi, président de l'association des Amis de Rivarol, n'aurions plus accès aux colonnes du journal.

 

Quoique formellement président de l'association des Amis de Rivarol, il m'est interdit de faire publier dans notre hebdomadaire historique l'indication que je compte démissionner "en raison d'un différent d'ordre éditorial, politique et moral" avec la Rédaction ! Il m'est également impossible de publier la convocation à une future assemblée générale de l'association, après l'annulation de celle du 27 novembre. Aussi vous serais-je reconnaissant de bien vouloir diffuser ce texte sans restriction.

 

« Chers  Amis de Rivarol,

 

Lorsque, en 2009, Camille Galic m’a demandé si j’acceptais de devenir Président des Amis de Rivarol, puis lorsque vous m’avez élu à cette fonction, cela a été pour moi un honneur. Mes pairs venaient de me refuser l'honorariat, considérant qu’il n’est pas admissible pour un avocat d’être révisionniste et, comme tel, délinquant d’opinion. Mais je recevais de vous une  récompense qui valait à mes yeux les ors du palais de justice. Honoré et satisfait, car cette amicale « présidence » me paraissait annonciatrice d’une fructueuse collaboration avec l’équipe de Rivarol.

 

Le soir même du « pot  des Amis de Rivarol», nous nous étions retrouvés autour d’une (très mauvaise) choucroute, Camille Galic, Jérôme Bourbon (qui, consulté sur ma nomination, l’avait chaudement approuvée), Chard, ma femme et moi-même, dans un climat confiant et constructif, évoquant quelques problèmes internes au journal ; notamment les difficultés causées par un employé abusif ainsi que les moyens d’y remédier. Tout semblait se présenter très bien, dans l’amitié et pour longtemps. Évidemment, j’étais loin de me douter que cette bonne ambiance allait se gâter.

 

Malgré les mises en garde de son ancienne directrice et de moi-même, M. Bourbon s’est lancé sans discernement ni mesure dans des attaques rabiques contre Marine Le Pen, au point de gêner Bruno Gollnisch, contraint de publier un communiqué, le 20 octobre, pour désavouer de tels excès... Là, que les choses soient très claires : révisionniste, opposé aux débordements du sémitisme  chez nous (hallal ou casher, peu m’importe), j’ai beaucoup de défiance envers la ligne politique choisie par Marine ainsi que pour nombre de gens dont elle s’entoure. Je m’inquiète cependant des façons exaltées de M. Bourbon, qui ne change rien malgré les observations faites par  Camille et moi sur des questions essentielles de politique et de société.

 

Pour en revenir à Marine, je pense que Rivarol doit être là notamment pour critiquer, surveiller et tenter de réorienter la fille de Jean-Marie Le Pen qui manque de repères forts, mais dont on peut encore espérer qu’elle ne sera pas imperfectible. En l’état, il ne faut pas l’attaquer comme une ennemie, notamment avec des arguments ressortissants de l’ordre moral sur fond de théologie. N’oublions tout de même pas que Rivarol a aussi été le journal de Cousteau et Rebatet ! Et que dire des attaques personnelles, dont certaines sont au niveau zéro du politique ? (Aller reprocher à Marine de porter des jeans! Nous ne sommes pas un journal islamiste ou de mode !) ; que dire encore d’autres, passionnelles, blessantes ou d’un moralisme  puritain qui, à mes yeux, ne relèvent pas non plus du sens politique mais du fanatisme. Demain, Marine sera peut-être la Présidente du Front National (ce qui n’aurait pas ma préférence, mais là n’est pas la question), ou sa candidate aux élections présidentielles : devra-t-elle définitivement considérer que Rivarol est un journal hostile, au même titre que Le Canard enchaîné ?

 

Devant nos amicales remarques, non seulement Jérôme Bourbon n’a rien modifié, mais encore il a pris à l’égard de son prédécesseur un ton extrêmement vif et discourtois. Il n’a pas hésité à aller jusqu’à l’invective contre sa bienfaitrice, y compris en public, en juin,  alors que l’assemblée générale des Éditions des Tuileries l’avait élu gérant. M. Bourbon lui a retiré brutalement, sans préavis ni concertation, la rédaction en chef d'Écrits de Paris, après qu’elle lui ait annoncé, le 19 octobre, sa décision de ne plus écrire du tout dans Rivarol.  Ces épreuves injustes ont été très douloureuses pour notre amie Galic, stupéfiantes et inadmissibles pour moi. Ne supportant pas que je défende notre amie, Jérôme Bourbon s’est retourné contre moi, avec la même démesure caractérielle.

 

C’est dans ces conditions que j’ai pris la décision d’annuler l’assemblée générale de l’association, qui devait se tenir le 27 novembre, pour la reporter sine die. En effet, il me paraissait impossible d’afficher une unité de façade et mieux valait éviter une empoignade générale ! Il fallait cependant, chers Amis de Rivarol, que vous soyez au courant de la réalité des choses. L’assemblée, je l’espère, se tiendra au début de l’année prochaine et, sauf retournement imprévisible, j’y donnerai ma démission tout comme Camille Galic, le vice-président Ghislain de Diesbach et le trésorier Jean-Paul Angelelli. »

                                                                 

Éric Delcroix

Président des Amis de Rivarol.

