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30/09/2010

LOBBYS PRO-ISRAELIENS EN EUROPE – 4

4 - FRIENDS OF ISRAEL INITIATIVE 

 

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On ne réfléchit pas assez à la triste condition des politiciens chassés du pouvoir par de stupides électeurs. Comment subsister loin des ors (et des fromages) des républiques, loin des caméras et des hordes de journaleux pendus à vos basques ? Dans l’anonymat. Tenez, rien que d’évoquer toute cette tristesse, je sens les larmes me monter aux paupières. Preuve que je ne suis pas totalement dépourvue d’un certain gène.

Mais nos petits amis dégommés ne manquent pas de ressource quand il s’agit de se remettre dans le circuit, même au second rang. Certains ont donc eu une idée : l’idée de génie qui marche à tous les coups, celle qui vous amène plein de fric de généreux donateurs, la gratitude du système reconnaissant, etc, etc. Et cette idée, c’était tout simplement de créer un nouveau machin à la gloire d’Israël. Parce que ça manquait, justement. Ce qui fut fait avec célérité sous le nom de FRIENDS OF ISRAEL INITIATIVE.

 

Oui, le mot « initiative » a été rajouté pour qu’on ne confonde pas avec les European Friends of Israel (lobby que nous avons examiné le 19 septembre). On le pourrait car les buts sont strictement les mêmes : s’opposer à la campagne de « délégitimation » d’Israël, due à des opinions publiques - principalement européennes - désinformées par des médias indignes et même, comble de l’horreur, campagne issue de certaines organisations internationales. Du boulot en perspective. Cette nouvelle structure a vu le jour en juin 2010 et n’a pas chômé depuis. Vous verrez tout à l’heure comme ils se sont démenés.

Mais tout d’abord, je vous parlais de politiciens au chômage, et je vais vous le prouver. Vous constaterez que ce machin fonctionne comme une vraie usine de recyclage :

 

Le président et « inventeur » du concept, c’est José Maria Aznar, ex premier ministre espagnol. Il y a ensuite dans ce « groupe de haut niveau » :  Alejandro Toledo, ancien président péruvien, John Bolton, ancien ambassadeur des USA à l’ONU, David Trimble, ancien premier ministre d’Irlande du nord, Carlos Bustelo, ancien ministre espagnol, Marcello Pera, ancien président du sénat italien,  Vaclav Havel, ancien président tchèque. En attendant les autres. Sarkozy peut-être en 2012 ? Enfin, lui, comme on le connaît, il voudra faire un groupe à lui tout seul.

 

L’originalité de ce nouveau lobby, l’astuce si l’on peut dire, c’est que les dirigeants n’en sont pas juifs et que l’idée maîtresse, celle qu’ils mettent à toutes les sauces, est la suivante : Israël fait totalement partie du monde occidental et toucher à Israël, c’est toucher à l’occident et à ses valeurs. Ce qui s’est passé, c’est que, de façon inexplicable, des siècles d’antisémitisme européen, d’obscurantisme donc, se sont mués en attaques contre un Etat parfaitement innocent et pacifique. Il faut donc le défendre. Leur slogan est d’ailleurs le suivant : We stand or fall together (Nous résisterons ou tomberons ensemble).

 

Donc, l’importance d’Israël est fondamentale pour l’avenir de l’occident. D’ailleurs, c’est une démocratie modèle : ouverte, avancée, comme il n’y en a pas deux au monde : “The Friends of Israel Initiative is committed to act consistently and diligently in its effort to disseminate its members’ vision of Israel as a democratic, open, and advanced nation like any other”.

A partir de là, il y a un ennemi à abattre et un seul : le fondamentalisme islamique. Et l’Iran, naturellement, qui va dans le même package. Sous-entendu, ne perdons pas notre temps à chercher midi à quatorze heure, à ergoter en fouillant au fond des temps – il y a quelques décennies – le pourquoi et le comment de cette soudaine présence musulmane massive. Occupons-nous seulement d’aujourd’hui. Et justement, aujourd’hui, vive la civilisation “judéo-chrétienne”, à nouveau largement sollicitée, vous comprenez pourquoi.

