Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/10/2010

LA PUISSANCE DU LOBBY … ARABE AUX ETATS-UNIS

 

23.jpgLe propre d’un lobby, c’est de travailler dans l’ombre et de ne pas trop apparaître sur scène. Lorsqu’on le voit à l’œuvre, c’est mauvais signe. Ces derniers temps, les lobbys juifs aux USA se sont faits de plus en plus visibles, en même temps d’ailleurs que les actions israéliennes dégringolaient. Too bad.

 

Il devenait donc urgent de détourner l’attention. Et pour ce faire, quoi de mieux que de désigner à la vindicte publique un fantomatique lobby arabe qui s’agiterait et tirerait les ficelles à Washington ! Voici donc le portrait dudit lobby, qui a fait l’objet d’un livre tout juste paru sous le titre: The Arab Lobby : The Invisible Alliance That Undermines America's Interests in the Middle East, 2010 (Le Lobby Arabe : l’invisible alliance qui sape les intérêts américains au Moyen-Orient). Carrément. D’ailleurs l’auteur dit lui-même qu’il est invisible, alors  …

 

(Article paru sur le site Philosémitisme) :

« L'énorme influence du lobby arabe sur la politique des U.S.

"La méthodologie employée par le lobby arabe est donc totalement incompatible avec la gouvernance démocratique, car elle ne reflète pas la volonté du peuple mais plutôt la corruption de l'élite, tandis que le lobby israélien semble fonctionner en respectant les paramètres du processus démocratique. Pourtant, si beaucoup a été écrit sur le caractère prétendument corrosif du lobby israélien, le puissant lobby arabe a largement échappé à la surveillance et la critique. Ce livre important contribue ainsi à ouvrir le débat en éclairant le côté sombre des efforts massifs et largement non-démocratiques du lobbying arabe pour influencer la politique américaine au Moyen-Orient."

On se souviendra de l'énorme succès qu'a connu en Europe le livre John Mearsheimer et Stephen Walt
"Le Lobby Israélien".  A peine sorti aux U.S., il fut traduit en français.  Il est permis de douter que le livre de Mitchell Bard sur le lobby arabe: l'alliance invisible qui sape les intérêts américains au Moyen-Orient provoquera le même engouement.

Le lobby pro-Israël et le lobby pro-arabe (ou plus exactement les lobbies, car il en existe plusieurs de chaque côté) sont en effet puissants, mais il y a une différence de taille entre les deux et cette différence est au coeur même du rôle du lobbying dans une démocratie. Bard l'explique ainsi:

 

 "L'une des caractéristiques distinctives et marquantes du lobby arabe est qu'il ne jouit d'aucun soutien populaire. Tandis que le lobby israélien a des centaines de milliers de sympathisants et que les sondages d'opinion les uns après les autres confirment l'énorme fossé qui existe entre le soutien à Israël et celui aux nations arabes/Palestiniens. Le lobby arabe n'a pratiquement pas de militants de base et ne bénéficie pas de la sympathie du public.

 

Ses membres les plus puissants sont en général des bureaucrates qui ne représentent que leurs propres points de vue personnels ou ce qu'ils estiment être leurs intérêts institutionnels, ainsi que des gouvernements étrangers qui ne défendent que les intérêts nationaux de leurs pays, et pas ceux des États-Unis. Ce qui leur fait défaut en capital humain en termes de partisans américains est compensé par des ressources pratiquement illimitées qui leur permettent d'essayer d'acquérir ce qu'ils n'arrivent généralement pas se procurer par la force de leurs arguments. »

 

Vous aurez donc compris qu’il y a lobby et lobby. Le lobby vertueux et démocratique, qui a du fric et des idées, et le lobby corrompu, quoique invisible, qui a du fric mais ni idées ni arguments.

 

Mitchell-Bard-001_a.jpgQuel est l’auteur de cette démonstration implacable ? Hélas, ses qualifications jettent comme un doute sur l’impartialité de sa démarche. Car il s’agit de Mitchell Bard, directeur exécutif de l’American-Israeli Cooperative Enterprise (AICE), par ailleurs dirigeant de la Jewish Virtual Library (histoire et culture juive). Auparavant, il était rédacteur du Near East Report, la newsletter de l’AIPAC consacrée à la politique américaine au Proche-Orient. Vous vous souvenez de l’AIPAC ? L’American Israel Public Affairs Committee's est justement l’un des principaux lobbys juifs aux States… 

 

 

Source : http://philosemitismeblog.blogspot.com/

Commentaires

C'est, en effet, la bonne vieille tactique du leurre, du "Faites pas attention à moi et regardez plutôt par là-bas !" Increvable, ce truc ! Ainsi, chaque fois qu'Israël a tapé un tout petit peu trop fort sur les Palestiniens ou "arraisonné" un bateau de ravitaillement turc en massacrant un tout petit peu son équipage, on peut être sûr d'assister à une rechute planétaire de Shoah-pleurnicherie. Par conséquent, la bonne question à se poser quand on entend pleurnicher à nouveau (mieux vaudrait dire : pleurnicher plus fort, parce que ce genre de pleurnicherie est permanent) au sujet de la Shoah et de la Shoah, ainsi que de la Shoah, mais également de la Shoah, c'est : "Où et sur qui vient de taper un tout petit peu trop fort Tsahal ?"

Écrit par : François | 01/10/2010

Toute la crise financière est due aux islamistes, c'est bien connu.

Le surendettement des États, les délocalisations, le chômage aussi, c'est bien connu.

Al Qaïda vient d'envoyer une cassette vidéo où Ben Laden, qui est actuellement caché en Iran où il travaille à la fabrication d'armes de destructions massives. Il reconnaît être responsable de la banqueroute de l'Islande et de l'Irlande.

Écrit par : le défenseur de C L-S | 02/10/2010

Les commentaires sont fermés.