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19/10/2010

EXTREME-DROITE DURE/EXTREME-DROITE MOLLE

Diviser pour régner, c’est vieux comme le monde et ça marche toujours. Que redouterait vraiment le système ? De voir une extrême-droite unie comme les doigts de la main au niveau européen. Je dis extrême-droite puisque c’est là le terme consacré pour désigner ceux qui refusent de marcher au pas.

Le système s’emploie donc – et on constate ce fait de plus en plus – à établir un subtil distinguo entre une extrême-droite « dure » et une autre qui serait, disons, molle. Histoire de bien semer la zizanie. Et de lâcher un peu de lest face à la grogne grandissante des manants de la base. Dans cette optique, la molle serait constituée de ceux qui ne s’attaquent qu’à l’islam. Et finalement, tout bien réfléchi, le système considère qu’il y aurait moyen de s’entendre avec ces raisonnables et de leur concéder quelques strapontins pour les faire tenir tranquilles. Et il y a la dure, celle qui va un peu plus loin dans ses analyses et considère l’islam comme une conséquence et non une cause. Pourquoi l’islam est-il à ce point présent dans nos sociétés ? Qui l’a amené ? Etc, etc … Ceux-là par contre restent vraiment de dangereux infréquentables.

Dommage que nombreux soient ceux, dits d’ « extrême-droite », à tomber dans ce panneau et à servir d’idiots utiles à un système qui s'y entend à manipuler.

Le cas ci-après est parfaitement révélateur de cette démarche. Et vous apprécierez la conclusion méprisante du journaliste (avant « Le courriel malheureux »).

Donc, dimanche dernier est paru dans l’hebdo helvétique Le Matin Dimanche l’article que vous allez lire. Le point de départ est la virée bruxelloise d’Oskar Freysinger, le politicien suisse de l’UDC à l’origine de la campagne anti-minarets. Après Bruxelles, il a fait un petit tour chez nous aussi en soutenant un moment la campagne sécession anti-Union européenne. Avant de se rétracter assez piteusement, il faut le dire, car « quelqu’un m’a appelé de France pour me dire qu’il y avait un révisionniste parmi les signataires ». Ce mouchard, que nous félicitons au passage car nous savons de qui il retourne, a bien fait son boulot. Et l’autre s’est immédiatement mis au garde-à-vous. Pensez, les minarets, c’est une chose. Mais des révisionnistes !!! Au secours !!!!! Pathétique.

Cela rejoint l’attitude de Filip Dewinter qui clame être le meilleur ami d’Israël. Si encore toutes ces capitulations servaient…. Mais non, justement. Vous lirez la réaction d’un certain Manuel Abramowicz, journaliste  « qui a créé un Observatoire belge de l’extrême droite (www.resistances.be). » Une autorité en la matière, donc. Lui ne croit pas un seul instant à la sincérité de Dewinter et le clame partout. Et sa parole a certainement plus de poids dans la « communauté » que les déclarations éperdues d'un Dewinter.

 

Ce qui prouve qu’il ne sert strictement à rien d’essayer de donner des gages à ses ennemis. Ils ne vous en aiment pas davantage, car ils restent fondamentalement vos ennemis, et ils vous respectent moins. Restons donc droit dans nos bottes et défendons nos idées sans nous soucier de plaire au système. C’est à ce seul prix que nous pouvons espérer lui faire peur.

 


« Les fréquentations très douteuses d’Oskar Freysinger



freisiger.jpgLe week-end dernier, en Belgique, l’UDC valaisan Oskar Freysinger a été invité à s’exprimer devant le Parlement flamand par le leader d’extrême droite, Filip Dewinter. Le conseiller national UDC cultive des relations inquiétantes. Après s’être affiché à Bruxelles avec l’extrémiste Filip Dewinter, il a adressé un message de soutien à un autre infréquentable d’extrême droite.


Michel Audétat - Le Matin Dimanche


« Des parents s’inquiéteraient: lorsqu’on voit un de ses enfants s’acoquiner avec les pires voyous du quartier, on se demande ce qui cloche. C’est tout le problème posé par le conseiller national UDC Oskar Freysinger quand il s’affiche à Bruxelles en compagnie de Filip Dewinter, figure de proue du Vlaams belang. Ou quand il adresse un message de soutien à l’Alsacien Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle droite populaire.

