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05/08/2010

INFÂMES ET INFAMIE

Le Temps de Genève offre avec gourmandise à ses lecteurs l’article suivant, destiné à leur démontrer toute la bassesse de ces gens d’extrême-droite. Tous des pourris et des salopards. Ah, ce n’est pas du côté des vertueux d’en face qu’on trouverait pareils agissements !
Bon, je ne voudrais pas spécialement défendre Haider, dont je n’ai rien à cirer, mais il m’a tout l’air d’un bricoleur du dimanche à côté de ses illustres modèles, genre Madoff et cie. Le problème, c'est que ceux-là sont bien vivants, on ne peut donc pas se régaler de titres comme :

"L’infamie posthume de Jörg Haider

L’ex-leader de l’extrême droite a accumulé un immense magot, selon une enquête de l’hebdomadaire viennois «Profil». Ses principaux mécènes: l’ancien président irakien Saddam Hussein et le colonel Kadhafi.

Epoux modèle, homme d’Etat exemplaire, défenseur des petites gens contre les puissants: la légende bâtie autour de Jörg Haider, dirigeant emblématique de l’extrême droite autrichienne décédé en octobre 2008 dans un accident de la route, demeure tenace dans ce pays de 8 millions d’habitants, près de deux ans après sa mort. Le mythe, déjà égratigné par de nombreux témoignages sur la vie dissolue de l’ex-gouverneur du Land de Carinthie, vient d’être définitivement ébranlé par les révélations sur l’existence d’une fortune personnelle acquise de manière litigieuse et dissimulée au Liechtenstein. Dans son édition de lundi, l’hebdomadaire viennois Profil a publié les conclusions d’un panel d’experts suisses, allemands et autrichiens, qui enquêtaient sur d’éventuelles malversations autour de la vente en 2007 de la banque carinthienne Hypo Alpe Adria (HGAA) à son homologue allemande Bayern LB.

Ceux-ci ont découvert l’existence d’une douzaine de comptes relatifs à des sociétés-écrans liées à Haider et sur lesquels auraient circulé au moins 45 millions d’euros, depuis l’ouverture du premier d’entre eux en 1996 à la banque LGT. Une grande partie aurait été dilapidée dans des investissements douteux, seuls 5 de ces millions subsistant aujourd’hui dans la principauté.

«Chevalier blanc» autoproclamé de la politique autrichienne, Haider n’avait eu de cesse de dénoncer la corruption généralisée des dirigeants du pays, tout en continuant d’empocher des sommes phénoménales tout au long de sa météorique ascension politique. La presse autrichienne relève, effarée, l’ampleur de la fraude. D’après l’hebdomadaire viennois Falter, les renseignements proviendraient des carnets secrets de Walter Meischberger, proche collaborateur de Haider et ancien secrétaire général du FPÖ (le parti de Haider jusqu’en 2005).

Mais le journal de bord de Meischberger va bien plus loin: il révèle l’origine des fonds. Les deux principaux mécènes de Haider et du FPÖ, avant que celui-ci n’éclate en 2005 en deux branches rivales, s’appelaient Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi. L’ex-président irakien et son homologue libyen ont très souvent reçu Haider chez eux entre 2000 et 2002, expédiant en outre des valises de billets vers l’Autriche. Meischberger évoque le nom de Franz Koloini, autre ancien bras droit de Haider, qui aurait lui-même réceptionné ces liasses de pétrodollars et les aurait transférées au Liechtenstein.

Au tournant du siècle, les amis se font rares en Europe pour les deux parias du Moyen-Orient. Avec Jörg Haider, l’amitié avec la famille Kadhafi, en particulier, va perdurer. C’est le dirigeant du FPÖ qui en 2000 permet à Saif al-islam, le fils aîné, de venir étudier l’économie à Vienne. Le jeune homme, que l’on aperçoit au bal de l’opéra dans la loge réservée de Haider, servira d’intermédiaire pour les transferts de fonds. Enrôlé pour les missions délicates de bons offices que lui confie son père, il négociera quelques années plus tard la libération de son jeune frère Hannibal à Genève.

