Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/04/2010

DISCORDE CHEZ L’ENNEMI (3)

Le suspense est insoutenable. On se bat à coups de pétitions entre ceux qui « appellent à la raison » et ceux qui veulent « raison garder » : 2781 signataires pour les premiers et 3032 pour les seconds, au moment où j’écris. (Total qui ne fait jamais qu’environ un centième de la communauté juive française, et encore, il y a beaucoup de non juifs signataires. Relativisons, relativisons).

 

J’insiste assez lourdement sur cette question, qui ne va certes pas bouleverser les Français, mais qui est cependant fort intéressante pour ceux qui aiment aller au-delà des apparences et du brouet médiatique habituel.

 

C’est qu’une vraie fracture est en train de se dessiner dans la communauté juive militante (j’insiste sur ce terme), et ses alliés, face à la politique quasi suicidaire menée par le gouvernement Netanyahou et sa conséquence : une nette dégradation de la perception d’Israël dans le reste du monde. La brouille avec les Etats-Unis a servi de détonateur et la faille s’est ensuite élargie à d’autres pays. Même Sarkozy s’y est mis, c’est tout dire !

 

Face à cette fâcheuse évolution, les « raisonnables » s’inquiètent et demandent en substance à Israël de mettre de l’eau dans son vin en envisageant éventuellement d'accepter l’une ou l’autre concession.

 

De quoi faire hurler les « extrémistes » de l’autre bord pour qui Israël a forcément raison en tout, son gouvernement aussi, et qui considèrent que tous ceux qui ne sont pas sur cette ligne sont des antisémites. Le hic, c’est qu’il y a des signataires connus et importants de la communauté militante des deux côtés. Si vous vous amusez à lire la liste des pétitionnaires, vous les trouverez.

 

Sans surprise, le CRIF est résolument contre l’ « Appel à la raison ». Le contraire nous eût fortement étonnés.

 

Ci-après, vous trouverez un article de Guysen.com qui résume bien les deux positions. Car nous n’avons pas fini d’en entendre parler. Et cette fracture laissera des traces douloureuses :

 

 

« Des Juifs européens appellent Israël à la raison
Par Michaël Bloch pour Guysen International News »

 

« C’est l’appel polémique du moment.   Des personnalités juives ont signé un ‘’appel à la raison’’ jugeant notamment" dangereux" un "alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien".

 

Ils sont Juifs, de gauche ou de droite et ont décidé de s’intéresser de près à la politique étrangère de l’Etat d’Israël .Ils s’appellent Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut, Ivan Levaï ou Daniel Cohn-Bendit .Vous les connaissez tous, la plupart ont l’habitude de s’exprimer sur Israël, parfois avec des mots très forts pour défendre la politique israélienne.
 

’’L’alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux car il va à l’encontre des intérêts véritables de l’État d’Israël’’

Rappelez-vous, par exemple, de ces propos prononcés par l’essayiste français Bernard-Henri Lévy en octobre 2009 à la Conférence des Présidents ‘’Vous savez, l’armée israélienne n’est pas peuplée d’anges. Il n’y a pas de nation angélique. Il n’y a pas d’Etat parfait. Mais, il y a quelque chose d’assez inquiétant à voir qu’Israël est très souvent cloué au pilori, mis au ban des nations. Il faut s’interroger sur la manière dont les guerres auxquelles Israël est forcé de participer sont analysées. Il y a quelque chose qui commence là à devenir insupportable. Je comprends qu’à certains moments, les Israéliens aient envie de renverser la table.’’
 

Aujourd’hui, c’est BHL et ses amis qui ont envie de renverser la table. Finie la défense inconditionnelle d’Israël ’’L’alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux car il va à l’encontre des intérêts véritables de l’État d’Israël‘’ peut-on lire dans l’appel, place à la critique de ’’ l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est, qui sont une erreur politique et une faute morale’’, toujours selon Jcall.
 

Cette phrase lancée comme un rappel à l’ordre (souvenez vous de l’affaire Ramat Shlomo) est avant tout adressée au gouvernement actuel et montre la tonalité d’un appel largement anti-Netanyahou :"Nous voulons ratisser large, pas dans l'idée de créer un second mouvement comme ‘la Paix maintenant’, mais dans la volonté de dépasser les clivages politiques car nous pensons que nombreux sont les Juifs européens modérés qui n'approuvent pas la politique du gouvernement israélien qui n'est ni légitime ni raisonnable mais plutôt suicidaire !"a par exemple déclaré l’ancien ambassadeur d’Israël en France Elie Barnavi au quotidien belge Le Soir, il y a une semaine.
 

Un appel d’alerte

Appel anti-Netanyahou mais aussi appel d’alerte : ‘’Nous le savons tous, il y a urgence. Bientôt Israël sera confronté à une alternative désastreuse : soit devenir un État où les Juifs seraient minoritaires dans leur propre pays ; soit mettre en place un régime qui déshonorerait Israël et le transformerait en une arène de guerre civile.’’ Une alternative désastreuse pour les signataires de l’appel.
 

