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14/10/2010

HITLER OU LES « STALIN’S JEWS » ?

Increvable, cet Hitler. Dans le rôle du repoussoir absolu, du monstre intégral, du rebut modèle de l’humanité depuis qu’elle existe, rien ne l’égale ni ne parvient à le détrôner. C’est qu’il a une sacrée utilité, Hitler : quand on s’occupe de lui, qui occupe toute la scène, on ne voit plus rien d’autre. Et ça, c’est très pratique.

Vous allez lire l’article qui suit, paru dans Le Temps, de Genève. Tout y est : « la figure haïssable du dictateur, le plus grand criminel du XXe siècle, diabolique et incongru, d’une monstruosité sans égale, le démon », etc, etc. Un vrai panégyrique, qui à la longue pourrait juste produire l’inverse de l’effet souhaité.

Comme il faut néanmoins garder un minimum d’objectivité et d’honnêteté intellectuelle – sans même parler de connaissance de l’histoire – je trouve utile de redonner à sa suite l’article (en traduction) du journaliste israélien Sever Plocker, intitulé Stalin’Jews. Paru en décembre 2006 dans le quotidien Yediot Aharonot, l’article est sous-titré “We mustn't forget that some of greatest murderers of modern times were Jewish”. Il n’a pas été particulièrement bien accueilli à l’époque comme vous pouvez vous en douter (les commentaires sont un festival - voir lien ci-dessous). Et on n’en a plus beaucoup entendu parler depuis. Tandis qu’Hitler, lui, …

 « FACE A HITLER

Hitler est de retour à Berlin. La figure haïssable du dictateur qui a conduit le peuple allemand au désastre est l’objet d’une exposition événement: c’est la première fois qu’un musée national allemand se penche méticuleusement sur la personnalité de celui qui fut le plus grand criminel du XXe siècle. De toute l’histoire de l’Occident, depuis la fin de l’Antiquité, il n’y a sans doute pas de personnage que l’on puisse comparer à Hitler. Diabolique et incongru à la fois, chef charismatique enfermé dans ses rêveries hallucinées, d’une redoutable habileté et d’une monstruosité sans égal, Hitler restera le démon qui entraîna l’un des peuples les plus cultivés du monde à perpétrer un génocide et à mener une tragique aventure d’autodestruction.

Historiens et observateurs de l’Allemagne contemporaine s’accordent à dire que jamais cette exposition n’aurait pu voir le jour il y a encore dix ans. Le processus continu de décantation avec la noire expérience du Troisième Reich s’est étalé sur un espace-temps de trois générations. Ce travail de mémoire exemplaire a eu ses étapes. La confiance accordée au chancelier Willy Brandt et les gestes symboliques de celui-ci créèrent une césure. Une autre fut le discours prononcé le 8 mai 1985 par Richard von Weizsäcker. Appelant à dépasser le traumatisme de la défaite, le président allemand fut le premier à souligner que la chute d’Hitler «avait aussi libéré» son pays. La réunification allemande a accéléré et parachevé la normalisation de l’Allemagne, qui a abandonné toute aspiration de puissance et dont le peuple, saigné par la catastrophe nazie, estime que toute guerre est une tragédie de trop. Alors que l’extrême droite marque des points en Europe, elle ne passe pas en Allemagne où la vigilance est plus grande qu’ailleurs. Les Allemands peuvent regarder Hitler droit dans les yeux, au musée, sans fascination ni culpabilité écrasante. Le dernier tabou est brisé. »



« NOUS NE DEVONS JAMAIS OUBLIER QUE CERTAINS DES PIRES ASSASSINS DES TEMPS MODERNES ETAIENT DES JUIFS»
- Sever Plocker (Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier)


« Voici une date historique particulièrement tombée dans l'oubli : voici presque quatre-vingt dix ans de cela, entre le 19 et le 20 décembre 1917, en pleine révolution bolchévique et en pleine guerre civile, Lénine signait un décret constituant le Comité Panrusse Extraordinaire de Lutte contre la Contre-révolution et le Sabotage, plus connu sous son acronyme de Tcheka.


En un temps record, la Tcheka devint le plus important, et aussi le plus cruel, de tous les services de sécurité étatiques du monde. Sa structure organisationnelle fut modifiée tous les deux ou trois ans, et elle changea, aussi, souvent de nom, passant de la Tcheka à la GPU, puis au NKVD et, enfin, au KGB.


Impossible de savoir avec précision le nombre de morts dont la Tcheka s'est rendue responsable sous ses avatars successifs, mais ce nombre n'est certainement pas inférieur à vingt millions, en comptant les victimes des collectivisations forcées, de la famine, des purges à grande échelle, des expulsions, des bannissements, des exécutions et des morts en masse dans les goulags.


Des couches de la population furent purement et simplement totalement éliminées : fermiers à leur compte, membres de certaines minorités ethniques, membres de la bourgeoisie, officiers supérieurs, intellectuels, artistes, militants syndicalistes, « membres de l'opposition » définis de la manière la plus arbitraire et un nombre incalculable de membres du parti communiste lui-même.


Dans son livre paru récemment et salué par la critique, La Guerre du Monde, The War of the World, l'historien Niall Ferguson écrit qu'aucune autre révolution, dans toute l'histoire de l'humanité, n'a dévoré ses propres enfants avec l'appétit effréné de la soviétique. Dans son livre consacré aux purges staliniennes, le professeur Igal Halfin (de l'Université de Tel Aviv) écrit que la violence stalinienne était unique en ceci qu'elle était dirigée vers l'intérieur, dont elle procédait.