Voyons à présent comme ils ont travaillé dur depuis quelques mois. Que de voyages aux frais de la princesse et de petits fours avalés. Ah c’est dur, la vie d’ex !

 

Le 21 juin 2010, Aznar lance officiellement l’Initiative, qui aura son siège à Madrid.

 

Le 19 juillet, lancement de la chose au parlement britannique. Aznar y parlera d’Israël pilier de l’ouest, pays en première ligne de la menace civilisationnelle qui pèse sur chacun de nous. Parfaitement. Accessoirement, le nouveau gouvernement britannique a été prié d’autoriser enfin the queen à se rendre en visite officielle à Israël. Oui, car en 62 ans, c’est un scandale, aucun royal n’y a mis les pieds.

 

Le 1er septembre, lancement à Jérusalem. Mêmes thèmes, mêmes arguments : « Défendre l’Etat d’Israël revient à défendre notre système libéral…. Si Israël tombe, nous tomberons tous ». Vous serez étonnés d’apprendre qu’il a eu droit à une standing ovation. Pas de doute, c’était une bonne idée.

Le 14 septembre, ça va se passer à Washington, lors d’un dîner de 70 couverts sous la houlette de l’AIPAC. Nombre plutôt modeste, vu le contexte. Que dira Aznar cette fois? Eh bien qu’Israël “est partie intégrante de l’ouest et que plus le pays sera faible, plus l’occident entier sera perçu comme affaibli… la diabolisation d’Israël conduira à la délégitimation de nos propres valeurs qui nous sont si chères. Si Israël devait disparaître à cause de ses ennemis, je doute sincèrement que l’occident puisse demeurer tel que nous le connaissons ».

Le lendemain, 15 septembre, tout ce petit monde sera reçu pour un petit-déjeuner au Congrès des USA.

 

Depuis, ils sont tous rentrés chez eux pour reprendre leur souffle et digérer. Avant la prochaine salve.

 

http://www.friendsofisraelinitiative.org/index.php

 

Ci-dessous, Aznar en pleine opération

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29/09/2010

UN EX-SKINHEAD SE RECONVERTIT A L’ORTHODOXIE JUIVE

Voici une histoire qui devrait émouvoir votre gène de la compassion (si vous en avez un bien formaté). Et peut-être même que vous ferez ensuite vous aussi techouva. Vous ne savez pas ce que ça veut dire ? Wikipédia nous apprend que « La techouva désigne le processus de repentance dans le judaïsme, tant dans la Bible hébraïque que dans la littérature rabbinique. Conformément à la pratique juive, une faute, une erreur, un acte interdit, peuvent être pardonnés sous réserve d'initier une démarche de techouva. »

Bon, maintenant que vous savez cela – finalement, en y réfléchissant, je me demande si certains n’ont pas cru que la techouva était seulement pour les goyim, idée à creuser – vous allez apprécier l’édifiante histoire qui suit : comment un skinhead polonais se découvre des racines juives, lui et sa tendre épouse skinhead, et comment ils deviennent de concert des ultra orthodoxes. Mais oui, les miracles arrivent. La preuve.


Ceci dit, l’histoire telle que présentée par le CRIF et d’autres (voir ci-après) est assez lisse et nous laisse sur notre faim. On aimerait en savoir un peu plus sur ces extrémistes. Car bien sûr, impossible d’échapper à sa nature. Avant, ils détestaient les juifs, maintenant ils ont juste viré à l’opposé. Leur haine a simplement dû se déplacer. Avant, il était crâne rasé, maintenant il se balade dans Varsovie avec chapeau et papillotes. Des extrémistes, je vous dis. Le juste milieu, inconnu au bataillon.


Des détails sur ces personnages, on en trouve ailleurs. Car cette histoire a en fait été « découverte » et relatée avec moult détails par le New York Times qui en a fait ses délices. Vous trouverez l’article en lien. Très intéressant. Le NYT en a tartiné des colonnes. Exactement le genre d’histoires dont raffolent les Américains, tellement sensibles comme vous le savez. Qui chialent pour un rien, eux. Pas comme certains …
Curieusement, l’article du NYT date de février 2010. Pourquoi ressurgit-il aujourd’hui ?