Commentaires

Tout cela est bien gentil, mais sent le ralliement au politiquement correct ; rien d'étonnant, quand on voit le terrorisme qui règne en France ; peu sont capables d'y résister ; la meilleure preuve est que si les résistants étaient plus nombreux , nous n'en serions pas là où nous en sommes .
M. Delcroix ne s'est jamais inquiété du comportement autrement plus grave des partisans de Marine le Pen .
Parlez-en aux victimes de HAINE PI .

Écrit par : ANONYME | 14/11/2010

Ce qui est plus surprenant encore, c'est que M. Angelelli est allé annoncer dans les commentaires du site NPI qu'il cessait de collaborer à Rivarol par solidarité envers Mme Galic. Est-ce bien convenable ? Pourquoi le faire sur un site mariniste hystérique et hostile à Gollnisch?
Tout cela ne sent pas bon.

Écrit par : Isabelle | 15/11/2010

En l’état, il ne faut pas l’attaquer comme une ennemie, notamment avec des arguments ressortissants de l’ordre moral sur fond de théologie.

Cette ordre moral est le fondement de la civilisation chrétienne. Donc quelle civilisation vous défendez!...

Écrit par : Duparc | 16/11/2010

En toute honnêteté, je suis bien triste d’apprendre tout ça.

Il faut dire les choses comme elles le sont : Je crois que Jérôme Bourbon a un réel problème de communication, qui fait que le moindre désaccord semble le rendre hystérique. C’est d’ailleurs un véritable point commun qu’il partage avec Marine Le Pen, et c’est peut être la raison pour laquelle il n’insiste pas trop sur un de ses résultats : Avoir fait le vide partout où elle passe. (Le groupe FN du conseil régional d’île de France avait été atomisé quand elle y était élue, et quand elle est arrivée dans le Nord, il y a eu des départs en foison…)

Force est de reconnaître que Jérôme Bourbon semble faire aussi bien, sinon mieux : Très peu après son arrivée, Grégoire Duhamel partait. Je le regrette car j’aimais sa plume (il agrémentait ses articles de citations en latin, ce qui lui donnait un style très particulier…), mais ce n’était que le début : Me Eric Delcroix, l’ancien avocat du professeur Faurrisson et président de l’association "les amis de Rivarol" avait manifesté quelques désaccords et finalement fut banni. Maintenant on apprend que Camille Galic, ancienne rédacteur en chef, qui a porté l’hebdomadaire pendant des décennies, allant jusqu’à s’occuper de l’imprimerie, est interdite d’articles… Apparemment, elle est également révoquée d' écrits de Paris. Je me demande d’ailleurs qui va la remplacer et même si le numéro du mois de décembre va paraître. Elle qui a donné à Bourbon les clés de la maison, on peut penser qu’elle en a gros sur le coeur. Par solidarité, Jean-Paul Angelelli n’écrit plus non plus. Des membres historiques de Rivarol, ne reste plus que l’excellente Chard (pour combien de temps ?)

Où va-t-il aller comme ça ? Et la campagne interne au FN n’a rien à voir là dedans, toutes les personnes citées plus haut sont favorables à Bruno Gollnisch. S’il y avait des dissensions sur la façon de s’exprimer et de formuler les choses, rien ne peut expliquer qu’on en arrive à un tel résultat. Le seul problème est que Jérôme Bourbon est caractériel, qu’il ne supporte pas la moindre contradiction, qu’il ne sait pas gérer les conflits. Et se comporter comme il le fait avec Camille Galic ressemble plus au comportement de Brutus avec César, qu’au comportement saint attendu d’un catholique, conscient qu’il a un héritage à gérer et à transmettre.

Car là est le problème : Concrètement Rivarol ne doit rien à Jérôme Bourbon par contre lui doit tout à l’hebdomadaire. Il arrive les caisses sont pleines, le nombre de lecteurs est important. Son comportement risque de faire disparaître tout cela. Finalement, Jérôme Bourbon capte l’héritage légué, sans vouloir le transmettre. Un peu comme les allogènes qui arrivent en France, et qui ne se reconnaissent pas dans sa culture millénaire, voire même qui veulent la combattre… Un tel comportement, qui est l’opposé même du nationalisme, est totalement répréhensible.

Ceci étant dit, j’espère que tout le monde sera assez intelligent pour se réconcilier, que tout reviendra en ordre, et que cette dispute ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

Écrit par : Eris | 16/11/2010

Je ne connais pas bien Rivarol et pas du tout Jérôme Bourbon. Mais étant donné ce qui nous est appris là, on est en droit de se dire que tout se passe comme si l'intéressé avait été mis en place dans le but exprès de couler ce journal plutôt sympathique. Cela se serait vu dans d'autres milieux et à d'autres niveaux : regardez ce qui est arrivé à l'Église catholique... On introduit dans l'organisme ennemi un virus qui le tue, et le tour est joué.

Écrit par : Martial | 16/11/2010

Ce Bourbon devrait s'appeler Orléans.

Qu'on lui coupe la tête !

Il faut pas tomber dans le jansénisme.

Écrit par : le défenseur de Claude L-S | 18/11/2010

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