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13/05/2010

UNE LETTRE ADRESSEE A LA CHARENTE LIBRE

Un correspondant m’adresse copie du courrier envoyé le 11 mai par le Pr Faurisson au quotidien La Charente libre. Ce courrier concerne l’épuration qui suivit la fin des hostilités, et qui, aujourd’hui encore, est fort peu évoquée. Un sujet qui reste tabou. Raison de plus pour en parler. Nous aussi, nous devons agir comme certains et ne pas craindre de rappeler, et rappeler encore, et rappeler toujours, certains faits :

« Robert FAURISSON   
11 mai 2010
Objet : L’Epuration en Charente

Monsieur le Directeur,

Dans votre livraison du 8 mai 2010, Ismaël Karroum signe un article intitulé "L'Epuration, les heures sombres de la Libération". Non sans raison il écrit: "A l'heure où l'on célèbre, ce 8 mai, les 65 ans de la reddition allemande les plaies de l'épuration et de la collaboration restent souvent taboues".

Me permettrez-vous, cependant, quelques réserves?
Ma première réserve concerne le cas de Françoise Armagnac. Celle-ci est née en 1918 à Saint Quentin-sur-Charente. Cultivatrice, elle a épousé Georges Pénicaut, cultivateur, le 4 juillet 1944, en l'église Saint-Pierre de Chabanais. Le lendemain de son mariage, elle a été fusillée par les communistes du "Maquis Bernard" à Bel Air, commune d'Exideuil-sur-Charente.

L'auteur de l'article précise d'abord qu'elle "a été abattue le jour de sa noce", ce qui est inexact, puis, plus loin, qu'elle a été "exécutée", "dans sa robe de mariée", le 5 juillet, c’est-à-dire le lendemain de son mariage, ce qui, cette fois-là, est exact. Il la nomme Françoise d'Armagnac et en fait une "châtelaine". Or Françoise Armagnac ne portait pas de particule à son nom; elle n'était nullement châtelaine et sa demeure, loin d'être un château, n'était qu'un chalet. Contrairement à ce qui se colportait alors, elle n'était pas "chef de centaine" (de la Milice armée) mais "cheftaine" (de guides). I. Karroum dit que, dans son journal intime, elle "évoque ses réunions à la Milice". Il est exact qu'elle s'est inscrite à la Milice (non armée) et qu'elle a été présente probablement à quatre réunions où, vu ses compétences de cheftaine, elle a été chargée de surveiller les enfants de ceux qui assistaient aux "séances de formation". Elle a démissionné de la Milice par lettre recommandée du 7 août 1943. D'après Robert Dumarrousem, responsable de la Milice à Chabanais, que j'ai interrogé après la guerre, elle aurait déclaré à ce dernier: "Vous exagérez dans vos attaques contre les juifs et les francs-maçons: ce sont aujourd'hui des gens pourchassés".

Ma seconde réserve porte sur Guy Hontarrède, qui nous est montré en photo. On nous vante ses "travaux de référence sur la Charente pendant la Seconde Guerre mondiale". Il se serait "plongé dans cette période avec la passion et la rigueur de l’historien". A mon avis, si l'auteur d' "Ami, entends-tu?", publié par l'Université populaire de Ruelle, manifeste quelque rigueur, ce serait celle d'un rouge épurateur plutôt que celle de l'historien. A propos de l'Epuration il ose affirmer: "A l’été 1945, ça n'intéresse plus grand monde." C'est oublier que, pendant des années après la guerre, toute une partie de la presse, en particulier chez les communistes, a réclamé et obtenu la poursuite de l’Epuration malgré des mesures d'amnistie. A lui seul, le général de Gaulle, de l'automne 1944 à janvier 1946, avait déjà refusé sa grâce à 768 condamnés à mort (Marc-Olivier Baruch, dans le "Dictionnaire de Gaulle", Paris, Laffont, 2006, p. 446) mais on peut dire que l'histoire de l'Epuration va de 1943 à 1958.

Enfin, il me semble que d'autres points de cet article gagneraient à être précisés ou rectifiés. Certains sont bénins (par exemple, les partisans du maréchal Pétain sont des "Vichystes" et non des "Vichyssois") tandis que d'autres points sont importants. A ce titre, je me permets de vous signaler sur le sujet de l’Epuration en Charente limousine deux de mes études datant de 1991 et que vous pourrez consulter aux adresses suivantes:

 
 
 La première porte pour titre: "Chronique sèche de l’Epuration. Exécutions sommaires dans quelques communes du Confolentais" et la seconde s'intitule: "Un monument de propagande ('Le Mémorial de la Résistance charentaise')".