 

  « Une histoire de Techouva pas comme les autres…

 

Varsovie, milieu des années 1990. Pawel n’a pas encore 20 ans. Jeune marié, crâne rasé, les idées claires. Un nationaliste à 100 %. Le genre de type à cogner contre tout ce que la capitale compte de “mauvais Polonais” : Noirs, gauchistes, juifs… Juifs surtout.

 

Pawel et ses amis font partie du milieu skinhead. Des chantres de la suprématie blanche, convaincus que la Pologne se porterait comme un charme si elle appartenait aux vrais Polonais. Ola partage ces convictions. Elle et Pawel se sont connus à l’école quand ils avaient 12 ans. “Le coup de foudre”. A 18 ans, elle l’épouse. A l’époque, la jeune fille ignore qu’elle est juive. Il est arrivé que sa mère évoque ses racines, mais “quand nous en avons parlé, j’avais 13 ans, se souvient Ola. (…) Ça ne m’intéressait pas, ça m’est sorti de la tête”.

 

L’idée, pourtant, fait son chemin. Ola finit par se rendre à l’Institut d’histoire juive de Varsovie, qui dispose d’une documentation considérable. Dix siècles d’archives. La jeune fille y trouve des réponses à ses questions, et même un peu plus. A sa grande surprise, elle n’est pas la seule à posséder des origines juives : son époux néo-nazi aussi.

 

Quand elle lui annonce, Pawel tombe des nues. “La première chose à laquelle j’ai pensé, explique-t-il dans un entretien sur CNN, c’est ‘qu’est-ce que je vais dire aux gens ? Qu’est-ce que je vais dire aux copains ? Est-ce qu’il va falloir l’avouer ?’. J’étais en colère, triste, effrayé, incertain. (…) Je ne pouvais pas me regarder dans la glace. Je voyais un juif. Je détestais ce reflet dans le miroir.”

 

Pour essayer d’y voir plus clair, le jeune homme se tourne vers Michael Schudrich, Grand Rabbin de Pologne. “Je lui ai dit ‘écoutez, on me dit que je suis juif, j’ai ce document dans la main, ma mère et mon père m’ont dit des choses. Qui est juif et qu’est-ce que ça veut dire ? Aidez-moi, je suis en train de devenir dingue.”

 

Dix ans plus tard, le doute a cédé la place à une certaine sérénité. Pawel et Ola sont des membres actifs de la communauté juive polonaise. Elle, travaille à la synagogue. Lui, dans un abattoir où les animaux sont préparés selon le rite casher. “Le fait qu’ils aient été skinheads ne fait qu’accroître le respect que j’ai pour eux, explique le Grand Rabbin Schudrich. (…) Ils ont compris que ce n’était pas le bon chemin, ils ont accepté, plutôt que de la fuir, l’idée de faire partie de ces gens qu’ils détestaient.”

 

Article publié dans l’édition du Monde du 28 septembre 2010 »

 

 

Sources : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid...

 

http://www.nytimes.com/2010/02/28/world/europe/28poland.h...

 

Le Figaro s’y est mis aussi, toujours à la même sauce que l’article reproduit plus haut. Mais avec des commentaires amusants :

 

http://www.lefigaro.fr/international/2010/09/28/01003-201...

 

Oui, oui, c'est bien lui ci-dessous, l'ancien skinhead "aux idées claires"

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28/09/2010

HEUREUX COMME UN HIPPOPOTAME EN ISRAËL

On aimerait lire un peu plus d’infos de ce style, ça nous rendrait le pays nettement plus sympathique :

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« Israël est un grand exportateur d'hippopotames aux 4 coins du monde

Nous connaissons tous les capacités d’exportation israéliennes dans les secteurs de la Défense, de la pharmacie, voire agroalimentaire… mais saviez-vous qu’Israël exportait également des hippopotames ? En 2009, le zoo de Ramat Gan près de Tel Aviv comptait près de 38 hippopotames, un record, expliqué par le fait que les conditions de vie des hippopotames dans le safari de Ramat Gan sont à peu près identiques à celles de leur milieu naturel ce qui permet un fort taux de reproduction.

