Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/11/2010

CA VIENT DE SORTIR : L’ANTISEMITISME INVOLONTAIRE

9788845266225g.jpg

C’est l’accusation originale lancée contre Umberto Eco et son nouveau livre Il Cimitero di Praga (Le Cimetière de Prague). Dont l’objectif pourtant était de démonter « le mécanisme pervers des «Protocoles des Sages de Sion», faux notoire comme chacun sait. Eco l’avait déclaré clairement : «J'ai voulu me confronter longuement et ouvertement avec les clichés antisémites, pour les démonter».

Seulement, voilà: il y a dans le bouquin des documents faux et vraisemblables, des vrais qui ressemblent à des faux, des personnages doubles ou triples, des situations dont on ne sait plus si elles sont réelles ou non. Et au final, ce méli-mélo ne serait pas dépourvu d’ambiguïté. Ce qui est très fâcheux. Un rabbin italien a été appelé à la rescousse et il déclare gravement : «Dans le livre d'Eco, les trois sujets qui sont accusés de complot sont les Juifs, les Maçons et les Jésuites. Les Jésuites sont les premières victimes de Simonini : mais de la narration on comprend que ce sont des gens au fond peu recommandables. Même chose, sur un ton mineur, pour les Maçons : au 19ème siècle, ils participèrent à des jeux de pouvoir. Et s‘il y a des morceaux de vérité quand on parle de Jésuites et de Maçons, le problème se pose pour les Juifs: seraient-ils les seuls à être des victimes innocentes, ou bien y a-t-il quelque chose de vrai dans leur complot? Voilà où le jeu lancé par Eco devient dangereux.»

Drôlement dangereux en effet. Allez savoir ce que certains lecteurs pourraient en conclure …

En tout cas, si c’est une opération de pub de la part d’Eco, elle a plutôt bien réussi. Je parie que vous avez envie d’aller faire un tour du côté du cimetière de Prague …

Source : http://www.juif.org/go-news-140217.php

Commentaires

Je pense que le titre de votre article est très mal choisi. Comment penser qu'un homme avec la puissance intellectuelle d'Umberto Eco puisse vouloir faire une chose involontaire??? Surtout s'agissant d'antisémitisme.
La conclusion de votre article "Allez savoir ce que certains lecteurs pourraient en conclure..." me rappelle les hordes de lecteurs stupides du Da Vinci Code qui se précipitaient à l'église Saint Sulpice ou à Rosslyn Chapel. Umberto Eco nous prouve une fois de plus qu'il ne s'adresse pas à un large public (comme vous pourrez le constater en lisant l'apostille au nom de la rose).

Écrit par : Aurelie Cardin | 19/12/2010

euh.... ce n'est nullement "mon" titre. il est tiré de l'article donné en lien, qui semble le prendre, lui, très au sérieux.
cet "antisémitisme involontaire", ainsi que la conclusion, sont très largement du second degré pour moi

Écrit par : anne kling | 19/12/2010

Pour ce qui est de Eco, pour ceux qui ne comprendraient pas le sens du titre de son livre "Le Nom de la Rose", rappelons que la Rose est l'un des symboles de la Kabbale.

Rappelons surtout que Eco fut l'un des "intellectuels" qui soutinrent le plus activement les Brigades Rouges pendant les années de plomb.

Écrit par : Fred | 20/12/2010

Fred a raison : Eco est un type tortueux et secret appliqué à mettre ses ouvrages au service d'une idéologie dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'est favorable ni au christianisme, ni au nationalisme, et encore moins au nationalisme catholique. "Le Nom de la Rose" était une charge grossière contre le catholicisme du treizième siècle ; cette époque n'était pas choisie au hasard, dans la mesure où loin d'avoir été le creux du prétendu "obscurantisme médiéval", ce siècle (après le douzième) a marqué l'apogée de l'humanisme chrétien. Quant au Pendule de Foucault, c'est l'oeuvre d'un... faux cul (sans doute initié) s'amusant à perdre dans des méandres talmudo-kabbalo-ésotériques un lectorat de plus en plus abruti par de tristes couillonnades de type Da Vinci Code et autres.

Écrit par : Martial | 20/12/2010

Les commentaires sont fermés.