En particulier au château de Pressac, près de Chabanais et Saint-Quentin, le "Maquis Bernard" (communiste) a fusillé ou tué sous la torture, en deux mois, près de 80 personnes dont Françoise Armagnac-Pénicaut. Les maquisards ont contraint deux miliciens, qu'ils avaient capturés, à fusiller Madame Besson, de Roussines, âgée de 22 ans, mère de deux enfants et enceinte de sept mois; son mari, chauffeur de car, venait d'être fusillé; l'un des deux miliciens, menuisier à La Péruse, un petit homme aux apparences parfois d'un simple d'esprit, m'a déclaré: "Après l'exécution de la mère, l'enfant bougeait encore; c'est depuis ce temps que je suis un peu simple". Ont été fusillés le même jour le général Nadal, de Chantrezac, et son fils, âgé de 22 ans; le gros arbre ayant servi de poteau d'exécution en cette circonstance et en d'autres n'a pu être vendu après la guerre car, percé de trop de balles, il ne pouvait être débité à la scie.

Madame Soury-Lavergne, de Rochechouart, a été fusillée pour avoir protesté contre l'exécution de son mari. En particulier à Cherves-Chatelars et à Jayat, situé dans la commune de Montemboeuf, le "Maquis Chabanne" (socialiste et gaulliste) a fusillé ou tué sous la torture, en un peu plus d'un mois, environ 50 personnes. Après torture, sept cultivateurs de la petite commune de Couture ont été fusillés: un père avec son fils, un autre père avec son fils, un homme avec son frère et, enfin, un septième homme; les cadavres ont été jetés dans un puisard et il a fallu aux familles 28 années de démarche pour obtenir leur exhumation. Des soldats allemands, faits prisonniers, ont été fusillés et, pour certains, leurs cadavres gisent encore aujourd'hui aux "trous de renard" près de l'ancien Moulin de Jayat; l'association des sépultures allemandes, avisée du fait et se rendant sur les lieux, a renoncé aux exhumations probablement à cause de pressions locales. Sept femmes ont été fusillées; l'une d'entre elles avait 77 ans; elle a été exécutée en même temps que sa soeur, âgée de 70 ans, et que l'époux de cette dernière, un infirme qui, avec ses deux béquilles, a dû gravir le raidillon menant au lieu d'exécution situé près du petit "camp de concentration" (sic) placé sous la responsabilité de l'ancien saint-cyrien Jean-Pierre Rogez. Quant à Albert Heymès, curé de Saint-Front, il est mort à Cherves des suites des tortures qui lui ont été infligées. Portant l'écriteau "Femme de curé", Joséphine Adam, sa servante, a été fusillée.

Quant au Mémorial de la Résistance charentaise, situé à Chasseneuil-sur-Bonnieure, il est un monument de propagande entaché de falsifications. Sur 2029 corps enterrés, 1843 sont ceux de soldats de la guerre de 1939-1940, la grande majorité d'entre eux étant des Nord-Africains, des Africains et des Indochinois. Seuls 186 corps sont ceux de Résistants. La crypte a été conçue pour abriter des corps de "fusillés, déportés, combattants tués face à l’ennemi" mais elle contient aussi des morts dans des accidents d’avion, de voiture ou de camion ainsi que des personnes mortes dans leur lit bien après la guerre, l'une d'elles en 1991.


La conclusion de l'article est sobre mais parlante. I. Karroum y cite Jacques Baudet, historien angoumoisin, né en 1946 à Saint-Claud; des années après la Libération, ce dernier était averti par ses parents: "T'as entendu mais tu dis rien". I. Karroum conclut à son tour: "Soixante-cinq ans plus tard, on en dit à peine plus." Votre journaliste n'a pas tort et, en un sens, l'esprit d'épuration continue de nos jours. Les dieux ont soif.
 

Recevez, je vous prie, Monsieur le Directeur, mes salutations
distinguées.    RF"

 

15:36 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Est-ce que ce n'est pas la même histoire ?

"Le 4 juillet 1944 devait être pour Françoise Charlotte Solange Armagnac le plus beau jour de sa vie. En ce jour d'été, cette jeune cultivatrice qui s'occupait activement d'œuvres sociales, devait épouser Georges Pénicaut.

La cérémonie nuptiale fut bénie par l'abbé Jagueneau (qui sera ensuite frappé par les communistes, ayant refusé de faire entrer dans l'église le drapeau rouge).

Entre l'église et le chalet où devait avoir lieu le repas de noces, la mariée, son époux et le cortège tombent sur la 2406e compagnie du 1er bataillon FTP, alias « maquis Bernard », soit 126 hommes qui terrorisent la Charente depuis plusieurs mois.