Israël exporte ses hippopotames aux 4 coins du monde : Ukraine, Vietnam, en Russie, au Kazakhstan et en Turquie. L’une des raisons avancées pour expliquer cette curieuse renommée est le savoir faire israélien en termes d’anesthésie et de transport.

En effet, les hippopotames doivent être endormis la nuit lorsqu’ils quittent leur point d’eau où ils s’ébattent la plupart du temps. Le sédatif utilisé est injecté à l’aide d’une fléchette. Les employés doivent ensuite veiller à que l’animal choisi s’endorme avant d’utiliser un bulldozer pour le transporter et le placer dans une cage.

Le grand danger est que l’hippopotame parvienne, malgré le sédatif, à retourner dans le point d’eau et s’y noie en dormant. Pour rappel, le Safari de Ramat-Gan, une des banlieues de Tel-Aviv, contient le plus d’espèces d’animaux dans tout le Moyen-Orient. Ce centre zoologique réunit 1 600 animaux d’espèces différentes dont entre autres 68 espèces de mammifères, 130 espèces de volatiles et 25 espèces de reptiles. »

Source : http://www.juif.org/sciences-technologies-israel/137469,i...

 

« Une pousse du marronnier d'Anne Frank plantée à Montréal, la seule au Canada »

« AFP - Une bouture du marronnier que l'adolescente juive Anne Frank observait depuis sa cachette à Amsterdam et avait décrit dans son journal avant d'être déportée en 1944, a été plantée lundi à Montréal, seule ville canadienne à recevoir une pousse de l'arbre déraciné en août.

L'arbrisseau, d'une vingtaine de centimètre de haut, a été mis en terre dans le jardin du Centre commémoratif de l'Holocauste de la métropole québécoise, l'une des 12 cités nord-américaine devant recevoir un extrait du célèbre arbre.

Un autre clone du marronnier d'Anne Frank doit notamment être planté à Washington, dans le jardin de la Maison Blanche.

Montréal est l'unique ville canadienne à recevoir une telle bouture. "Il s'agit là d'un grand honneur pour nous puisque peu de villes au monde recevront un tel arbrisseau", a déclaré dans un communiqué Michael Vineberg, philanthrope montréalais à l'origine du projet.

Mais sachant que Montréal a accueilli le troisième contingent de survivants de l'Holocauste, après Israël et New York, "le choix prend tout son sens", a-t-il ajouté.

Anne Frank avait évoqué le marronnier à plusieurs reprises dans son journal, rédigé alors qu'elle se cachait des nazis avec sa famille durant la Seconde Guerre mondiale, dans une annexe située à l'arrière des locaux de la société de son père.

Le marronnier, qui mesurait plus de 20 mètres de haut, était âgé de 160 à 180 ans lorsqu'il a été renversé fin août par des bourrasques de vent.

Mais comme "cela faisait plusieurs années que l'on savait que l'arbre était malade", il avait déjà été prévu de distribuer 12 boutures en Amérique du Nord, a déclaré à l'AFP la porte-parole du Centre commémoratif de l'Holocauste de Montréal, Audrey Licop. »

Source : http://www.juif.org/societe-israel/138107,une-pousse-du-m...

UNE RESCAPEE DE 98 ANS TEMOIGNE

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Le CRIF nous apprend hier qu’Eva Golgevit, "résistante M.O.I. [main d’œuvre immigrée], rescapée des camps de la mort, signera son livre Ne pleurez pas mes fils" au cercle culturel yiddish du Farband, à Paris, le 6 octobre prochain. 

Bien. Vous lirez ci-après le communiqué de l’officine, qui reprend en fait la préface du livre, signée Maxime Steinberg :

 

« La solidarité est au cœur de la vie d’Eva.

