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06/10/2010

COMMENT PEUT-ON TROP UTILISER LE MOT SHOAH ?

C’est vrai, ça : jamais on ne pourra trop utiliser le mot shoah. Matin, midi et soir. A l’école, à l’usine, au bureau. A la ville et aux champs. Les jours ouvrables et le dimanche. Et un petit rab les années bissextiles. Bref, partout, en tous lieux, en toutes circonstances, du berceau à la tombe, jamais, jamais, on n’entendra suffisamment parler de la shoah.

La France est punie et comme la mauvaise élève qu’elle est, elle a sa punition à faire, son devoir « de mémoire » éternellement à recommencer.

Vous noterez que le débat dont il est question plus bas a été organisé par l’association de la presse israélienne à Paris (tiens, ça existe ? – de quoi se mêle-t-elle* ?) et que le communiste ou ex-communiste  Konopnicki est porte-parole du comité de soutien ( !) de l’enseignante douloureusement bafouée.

« Prasquier : «l'enseignement de la Shoah, ce n'est pas seulement l'Histoire, c'est l'apprentissage de la citoyenneté»

« L'enseignement de la Shoah en France est "exemplaire" même si on perçoit "des menaces" sur sa poursuite, a déclaré mardi 5 octobre 2010 le président du CRIF, Richard Prasquier, lors d'une conférence de presse sur le cas de Catherine Pederzoli, enseignante d'histoire à Nancy suspendue par son administration. "L’enseignement de la Shoah, ce n'est pas seulement l'Histoire, c'est l'apprentissage de la citoyenneté", a-t-il ajouté.

Il a parlé de "menaces" contre cet enseignement parce que le cas de Catherine Pederzoli n'est pas le seul (il a parlé d'autres sanctions ou intimidations) et parce que les survivants qui pouvaient témoigner disparaissent. Richard Prasquier a jugé certains termes utilisés dans le rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale visant Mme Pederzoli "inacceptables" et s’est dit "indigné" que des inspecteurs aient pu utiliser des arguments comme "l'excès d'emploi du mot Shoah". Le débat qui a été organisé par l'association de la Presse israélienne à Paris réunissait Richard Prasquier, Catherine Pederzoli et l'écrivain Guy Konopnicki, porte-parole de son comité de soutien. »

* Si l’association de la presse israélienne à Paris s’intéresse tellement à l’éducation nationale, qu’elle veuille bien jeter un coup d’œil sur le système scolaire de la « démocratie-phare » du Proche-Orient. Assez curieux dans son genre. Nous y reviendrons un jour prochain.

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

Et à l'arrivée, sans même connaître les réels tenants et aboutissants de l'affaire, ni le contenu du rapport disciplinaire, voilà ce que ça donne:

"Manifestation de soutien à Catherine PEDERZOLI, sanctionnée pour avoir enseigné la Shoah

L’UPJF, Agir Ensemble et le Collectif d’Urgence demandent la réintégration de Catherine PEDERZOLI, professeur d’Histoire-Géographie à Nancy sanctionnée pour avoir enseigné la Shoah. Devant ce scandale qui porte atteinte à la Mémoire du génocide Juif, l’UPJF, Agir Ensemble et le Collectif d’Urgence et bien entendu toutes les associations qui voudront nous rejoindre, appellent à manifester massivement devant le Ministère de l’Education Nationale 110 rue de Grenelle 75007 Paris. Rendez-vous donc le dimanche 10 octobre à 15h pour dire ensemble : « Non à la banalisation de la Shoah ! ».

Source: http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-18994-144-7-...

Lisez aussi cela pendant que vous y êtes:

http://fr.ejpress.org/article/38471

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