Pour autant, certains critiquent cet appel rappelant que les Juifs de diaspora n’ont pas leur mot à dire sur la politique israélienne. Jcall balaye cette critique, retournant l’argument ’’Si la décision ultime appartient au peuple souverain d’Israël, la solidarité des Juifs de la Diaspora leur impose d’œuvrer pour que cette décision soit la bonne. ‘’
 

Julien Bahloul, étudiant à l’IEP d’Aix et signataire de l’appel, lui en convient ‘’Pendant très longtemps, j’ai considéré qu’en tant que Juif en diaspora, la seule chose qu’on pouvait se permettre, c’était de soutenir Israël sans faille. Si on veut faire des critiques, on fait son alyah, on fait son service militaire et on vote aux élections israéliennes.’’
 

Mais, Julien a changé. Il est mû, désormais, par une seule préoccupation : ‘’préserver le caractère sioniste de l’Etat’’. ‘’A l’avenir, l’existence de l’Etat est menacée par l’absence d’initiative politique et de paix, à cause de cette menace démographique qui pèse sur l’Etat d’Israël.’’
 

Contre pétition

Cette initiative de paix n’a pas fait que des heureux. Une contre pétition a été lancée par le siteJSSnews, et relayée par l’Union des Patrons Juifs de France. Les signataires de cette pétition estiment que ‘’l’appel (de Jcall) va à l’encontre de ses buts affichés : la démocratie, la moralité, la solidarité de la Diaspora, le souci du destin d’Israël. L’offensive politicienne qui le sous-tend est claire pour tout le monde.’’
 

Pour ces signataires de ce nouvel ‘’appel à la raison’ tels que Raphaël Draï, professeur de sciences politiques et de droit, Pierre-André Taguieff, directeur de recherche au CNRS, philosophe, politologue et historien des idées ou Shmuel Trigano, professeur de sociologie politique, directeur de la revue "Controverses", la responsabilité de l’échec du processus de paix provient des seuls Palestiniens.
 

"Toutes les enquêtes objectives (sic) montrent et démontrent que ni l’Autorité ni la société palestiniennes ne sont véritablement intéressées par une paix juste: 66,7% de cette population rejettent la création d’un État palestinien sur la base des frontières de 1967, 77,4 % rejettent l’idée que Jérusalem soit la capitale de deux États (sondage d’avril 2010 par l’Université Al Najah de Naplouse). La création d’un État palestinien sans la confirmation de la volonté de paix du monde arabe sans exception exposerait le territoire exigu d’Israël à une faiblesse stratégique fatale.’’
 

Ce contre appel à la raison a pour l’instant (à l’heure où nous écrivons ces lignes) récolté 2642 signatures contre 2521 pour Jcall. Pas très encourageant pour ces partisans d’une paix ‘’juste’’ entre Israéliens et Palestiniens. Rien n’est, néanmoins encore joué puisque le véritablement lancement de Jcall aura lieu au Parlement Européen lundi 3 mai au soir. »

 

 

Source : http://www.guysen.com/article_Des-Juifs-europeens-appellent-Israel-a-la-raison_12598.html

 

Voici les liens pour accéder aux deux pétitions :

 

http://www.dialexis.org

http://www.jcall.eu/

14:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

POUR PARFAIRE VOTRE CULTURE CINEMATOGRAPHIQUE

Le site HaPoel HaAntifashisti (extrême-gauche juive) nous offre une analyse intéressante, et originale, d’un personnage du film Star Trek, Spock:

 

 

"Spock de Star Trek, ou la figure du juif schizophrène, formaliste, étranger"

« Ce qui suit est un remaniement d’une présentation parue en février 2009 juste après le lancement d’Hapoel, et qui permet de voir Spock sous une lumière différente d’à l’époque.

Ce remaniement est justifié par le travail d’Hapoel sur le « formalisme » et le « baroque » dans la culture juive (populaire ou pas), travail qui avait commencé dans un article sur le nouvel an Loubavitch.

Sans saisir cette contradiction entre formalisme et baroque, on passe à côté de la « psychologie de masse » de la minorité nationale juive, et on passe à côté de l’antifascisme populaire concret.

 

 

spock.gif

Le saviez-vous ? Spock est juif !

Enfin, pas exactement… mais en tout cas son « salut vulcain » est calqué sur la Birkat HaKohanim, la bénédiction bien connue des Kohanim !

De fait, la série originelle de Star Trek est truffée de références culturelles à la mystique juive, et est globalement assez progressiste pour les États-Unis de l’époque.

Ainsi, ce fameux salut vulcain a été « importé » par Leonard Nimoy, l’acteur de Spock en personne.