À sa tête, le « colonel » Bernard Lelay, ouvrier typographe de L’Humanité, enterré comme un héros en 1977 au mémorial de la Résistance de Chasseneuil-sur-Bonnieure (86), et son adjoint, Augustin Raoux, commissaire politique bolchéviste, alias « Gandhi» pour le maquis; Lelay multipliera les crimes : des dizaines de personnes fusillées après avoir été jugées par Raoux (sans avocat) qui refusera systématiquement que l'on administre aux victimes les derniers sacrements; ce que les pelotons d'exécutions de la Wehrmacht acceptaient toujours.

Entre le 15 juin et le 11 août 1944 , 73 personnes sont assassinées par les communistes dans le seul pays chabanais ; dont de dangereux nazis tels que madame Besson, 22 ans, mère de deux enfants et enceinte de sept mois, assassinée le 27 juillet avec son mari Ange ; un paysan de 77 ans, Paul Corbiat, le 11 août ou un collégien de 16 ans, Jacques Londeix. Le 4 juillet, les maquisards ont déjà 36 morts sur la conscience dont six depuis le matin (Régis Trillaud, horloger de 34 ans ; Gaston Louis, franc-garde convoyant des couvertures ; Raymond Auxire, 19 ans ; Germain Demontoux, commis de 24 ans ; George Maillet, ouvrier de 42 ans et sa femme Germaine, 33 ans).

Ce n'est pas Lelay qui s'occupera de Françoise Armagnac ; c'est Nathan Lindner. Ce juif polonais de 42 ans, dont le nom de maquis était « Linard », se parait du grade d'adjudant-chef. En fait, il avait été un obscur caporal de Légion. Connu sous le sobriquet de « Trottinette », ce sous-Joinovici de hameau perdu vendait des journaux à la criée, dont Signal, d'orientation nazie, mais également des revues licencieuses. Pour cette raison, Françoise Armagnac refusait à ses louvettes d'aller acheter quoi que ce soit chez lui. Elle le paiera de sa vie.

Le récit du calvaire de Françoise révèle le vrai visage des terroristes que la propagande alliée appelle « Résistance », et qui étaient de même origine que les révolutionnaires des Brigades internationales: léninistes ou trotskystes, athées et déterminés à utiliser tous les moyens iolents pour s'imposer par la terreur. En matière d'ignominie, cela dépasse les pires bavures de la Milice et rattrape celles de Lécussan. Mais Lécussan a été fusillé. Pas Lindner, ni Lelay. Voilà pour l'égalité. Pour la fraternité, voici ce que donna la confrontation entre une fille de France et ses tortion-naires planétariens : sitôt arrivés au domicile de la jeune mariée, ils vont se livrer au pillage : tous les objets de valeurs seront volés, ils dévoreront le repas de noce, ils iront même jusqu'à dérober les contenus des porte-monnaies de deux enfants de six et huit ans. Pour Françoise, les interrogatoires et les corvées humiliantes se succèdent sous la houlette de Lindner.

Pendant trente heures, Lindner va pouvoir assouvir sa vengeance et sa haine raciste. Pour ce petit juif polonais mal bâti (Im59), d'origine pauvre, peu instruit, parlant mal français, mais convaincu qu'il faut établir en France un régime bolchevique, c'est une occasion de montrer qui est le plus fort, de faire régner la terreur en s'attaquant et en humiliant ce que tout le monde respecte: une jeune mariée, pieuse, issue d'une famille célèbre.
Sous prétexte de chercher des preuves, il organise le pillage de la maison, s'intéressant surtout aux tableaux de famille. Il invent les corvées les plus humiliantes pour la jeune mariée, avec un but: lui faire souiller sa robe blanche, symbole de pureté, de tradition, de sacré. De fait, cette jeune femme a tout ce qu'il n'a pas: la beauté, l'estime de tous, la foi catholique, une tadition dont elle est fière. Avec des arguments de justices, dans la droite ligne des persécutions que les bolchevistes à partir de 1917 ont infligées au peuple russe, tout particulièrement aux nobles et aux chrétiens. Ainsi, Linder et Lelay prennent-ils plaisir à transformer en abominable cauchemar ce qui devait être le plus beau jour de sa vie.