Cette femme juive d'origine polonaise, au dynamisme peu commun, s’est toujours investie dans ce sens. Dès septembre 1940 à Paris, où elle s’est mariée et a donné naissance à son premier fils, elle s’engage dans le groupe Solidarité, section juive du mouvement de résistance communiste de la MOI (Main-d’œuvre immigrée). Au même titre que ces héros de la Résistance, son arrestation est le résultat de filatures des Brigades spéciales françaises.

 

Emprisonnée, comme la majorité de son réseau, elle est déportée par le convoi n° 58 du 31 juillet 1943.  Son groupe est soudé par un double lien de solidarité et d’amitié. À son arrivée à Auschwitz début août 1943, elle est projetée dans l’un des lieux les plus terrifiants et abjects de cet enfer : le Block 10 où les nazis pratiquaient des « expériences médicales » sur des cobayes humains. Durant dix mois, elle parvient cependant à échapper au pire, physiquement et psychiquement. C’est encore grâce à sa force morale et aux complicités qu’elle suscite qu’avec quelques camarades, elle sort de cet enfer, puis de celui de Birkenau où s’achève alors l’extermination massive des Juifs de Hongrie. Après environ trois mois, Eva parvient à être transférée dans un camp annexe d’Auschwitz, Rajsko (ferme agricole expérimentale), dans lequel les conditions de survie sont relativement moins dures. En janvier 1945, devant l’avancée de l’Armée rouge, les nazis procèdent à l’évacuation des camps entraînant dans leur fuite éperdue les survivants de cet enfer. Avec ses deux camarades encore en vie, Eva aura survécu à trois « marches de la mort » qui la mèneront aux camps de Ravensbrück et de Malchof. Au-delà des horreurs dont elle témoigne dans son récit, Eva livre à ses fils et au lecteur un chant d’espoir empreint de cette foi en la vie dont elle ne s’est jamais départie. »

 

Cette femme a aujourd’hui … 98 ans. Je pense que comme moi ses tribulations à Auschwitz à partir de début août 1943 jusqu’à la libération du camp en janvier 1945 vous auront remplis d’admiration. Quelle chance dans la malchance ! D’abord résister dix mois à ce terrifiant block 10. Puis échapper à Birkenau pour réussir à se faire transférer dans une ferme agricole expérimentale !

 

Ce qui m’étonne un peu, c’est qu’elle ait attendu un âge aussi avancé pour faire connaître une histoire si peu banale. L’explication tient peut-être au fait qu’elle n’a pas réellement écrit ce livre, qui a été suscité par d’autres, car au détour de l’un ou l’autre site, on apprend fortuitement que  « Ce témoignage a été recueilli par Jean Golgevit et Annie Rapoport Rayski, mis en forme par Claudette Krynk. »

 

Voilà donc au moins trois personnes à être intervenues sur ce témoignage basé sur des souvenirs remontant à bientôt 70 ans. L’éditeur du livre se trouve être la Fondation pour la mémoire de la shoah. Justement, le CRIF présentait la directrice adjointe de la Fondation, Gabrielle Rochmann, dans la même lettre électronique. Mme Rochmann y déclarait sans penser à mal: « Comme vous le savez, notre dotation provient de la restitution des fonds spoliés aux Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec les intérêts de cette dotation, nous finançons d’une part le Mémorial de la Shoah, d’autre part des projets examinés à travers 5 commissions : Solidarité, Histoire de l’Antisémitisme et de la Shoah, Mémoire et Transmission, Enseignement de la Shoah et Culture juive. »

 

Oui, vous avez bien lu : avec les intérêts de cette dotation. Et pourtant, il paraît qu'il y a des rescapés qui fouillent les poubelles en Israël pour subsister (http://www.un-echo-israel.net/Quand-les-rescapes-de-la-Shoah ).

 

Pour finir, car nous aimons aller au fond des choses, voici ci-après un portrait d’Eva Golgevit trouvé sur le site mémoire-net (mémoire locale et seconde guerre mondiale). J’ai particulièrement apprécié la phrase : « Eux, communistes juifs, savent ce que sont Hitler et son régime. » En 1939 ! Par contre, dans le même temps, ils continuaient d’admirer « l'URSS, premier pays à avoir établi le socialisme ». Pays mirifique où, bien entendu, aucune atrocité n’avait été perpétrée jusqu’en 1939!!!