Avec de tels noms dans son carnet d’adresses, Oskar Freysinger devrait même donner des sueurs froides à l’intérieur de sa propre famille politique. Ces gens-là se situent très clairement à l’extrême droite. A côté d’eux, Christoph Blocher passerait presque pour un gauchiste…

Revenons un instant sur l’escapade bruxelloise du week-end dernier. Invité à donner une conférence à Schaerbeek, Oskar Freysinger a été interdit de parole dans ce quartier majoritairement musulman. Il a tenté de se rabattre sur un hôtel du centre-ville. Mais, là aussi, on n’a pas voulu de lui. Resté sur le trottoir, le Valaisan s’indigne de cette «histoire belge». Arrive alors Filip Dewinter qui lui propose de l’accueillir au Parlement flamand. Marché conclu. Des images de la télévision wallonne (RTBF) montrent Oskar Freysinger qui plastronne: «J’entre au Parlement par la grande porte!»


Une vieille connaissance


A l’assistance, Filip Dewinter présente le conférencier suisse comme une vieille connaissance: «On l’a accueilli plusieurs fois, ici, et on a des contacts intenses entre nos deux partis.» Aujourd’hui, Oskar Freysinger veut rectifier ce point: «Il a exagéré. En réalité, il n’y a aucun contact officiel entre l’UDC et son parti. Pour ma part, je n’ai dû avoir qu’un ou deux contacts avec lui.»


Au Parlement flamand, Oskar Freysinger appelle son hôte par son prénom, Filip, et l’évoque comme un homme «tolérant». Est-ce vraiment le bon épithète? En Suisse romande, on ne connaît guère Filip Dewinter. Il vaut la peine de revenir sur ce personnage dont la carrière politique ne respire pas précisément la tolérance.

Né en 1962, à Bruges, Filip Dewinter a fait son éducation politique au Nationalistisch Studenten Verbond (NSV) dont il va présider la section anversoise pendant trois ans. «Il s’agit d’un syndicat étudiant violent et ouvertement raciste», explique le journaliste Manuel Abramowicz qui a créé un Observatoire belge de l’extrême droite (www.resistances.be). En 1981, Filip Dewinter entre au comité de rédaction du journal publié par le NSV: Signaal. Tiens, le même nom que l’organe de propagande nazie diffusé pendant la Seconde Guerre mondiale… En 1983, on pouvait lire dans Signaal des phrases comme celle-ci: «Un Marocain ou un Turc n’ont rien à faire dans notre politique, un juif non plus.»

En 1988, Filip Dewinter fait parler de lui en allant fleurir la tombe de soldats flamands tombés sur le front russe et sous l’uniforme SS. Mais il mettra bientôt la pédale douce sur ce genre de sympathies. Aux élections communales de 1988, le Vlaams Blok obtient 17,7% des voix à Anvers. Habile, bon orateur et charismatique, Filip Dewinter commence à se rêver en bourgmestre. Or il n’a pas l’image idéale pour cette ville rendue célèbre par ses diamantaires juifs.


Tout à coup, on le dirait devenu philosémite. En 1995, Filip Dewinter incite le Vlaams Blok à voter la loi pénalisant la négation de la Shoah. Dix ans plus tard, il est toujours sur la même ligne: «Je suis l’ami numéro un d’Israël», déclare-t-il en 2005 au quotidien Haaretz, à l’occasion d’une visite à l’Etat hébreu.


A-t-il changé? Le journaliste Manuel Abramowicz est convaincu du contraire: «Il vous dira qu’il a aujourd’hui de bons contacts avec la communauté juive, mais c’est de la foutaise. En réalité, il n’a pas coupé les ponts avec son milieu d’origine.» En 2006, à Anvers, Filip Dewinter a d’ailleurs animé un congrès du NSV dans lequel il militait au temps de sa jeunesse.

Réalisateur à la RTBF, Peter Boecks a suivi et filmé Filip Dewinter pendant les six mois qui ont précédé les élections de 2004 et, lui aussi, ne croit pas qu’il ait changé: «Il se contrôle très bien et ne fait pas beaucoup d’erreurs. Mais si je le compare à celui qu’il était il y a 20 ans, je pense qu’il est toujours le même.» Longtemps journaliste vedette de la RTBF et auteur d’un reportage qui avait fait grand bruit en Belgique («La face cachée du Vlaams Blok», 2004), Jean-Claude Defossé va plus loin: «Filip Dewinter est assez intelligent pour savoir qu’il ne peut pas remettre le couvert avec l’hitlérisme aujourd’hui. Mais, fondamentalement, il reste un raciste pur et dur, un néonazi viscéral.»

