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07/11/2010

ET SI ON PARLAIT AUSSI UN PEU DE CEUX-LA ?

Pour changer d’Adolf …. Qu’on aime bien, mais enfin, il n’y a pas que lui en ce bas monde … Etonnant, mais ce type d’anniversaire, on y a droit moins souvent qu’à la Nuit de Cristal :

« Dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917, les bolcheviques s'emparent des principaux centres de décision de la capitale russe, Petrograd (anciennement Saint-Pétersbourg).

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Dans la terminologie bolchevique (on dira plus tard communiste), ce coup de force sans véritable soutien populaire est baptisé «Révolution d'Octobre» car il s'est déroulé dans la nuit du 25 au 26 octobre selon le calendrier julien en vigueur dans l'ancienne Russie jusqu'au 14 février 1918.

Une insurrection préparée au grand jour

C'est deux semaines plus tôt que Lénine, chef des bolcheviques, a décidé d'abattre la jeune démocratie instaurée quelques mois plus tôt et de mettre en place une «dictature du prolétariat» inspirée par les principes marxistes.

Lénine repart aussitôt se cacher en Finlande et laisse à son adjoint Trotski le soin de préparer l'insurrection.

Alexandre Kerenski, chef du gouvernement provisoire, ne se méfie pas des bolcheviques.

Ces derniers développent auprès des soldats de Petrograd une propagande efficace autour de trois mots d'ordre:
– «paix immédiate» (la Russie est encore en guerre aux côtés des démocraties occidentales contre l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie),
– «la terre aux paysans»,
– «tout le pouvoir aux soviets»
(les soviets désignent en russe des conseils ou des assemblées de terrain où se prennent les décisions; ils représentent pour les démocrates sincères l'aboutissement de la démocratie représentative).

Le 6 novembre 1917, au matin, la police tente de fermer une imprimerie du parti bolchevique. C'est l'occasion qu'attendaient les révolutionnaires pour se mobiliser.

Les partisans de Lénine assiègent le Palais d'Hiver où siègent les ministres du gouvernement provisoire. Ces derniers n'ont pour les défendre que 1300 soldats, cosaques et élèves-officiers, y compris une unité de volontaires féminines.

Pour donner à son coup d'État l'allure d'une révolution, Lénine fait tirer le croiseur Aurore, amarré à quelques centaines de mètres de là, sur un bras de la Néva.

Après quelques velléités de résistance, les élèves-officiers et les soldates se rendent. Les bolcheviques fêtent leur victoire par une immense beuverie, en vidant les bouteilles des caves bien fournies du Palais d'Hiver. Peu après minuit, le gouvernement signe l'acte de capitulation.

«Jamais une échauffourée de si petite envergure (une dizaine de victimes, d'après les historiens soviétiques) n'a eu des conséquences aussi prodigieuses, et une fois de plus, le sort de la capitale décida de celui du pays tout entier», écrit Léon Poliakov (Les totalitarismes du XXe siècle, Fayard).

La dictature en marche

Sitôt après sa prise de pouvoir, Lénine met en place les instruments de la dictature. La presse «bourgeoise» est étouffée. La police politique (Tchéka) est créée le 7 décembre, la grève interdite le 20 décembre !...

Le parti K-D (constitutionnel-démocrate), ancré dans la gauche démocratique est interdit dès décembre. Reste l'opposition du principal parti de gauche, les S-R (socialistes-révolutionnaires). Ces derniers recueillent une écrasante majorité aux élections à l'Assemblée constituante, que les bolcheviques n'ont pas osé annuler.

Lénine ne se démonte pas. Il proclame que le pouvoir des Soviets (les conseils populaires, solidement tenus en main par les bolcheviques) est supérieur à celui de l'Assemblée et le 19 janvier 1918, dès le lendemain de l'entrée en fonction de celle-ci, il ordonne sa dissolution.

Ne craignant plus la contradiction, le gouvernement entame à marches forcées la réforme des institutions. Le 5 février 1918, il annule les dettes et les emprunts contractés par l'ancien gouvernement à l'étranger et le 3 mars conclut la désastreuse paix de Brest-Litovsk avec l'Allemagne. Le 12 mars, le gouvernement se transporte à Moscou, la capitale des premiers tsars, au coeur de la Russie continentale, loin de l'Occident. »

Et les joyeusetés ne faisaient que commencer … Avec une responsabilité très nette de la part d’un grand nombre de membres du peuple élu, qui avaient appelé la chute du tsarisme de tous leurs vœux et y avaient puissamment contribué. Certes, ces révolutionnaires n’agissaient pas en tant que juifs - comme on nous le serine vertueusement -  mais en tant que bolcheviks. Et après, la belle affaire ! Qu’est-ce que ça a changé pour leurs millions de victimes?

Puisque les Allemands- et nous aussi - sont tenus de faire repentance matin, midi et soir pour ceux d’entre eux qui ont péché il y a 70 ans, pourquoi les juifs seraient-ils exemptés de faire repentance pour les forfaits commis par leurs coreligionnaires il y a 93 ans ? On attend, on attend …

Source: http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19171...

Commentaires

"Certes, ces révolutionnaires n’agissaient pas en tant que juifs"

Peut-être officiellement. Mais c'est évident que l'identité juive des révolutionnaires juifs a énormément compté dans leurs motivations et actions "révolutionnaires". Par exemple, on sait bien que les Juifs se plaignaient beaucoup d'avoir été victimes de pogroms de la part des non-juifs.

On peut faire un parallèle avec la délinquance immigrée. Est-ce que les délinquants immigrés délinquent en tant qu'immigrés ? En tout cas, quand on voit les consternantes statistiques, on est obligé d'en tirer des conclusions. Personnellement, j'en conclus que l'immigration n'est pas une chance pour l'Europe. C'est anormal que dans le cas des Juifs il nous soit interdit de tirer des conclusions des statistiques.

Poliakov: «Jamais une échauffourée de si petite envergure n'a eu des conséquences aussi prodigieuses»

C'est encore pire maintenant: dans tout l'Occident, on a une petite minorité qui tient le pouvoir contre les aspirations du peuple. C'est une vraie dictature, mais le gouvernement n'a même plus besoin de fusiller personne. On se demande comment ça tient.

Écrit par : Nominoé | 08/11/2010

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