 

En tout cas, n’oubliez pas d’acheter le livre, sinon on va encore vous accuser de manquer d’un certain gène …

 

« Lorsqu'Hitler prit le pouvoir, Eva était âgée de 20 ans et venait d'arriver à Paris après maintes péripéties d'un exode pénible. Comme des milliers d'autres émigrés, chassés vers la France par la crise économique et les dictatures, elle était hantée, ainsi que les siens par la misère et la crainte de l'expulsion, démunis qu'ils étaient de papiers et de logement. 

 

Dans son quartier, elle milite sous un pseudonyme. Elle assiste aux meetings, collecte du lait, de l'argent et des médicaments pour les Républicains espagnols.

Elle participe également à la formation qui assure la sécurité des camarades juifs transitant par la France pour rejoindre l'Espagne. Eva a une grande admiration pour l'URSS, premier pays à avoir établi le socialisme. Aussi, le 3 août 1939, c'est la stupéfaction: le Pacte germano-soviétique... Eux, communistes juifs, savent ce que sont Hitler et son régime. Peu après, lorsque le parti communiste français est interdit, la presse clandestine communiste juive se retrouve hors la loi.

 

Mais une solidarité effective existe et, durant la drôle de guerre, des groupes clandestins se constituent et réussissent à imprimer des journaux en yiddish. Vient la débâcle. La France est occupée. Eva dont le mari est prisonnier se retrouve seule avec son fils. On demande aux juifs de se faire enregistrer. Déjà, elle s'organise pour lutter. Avec des femmes non communistes, elle s'occupe de Solidarité dont l'une des missions est de prendre en charge les femmes juives restées seules avec leurs enfants, souvent totalement démunies, car nombre d'hommes ont été arrêtés et déportés avec l'accord de Vichy. En 1942, les hommes commencent à être expédiés vers Auschwitz, et le 27 mai est décrétée l'obligation de porter l'étoile jaune pour les personnes d'origine juive. Puis, le 15 juillet, c'est le Vel d'Hiv.

 

La Résistance

 

Une fois son fils en sécurité, elle enlève son étoile jaune, quitte son domicile pour aller chez une amie, membre de la Résistance juive qui lui propose de faux papiers. C'est ainsi qu'elle devient belge et se nomme Gisèle Moreau. Elle est désormais en pleine illégalité et assume la fonction d'agent de liaison. Les autres femmes juives avec qui elle milite ne se contentent plus de participer à des actions de masse: elles travaillent avec les groupes F.T.P.-M.O.I., transportent des armes, agissent directement parfois. Ainsi trois jeunes femmes F.T.P-M.O.I. vont faire sauter des véhicules allemands dans les garages, à proximité de l'Ecole militaire.

 

Elles seront prises dans une rafle au métro Porte d'Orléans, les poches pleines de grenades à main. L'une d'elle, Hélène Kro, est reconduite chez elle où l'on procède à une perquisition. Or des camarades doivent y arriver dans quelques minutes. Que faire pour les alerter ? Menottes aux poignets elle se jette par la fenêtre du cinquième étage en hurlant. Elle avait 29 ans et un enfant qui en avait cinq...

 

L'arrestation et la déportation

 

Eva est arrêtée en juillet 1943 avec soixante-neuf de ses camarades de "Solidarité" devenu l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide. Elle est déportée à Auschwitz... »

 

Sources : http://www.memoire-net.org/etran/etran12.html

http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid...

25/09/2010

DEFENSE DE NE PAS CHIALER

La réalisatrice du film La Rafle, Rose Bosch, n’est pas vraiment contente : les critiques ont osé bouder son pur chef d’œuvre cinématographique qui avait pourtant été annoncé à coups de shofar en début d’année. D’ailleurs, on peut se demander où ils se situent exactement, ceux-là, sûrement d’un côté pas très catholique, si je puis m’exprimer ainsi. Ils n’ont pas compris qu’il s’agissait avant tout d’une œuvre PEDAGOGIQUE. Ce qui change absolument tout.