Tout cela dessine-t-il le profil d’un homme «tolérant»? Oskar Freysinger s’explique: «Il m’a ouvert les portes du Parlement flamand pour cette conférence que tout Bruxelles refusait. Pour moi, c’est un type qui donne des leçons de tolérance à tous ceux qui ont le mot «tolérance» à la bouche.»


Et son parcours politique? «Ce que vous me dites m’étonne, poursuit Oskar Freysinger, et il faudrait que je le vérifie. Mais ça ne change rien. Il était là pour défendre ma liberté d’expression et je lui dis merci. Pour moi, le seul critère est celui du respect de l’Etat de droit et du fonctionnement démocratique. Si les gens insèrent leur combat dans ce cadre-là, je n’ai aucune raison de ne pas discuter avec eux. Pour le reste, je me fiche de savoir ce qu’ils ont fait à 20 ans. Si je devais en tenir compte, je ne pourrais même plus saluer la plupart des socialistes suisses qui ont fricoté avec la RDA ou Ceausescu.»

«Qui se ressemble s’assemble», prétend un dicton, mais on se gardera de l’appliquer à Oskar Freysinger. Entre lui et des gens comme Filip Dewinter ou Robert Spieler (lire encadré), on ne fera pas l’amalgame. On préfère penser que le tribun de l’UDC, brusquement projeté sur la scène internationale par l’initiative sur les minarets et ivre de cette notoriété nouvelle, aurait plutôt perdu le Nord et le sens du discernement politique. Mais ses nouvelles fréquentations n’en sont pas moins inquiétantes.


Le courriel malheureux


A peine rentré de Bruxelles, Oskar Freysinger n’a rien eu de plus pressé que d’envoyer un message de soutien à Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle droite populaire (NDP), qui a lancé un appel réclamant la sécession française de l’Union européenne. «Le souverainiste suisse que je suis ne peut que vous encourager dans votre voie, a écrit Freysinger. (…) Vous triompherez, car vous avez le bon sens et une majorité des citoyens de votre côté.»


La NDP est née en 2008 d’une dissidence à la droite du Front national. Parmi les premiers signataires de son appel, on trouve notamment le rédacteur en chef de Rivarol qui cultive la tradition de l’antisémitisme à la française. Et André Gandillon, directeur de la revue Militant dont Le Monde nous apprend qu’elle a été fondée par d’anciens Waffen SS français. Charmante compagnie. Là-dessus, Oskar Freysinger plaide l’erreur: «Je me suis fait avoir. Ce M. Spieler m’avait écrit pour me demander un petit mail de soutien à sa pétition. Je l’ai fait, après quoi quelqu’un m’a appelé de France pour me dire qu’il y avait un révisionniste parmi les signataires. Je lui ai aussitôt écrit pour lui demander de retirer mon texte.»


Publié le 14 octobre sur le blog de la NDP et sur celui de Robert Spieler, il a en effet disparu depuis lors. Mais la candeur d’Oskar Freysinger stupéfie: un simple coup d’œil sur Wikipédia lui aurait permis de savoir que la carrière politique de Robert Spieler s’inscrit dans le sillage de l’extrême droite la plus dure. »

 

Source : http://www.lematin.ch/actu/suisse/frequentations-douteuse...

Commentaires

Il ne faut pas oublier que Freysinger est un sioniste convaincu et il ne s’en cache nullement.

Pour le moment les électeurs valaisans le soutiennent aussi longtemps qu’il hurle sur les musulmans, mais c’est une arme à double tranchant qui pourrait se retourner contre lui.

Actuellement il mène campagne pour expulser les criminels étrangers albanais, kosovars, noirs, latinos mais passe comme chat sur braise en ce qui concerne les criminels en provenance de l’UE portugais, italiens par exemple.
Dans son canton les prisonniers incarcérés pour viol et/ou inceste sont à 90 % des portugais analphabètes, donc acte !

Écrit par : Le passant ordinaire | 20/10/2010

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