Lénine, Staline et leurs successeurs n'auraient pu perpétrer leurs méfaits sans la coopération à grande échelle d' « officiants de la terreur » disciplinés, de bourreaux sadiques, de mouchards, de tueurs à gage, de juges, de pervers et de nombre de sympathisants, membres de la gauche progressiste occidentale, qui furent trompés par le régime d'horreur soviétique et allèrent jusqu'à lui accorder un blanc-seing (un « certificat de cacheroute », dit l'original, ndt).


Tous ces faits sont connus, plus ou moins, même si les archives de l'ex-URSS n'ont pas toutes été rendues publiques. Mais qui sait qu'en Russie-même, très peu de gens ont été jugés en raison des crimes qu'ils ont perpétrés en tant qu'agents du NKVD et du KGB ? Le discours public russe, aujourd'hui, ignore totalement la question « Comment cela a-t-il pu nous arriver ? ». Contrairement aux pays occidentaux, les Russes n'ont pas réglé leurs comptes avec leur passé stalinien.


Et nous ? Je veux dire : nous, les juifs? Un étudiant israélien peut terminer le lycée sans avoir jamais entendu parler de Genrikh Yagoda, le pire criminel juif du vingtième siècle, vice-commandant de la GPU et fondateur, puis commandant en chef du NKVD. Yagoda fit appliquer avec zèle les ordres de collectivisation de Staline, et il est responsable de la mort d'au minimum dix millions de personnes. Ses adjoints juifs conçurent et gérèrent le système du Goulag. Étant tombé en disgrâce aux yeux de Staline, celui-ci le limogea et le fit exécuter. Il fut remplacé, en tant que bourreau en chef, en 1936, par Yezhof, le « nabot assoiffé de sang ».


Ce Yezhof n'était pas juif. Son épouse, en revanche, était juive. Dans son livre : Stalin : Court of the Red Star, l'historien juif Sebag Montefiore écrit que durant les périodes les plus sombres de la terreur stalinienne, à l'époque où la machine communiste à tuer fonctionnait à plein régime, Staline était entouré de tout un harem de jeunes beautés juives.

Les associés les plus proches et les plus loyaux de Staline incluaient Lazar Kaganovitch, membre du Comité central et du Politburo du parti communiste. Montefiore le qualifie de « premier des Staliniens », ajoutant que les milliers d'Ukrainiens mourant de faim - tragédie sans analogue dans l'histoire de l'humanité, excepté les horreurs nazies et la terreur maoïste en Chine - n'émurent absolument pas Kaganovitch.


Très nombreux furent les juifs à vendre leur âme au monstre de la révolution communiste, et ils auront du sang sur les mains pour l'éternité. Nous n'en mentionnerons qu'un seul : Leonid Reichman, chef du département spécial du NKVD et interrogateur en chef de cette organisation, qui était un sadique particulièrement cruel.


En 1934, nous disent les statistiques rendues publiques, 38,5 % des plus hauts responsables de l'appareil de sécurité de l'État soviétique étaient d'origine juive. Eux aussi, bien entendu, furent progressivement éliminés, au cours des purges successives. Dans une conférence fascinante, lors d'un colloque tenu cette semaine à l'Université de Tel Aviv, le Dr. Halfin a décrit les vagues successives de terreur soviétique en les qualifiant de « carnaval d'assassinats de masse », de « fantasia de purges » et de « messianisme du Mal » : il s'avère que les juifs, eux aussi, quand ils se laissent fasciner par une idéologie messianique, peuvent devenir de grands criminels, parmi les pires dont l'histoire contemporaine conserve la mémoire.


Les juifs ayant pris une part active dans les divers appareils officiels de la terreur communiste (en Union soviétique et ailleurs) et, parfois, les ayant dirigés, ne le firent pas, bien entendu, en tant que juifs, mais bien en tant que stalinistes, que communistes et que « peuple soviétique ». Par conséquent, il est expédient d'ignorer leur origine et de « mettre la sourdine » : « Qu'avons-nous à voir, nous, avec cette bande de criminels», n'est-ce pas ? Mais ne les oublions pas ! Je pense tout à fait différemment : je trouve inacceptable que quelqu'un soit considéré membre du peuple juif quand il fait de grandes choses, mais qu'il ne soit plus considéré comme faisant partie de notre peuple dès lors qu'il commet des actes particulièrement méprisables ou atroces.


En dépit de nos dénégations, nous ne pouvons échapper à la judéité de « nos bourreaux », qui ont servi la Terreur Rouge avec loyauté et zèle et, ce, dès le début.


Quoi qu'il en soit, nous pourrons toujours compter sur d'autres, qui ne manqueront pas de nous rafraîchir, à jamais, la mémoire ! »

 

Sources :http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ce5b18a2-d708-11df-8394-9...

 

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:w8iJ...

Commentaires

Qu'ils sont nombreux les naïfs de droite (et même de gauche) qui ne s'explique pas et ne s'expliqueront jamais la lourde insistance de nos élites à nous bassiner jour après jour avec l'horreur Nazie " mais pourquoi nous ressasse t on sans cesse cette histoire et ne nous parle t on jamais du communisme?" Se demande t ils. Mais la réponse est là et elle fait peur à nos élites. Les hommes sont fascinés par les génies, du mal en général, et lorsque Hitler sera usé, ceux ci en chercherons un autre en la personne de son compère Staline, et là, Mon Dieu quelle horreur lorsque les hommes sauront la vérité! Ce sera dramatique, imaginer les conséquences, ce seront dix, cent Hitler qui accéderons au pouvoir dans le monde! Alors non, non et non, plus jamais ça, donnez nous plutot et pour l'éternité, nos récits et films quotidiens sur les heures les plus sombres et nos belles et émouvantes histoires des pauvres juifs victimes des horreurs nazies.

Écrit par : NYH | 14/10/2010

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