 

Bref elle s’est lâchée contre ces nuls et plus généralement contre les spectateurs qui oseraient rester de marbre au lieu de sangloter et a déclaré il y a deux jours: “Je me méfie de toute personne qui ne pleure pas en voyant le film. (…) Il lui manque un gène : celui de la compassion”.

A l’époque de la sortie du film, elle avait déjà évoqué ce sujet des larmes, et des gènes, auxquels elle a l’air de drôlement tenir:

« Pourquoi les gens passent-ils tant de temps à se faire du mal alors que c'est un boulot de dingue. C'est pour ça que je fais dire à Gad Elmaleh dans le film : « Comment veux-tu qu'ils nous fassent du mal, on est trop nombreux, c'est trop de boulot ».
Le problème est que tout est toujours à recommencer parce qu'on ne peut pas transmettre génétiquement notre savoir aux nouvelles générations.
Pourquoi faire du cinéma ? Parce que cela permet de toucher une foule de gens à qui on donne la main. (…) Je trouve également qu'on a un peu peur de l'émotion dans le cinéma français. Je suis méridionale, de parents immigrés, italiens et catalans. Chez nous, on ne réfrène pas les émotions. Alors oui, si je fais bien mon boulot, les gens pleureront mais ils ne pleureront pas pour rien. Tant mieux si l'art peut rencontrer la philosophie. On sait pourquoi on se lève le matin. Sur ce tournage, on le savait ! »

 

Transmettre génétiquement notre savoir aux nouvelles générations ? Tiens, c’est une idée, ça. Vous rigolez, mais ça va faire son chemin, vous allez voir. Une petite puce greffée comme ça ni vu ni connu à la naissance, qui vous fourgue tout ce que vous aurez besoin de connaître dans votre petite existence bien calibrée. Sans oublier bien sûr le gène de la compassion. Et après, vous chialerez comme des veaux en visionnant les films faits pour vous, où l’art rencontre la philosophie à chaque tour de manivelle.

 

Moi, c’est encore pire, je ne suis pas allée voir La Rafle. Il y a bien des choses qui me donnent envie de chialer, mais elles sont tout ce qu’il y a d’actuelles. Les financiers qui se goinfrent pendant que la moitié de l’humanité crève de faim, je me demande si ce ne serait pas pédagogique de montrer ça aussi. Et ça nous changerait de la saga Hitler and Co. Qui commence très légèrement à nous taper sur le système.

 

Sources : http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Pour-la-realisa...  

 

http://www.lavoixdunord.fr/Cinema/Interviews/2010/03/09/a...

 

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Rose Bosch avec Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la shoah

21/09/2010

LA TOTALE

 

Voilà des lycéens qui en sauront un bout sur la shoah à leur retour. Ou sinon, c’est à désespérer. Je me demande simplement, vu le niveau de maîtrise de la langue française des étudiants de faculté en général, s’il ne serait pas plus judicieux de les garder en France pour leur apprendre tout bêtement le français. Ce n’est peut-être pas un « projet pédagogique original », mais qui sait, ça peut être utile.

 

« Abraham Friedman : «Je vais continuer mes conférences pour que jamais personne n’oublie»

 

« Au lycée Notre-Dame de Challans (Loire), un projet pédagogique original prévoit de suivre les traces d’Abraham Friedman, survivant de la Shoah. 27 élèves qui vont partir une semaine sur les traces de son histoire, de Drancy à Auschwitz, l’ont rencontré dimanche 20 septembre 2010, avant d’entamer leur périple.