De Quoi Lindner va-til accuser Françoise pour justifier de la tuer? D'avoir tenu des propos criminels contre les réfractaires au STO, propos d'ailleurs démentis par les authentiques résistants du pays. De son côté, Lelay va l'accuser d'être « la secrétaire de la Milice de Chabanais ». Gaston, le chauffeur du prétendu colonel est encore persuadé qu'elle était chef de centaine dans la Milice, ayant confondu ce grade militaire avec... celui de cheftaine scout. Lelay, Lindner et leurs sbires vont fanatiser leurs troupes avec aisance en raison de leur inculture, et inciter au meurtre de celle que dans leurs fantasmes, ils ont surnommé « la châtelaine ».
La châtelaine, le mot est dit. Dans la dialectique marxiste, le « châtelain » représente le bouc émissaire idéal, la projection fantasmée de l'ennemi. Les grands gou-rous du bolchevisme sont généralement issus d’une bourgeoisie ennemie atavique de la noblesse qu'elle envie. Idéologie intrinsèquement perverse et haineuse, le communisme a besoin d'un méchant, exutoire de ses peurs paranoïaques : ce peut être le noble, le bourgeois (quand il n'y a plus de noble) ou l'extrémiste de droite (quand il n'y a plus ni noble, ni bourgeois). Pour les communistes et leurs zélotes, la société parfaite est celle où on a éradiqué la noblesse, la famille, la religion, bref tout ce qui peut faire obstacle au totalitarisme, à la mainmise de l'État sur l'Homme. Ni Françoise Armagnac, ni sa mère ne possédaient de château, simplement elles étaient douées d'une certaine distinction et de noblesse d'âme.
Même Raymond Aron l'a cru.

Le 5 juillet 1944, à 21 heures, après trente heures de tortures, elle est fusillée derrière un buisson, dans sa robe de mariée souillée par les corvées et les sévices.

On fit savoir, dans tout le pays, qu'avant de mourrir, elle avait crié : "Vive l'Allemagne !", ce qui est évidemment absurde.

Le maquis Bernard, qu'est-ce que c'était ?
Une bande de brutes, fanatisés par l'idéologie marxiste léninistes, envieux, motivés par l'arrivisme et la cupidité, la haine des riches, la haine de race contre tout ce qui est français, la haine religieuse contre tout ce qui est chrétien.

Françoise a été tuée pour ce qu'elle était : une Française catholique dont on jalouse les biens et le bonheur tranquille. Tout avait été fait pour détruire systématiquement ce qu'elle était, ainsi que les valeurs prétendument fascistes qu'elle incarnait. Françoise Armagnac était de droite, probablement pétainiste, mais évidemment pas pro-allemande et encore moins national-socialiste, puisqu'elle était catholique. Puisque même, elle avait protesté officiellement auprès de Robert du Maroussem contre l'attitude de certains miliciens qui appelaient à la persécution des juifs et des francs-maçons.

Ces maquisards trop zélés se comportaient, au fond, exactement comme les miliciens, avec pour seule différence la nature des victimes.

Cependant, pour Lelay, le stalinien inculte, pour Lindner, l'apatride revanchard, mais également pour tous les autres, elle n’en était qu'une cible plus intéressante. Plus excitante devrait-on dire, car bien des crimes de la Résistance ont frappé les femmes, et la barbarie sexuelle n’est jamais restée en arrière-plan… ce qui est tout à fait compréhensible, puisque tous les avatars du socialisme se fondent sur l'apologie des bas instincts. Il se trouve toujours un politicien ou un penseur de gauche pour faire l'apologie qui de l'inceste, qui de la pédophilie, qui de l'homosexualité. Ravalant l'homme à l'état animal, privé de noblesse et de Dieu, le communiste et ses comparses ne peuvent avoir que des troupes bestiales.

Dans les régions de la Charente, de l'Auvergne et du Limousin, on ne compte plus les femmes, plus souvent les jeunes filles, victimes du sadisme des résistants...
Pour la seule Auvergne, citons pour l'Allier les victimes du camp de concentration du Tronçais et du Sauzlet (dont les bourreaux ont tous été acquittés en 1954), pour le Puy-de-Dôme la mise à mort de mademoiselle Marguerite Adélaïde Thivat à Aigueperse, assassinée sur ordres du stalinien Fauvet après deux jours d'abominables sévices en guise de cadeau d'anniversaire et pour la Haute-Loire, celle de Marie-Rose Peyrellier, torturée à mort dans le bois de Roujac.

(Henri Fersen, Le Libre Arverne)

Écrit par : le défenseur de C L-S et des pilotes d'Air France | 14/05/2010

Sur les exploits des libérateurs j'ai trouvé un livre rarissime " "L'âge de Caïen " de Jean Pierre Abel. Sous-titre: Premier témoignage sur les dessous de la Libération de Paris. édition 1947.
Cet auteur décrit son enlèvement et son séjour à l'Institut Dentaire, connu comme étant le P.c. Fabien, tenus par les FTP.
Ce centre de rétention non officiel a oeuvré durant des mois!
Je crois que rien n'égale la barbarie des hommes lorsqu'ils sont englués dans le fanatisme.

Écrit par : candide | 19/05/2010

Waw, superbe blog, grand merci de partager vos conseils et notez dans un 1er temps que je partage moi aussi ce point de vue ! J'insiste, votre billet est très bon, et particulièrement pour les débutants comme moi... PS : Merci encore !

Écrit par : roller | 18/08/2010

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