Haider, lui, met le Land de Carinthie sous coupe réglée. A l’aise dans son costume de Robin des Bois, il «va réussir à se faire passer pour celui qui prend aux riches pour donner aux pauvres», décrypte Klaus Ottomeyer, auteur d’une biographie très critique*, achetant à bon compte les faveurs de la population et des édiles. Il ne fait pourtant pas mystère de ses importantes ressources financières, affichant un goût marqué pour la démesure, roulant en Porsche et prenant l’hélicoptère comme d’autres prennent le train. Bien assis sur le pactole des réserves de la banque Hypo Adria dont il est l’actionnaire principal depuis 1999, il écrase toute opposition à coups de subventions sociales clientélistes, qui permettent au gouverneur d’être réélu sans coup férir, grâce à un discours poujadiste bien rodé contre «ceux de Vienne», la classe politique autrichienne décrite comme amorale et sclérosée. Jörg Haider se sent invincible.

Au fil des années, une nébuleuse de discrets mécènes s’est constituée autour de l’homme fort de Carinthie. Dans ses rangs, on recense Gernot Langes, le patron des cristaux Swarovski, Gaston Glock, le célèbre et très évasif fabricant d’armes, Thomas Prinzhorn, le patron du géant mondial du papier Hamburger, ou encore la famille Turnauer, à la tête de la banque d’affaires Constantia Privatbank, mise en faillite lors de la crise financière de 2008.

Ces puissants soutiens ont-ils eux aussi contribué à alimenter les comptes du FPÖ, lorsque Haider en tenait les rênes? Celui qui pourrait renseigner les juges s’est malheureusement volatilisé. Gerald Mikscha, l’ancien secrétaire particulier de Haider, fut aux premières loges des transferts d’argent au bénéfice du FPÖ durant les années 1990. D’après le quotidien viennois Der Standard, il se serait enfui en 2004 avec un magot de plusieurs dizaines de millions d’euros et vivrait en Suisse, quelque part sur les rives du lac Léman. A moins qu’il ne se terre au Paraguay comme le veut la rumeur, bien décidé à échapper au courroux des héritiers du défunt leader."

«Jörg Haider, Mythenbildung und Erbschaft (naissance
d’un mythe et héritage)» ,
Editions Drava, Klagenfurt 2009.

Source: http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e4421450-a007-11df-845e-2...

Commentaires

Chacun sait que l'honnêteté, la droiture et le désintéressement sont des apanages de la gauche, seule à être toujours vêtue de probité et de lin blanc. En revanche, plus on est à droite, plus on est ripoux, c'est bien connu. Et il ne suffit pas d'avoir dansé la carmagnole sur la tombe d'un ripoux d'extrême droite, encore faut-il déterrer son cadavre ensuite pour lui cracher copieusement dessus. On reconnaît bien là cette sourcilleuse vertu si typique du "progressisme" friqué inhérent aux parpaillots genevois, qui n'est pas sans affinités avec un autre progressisme souvent évoqué sur ce blog... Le lecteur aura compris que je parle du "progressisme" de tartufe pratiqué par les banquiers suisses blanchisseurs d'argent sale. D'une manière générale, on constate en Suisse - comme partout ailleurs - un divorce complet entre l'"intelligentsia" et le "peuple d'en bas". Le Temps est un journal typique de ces milieux "progressistes" et "anti-populistes" qui - toujours au nom du peuple - nourrissent un insondable mépris du peuple, tous les peuples, surtout le leur, bien entendu. Quelqu'un devrait rappeler à ces grandes âmes comment ont fini les "progressistes" nobles et bourgeois de l'Ancien régime en France...

Écrit par : Martial | 05/08/2010

Désolé c'est hors sujet. Je voulais mentioner que CNN avait eu le courage de diffuser un clip vidéo sur les bombes à fragmentation de fabrication américaine dispersées par l'IDF au Liban. Le reporter suit un bataillon de démineurs français qui risque leur vie pour retirer les bombes. Le reporter n'en méne pas large d'ailleurs.
Malgré les commentaires habituels 'si 50 personnes sont blessées chaque mois c'est qu'elles l'ont bien cherché' ou 'C'est le husbollah qui a mis ces bombes dans son propre camp', dont il n'est pas difficile d'imaginer qui les postent, au moins ce reportage a le mérite d'exister.
Un tel reportage passerait-il sur les chaines françaises quand on sait qui fabrique et manipule l'information en France? Le gentil Michel Drucker inviterait il sur son plateau ces démineurs ? mieux vaut inviter le 'subversif' Besancenot pour en parler, ou mieux vaut même ne pas en parler du tout, cela pourrait indisposer Kouchner and Cie.

http://www.cnn.com/2010/WORLD/meast/08/10/vbs.cluster.bombs/index.html?hpt=Mid

Écrit par : Robert Wytt | 12/08/2010

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