 

Âgé de 83 ans, né à Paris, Abraham Friedman est l’un des derniers juifs français déportés encore vivants. Déporté lors d’une rafle à Paris, dans la nuit du 22 juillet 1944, il faisait partie d’un groupe de 300 enfants juifs pris cette nuit-là par les Allemands. Ces enfants et adolescents furent conduits à Drancy près de Paris, puis envoyés à Auschwitz en Pologne, où ils arrivèrent le 31 juillet 1944 et sélectionnés pour être « du bon côté ou du mauvais côté », expliquait-il. Le voyage des lycéens est lié à cette histoire, mais ne se calque pas sur elle, chronologiquement. Départ lundi prochain, pour une semaine entière. Retour prévu le 2 octobre. Le voyage les conduira à Drancy, au mémorial de la Shoah à Paris, puis en Pologne, à Cracovie, et enfin à Auschwitz. « À Cracovie, nous nous arrêterons pour visiter le quartier juif, et visiter l’usine d’Oskar Schindler. » S’il a pris le temps de raconter son périple hier, c’est aussi parce qu’Abraham Friedman ne sera pas du voyage. « Je ne suis pas fatigué et ma motivation du souvenir est intacte, assure-t-il. Je vais continuer mes conférences pour que jamais personne n’oublie. »

 

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

DAMNED ! PAS MOYEN D’ETRE TRANQUILLES !!

Voilà qu’à présent la Suède s’y met elle aussi! Le journal Le Temps, de Genève, est fort courroucé et nous le fait savoir sous le titre :

 

« L’extrême droite trouble la scène politique

 

(…) Le premier ministre Fredrik Reinfeldt n’aura pas longtemps savouré son exploit en terre traditionnellement social-démocrate. La seconde victoire d’affilée de sa coalition de centre droit, lors des élections législatives de dimanche, a été gâchée par l’irruption d’un parti d’extrême droite au parlement. Les Démocrates de Suède (SD, issus de la mouvance néonazie) ont recueilli 5,7% des suffrages. Ils auront donc 20 députés au Riksdag, sur un total de 349.

 

Prévue par les sondages, cette nouvelle donne aurait pu être plus aisément gérable, si la coalition sortante emmenée par le dirigeant conservateur avait obtenu la majorité absolue. Mais, pour ce faire, il lui aurait fallu 175 sièges. Elle n’en a gagné que 172, selon les résultats encore non définitifs. Il n’est pas exclu qu’elle grappille un siège supplémentaire, une fois le dépouillement achevé. Les résultats officiels seront annoncés mercredi. Mais tout le monde s’attend que Fredrik Reinfeldt et son équipe dépendent du soutien d’un autre parti pour les quatre ans à venir. Lequel et à quel prix? Ce sont les questions qui dominent en cette période postélectorale.

 

L’incertitude demeure entière. Car si le jeune chef des SD, Jimmy Akesson, a répété qu’il était «prêt à discuter avec tout le monde», les autres partis, sans exception, ont exclu ce scénario. «Nous ne nous rendrons pas dépendants des Démocrates de Suède», a assuré Fredrik Reinfeldt dimanche soir. «Nous avons la responsabilité de chercher un soutien ailleurs et […] j’espère obtenir une réponse positive des Verts.» Avec 7,2% des suffrages, ces derniers ont réalisé leur meilleur score depuis leur entrée au parlement, en 1988, et sont désormais le troisième parti du royaume.

 

(…) Quelle que soit l’issue des pourparlers à venir, «nous allons influer sur la politique suédoise, en particulier en matière d’immigration», a prévenu Jimmy Akesson, d’autant plus satisfait du score que le taux de participation dimanche était de 82,1%. »

 

Bon, moi ce que je retiens surtout, c’est qu’en Suède, avec 5,7% des suffrages, on a 20 députés (sur 349). Rappelez-moi combien en France on a de députés avec 15% des voix ? Enfin, quand on se présente sous une certaine étiquette. 0, mon bon monsieur (sur 577). Ah, c’est beau quand même, la démocratie à la française !

 

C’est curieux d’ailleurs que Bruxelles, qui fourre toujours son nez partout, n’ait jamais cherché à harmoniser tout ça. Dans le bon sens, naturellement. Ce serait pourtant une belle occasion de prouver son grand amour de la démocratie et son respect des volontés des peuples européens.

 

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b637bce0-c4f6-11df-9cfb-7...