Ce dernier racontait dans son autobiographie (bien après la série, donc) qu’étant enfant il avait été emmené par son grand-père dans une synagogue ultra-orthodoxe, qu’il avait bravé l’interdiction religieuse de regarder les Kohanim pendant leur bénédiction (sous peine de cécité, d’après la superstition…), et qu’il avait été fortement impressionné par ce rituel.

En fait ce signe, effectué des deux mains tendues en avant, mime la lettre Shin (ש), pour le mot « Shaddai » (שדי). Shaddai veut dire « le Tout-Puissant », mais c’est aussi l’abréviation de « Shomer Dlatot Israel » (= gardien des portes d’Israel), d’où le Shin des Mezuzot…

On peut par exemple retrouver ce signe sur les tombes de Kohanim (ce qui atteste alors qu’on vient d’une famille de Cohen). Ainsi sur cette photo prise dans un cimetière juif de Lodz en Pologne, on peut retrouver les deux mains faisant le « salut vulcain »:

mains%20lodz.jpg

Plus globalement, la mystique juive a imprégné d’autres références de Spock.

Par exemple, dans un épisode de la première série où il doit rester alité à l’hôpital, Spock s’ennuie et lit un livre – évidemment en tournant les pages à toute vitesse. À la fin, on voit son air satisfait, puis la couverture du livre : il s’agit de Spinoza ! Il faut savoir que le philosophe libéral hollandais Spinoza était d’origine juive, et selon certaines thèses il aurait été adepte de la Kabbalah…

Rappelons aussi que l’acteur qui jouait Captain Kirk était aussi juif, et que c’est dans cette série de Star Trek qu’a eu lieu le premier baiser « inter-racial » à la télé américaine – ce qui était très progressiste à la fin des années 60.

Enfin, une petite touche psychologique : Spock est un personnage schizophrène, étant semi-humain et semi-vulcain.

Son côté vulcain le pousse à la logique la plus froide, tandis qu’il lutte contre ses propres sentiments issus de son côté humain. D’où cette citation très drôle dans le tout premier épisode, jouant sur les sentiments refoulés de Spock :

Kirk : « Je veux que sa fin soit citée en exemple. Il n’avait pas demandé ce qui lui est arrivé. »
Spock : « Je suis désolé pour lui… »
Kirk : « Je crois qu’après tout, il y a de l’espoir pour vous, Monsieur Spock. »

Spock est donc l’incarnation parfaite de la schizophrénie des personnes juives immigrées d’Europe de l’Est en Amérique du Nord.

Face à la misère extrême et aux pogroms, ces personnes ont fuit les shtetls et se sont retrouvées dans le pays des gratte-ciels : il y a de quoi devenir fou devant cette contradiction entre les communautés campagnardes et les métropoles modernes…

D’autant plus quand il s’agit de s’assimiler à la société américaine tout en gardant sa culture d’origine : là encore, il y a de quoi devenir schizophrène quand on porte un nom de famille totalement distordu pour correspondre aux noms américains courants…

Ce qu’il faut par conséquent remarquer, c’est que l’aspect semi-vulcain de Spock correspond parfaitement à l’image des talmudistes juifs, en particulier ashkénazes : intellectuels, abstraits, sans joie. En un mot : formalistes.

L’allusion à la bénédiction des Kohanim est donc tout à fait frappante, puisqu’elle provient du côté vulcain de Spock !

De là à dire que dans l’imaginaire collectif américain, les juifs sont des « extraterrestres »… Eh bien justement !

On peut par exemple penser à Superman, qui vit parmi les humains mais vient de la planète Krypton. Lui aussi vit une véritable schizophrénie entre Clark Kent et Superman, et doit nier ses sentiments.

Il faudrait même aller plus loin, en remarquant qu’aussi bien Spock que Superman sont des humanoïdes qui ont d’ailleurs la peau blanche. Ces extraterrestres forment donc une « minorité » qui peut se fondre dans la société américaine de manière « invisible »… ou presque, ce qui est justement le fondement de leur psychologie.

Autant il est possible d’affirmer que certains extraterrestres sont le reflet culturel des formes de vie incomprises sur Terre (autrement dit les animaux), autant certains autres extraterrestres symbolisent des minorités nationales, et pas seulement juive d’ailleurs – il suffit de penser à Petit Cœur dans Dragon Ball Z.

En vérité, il est même possible d’affirmer que cette correspondance entre extraterrestres et personnes juives est l’un des fondamentaux de l’antisémitisme aux État-Unis ! À ce titre, il y a un grand travail culturel à faire concernant le film « Invasion of the Body Snatchers » (1956) et ses nombreux remakes, ou bien certains films de John Carpenter. »

 

 

Source : http://209.85.229.132/search?q=cache:XAwfkZ4O1_oJ:www.hapoel.fr/+irmela+mensah-schramm&cd=6&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

14:06 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3)

FINALEMENT, JE N’IRAI PAS

Nous parlions hier de la baisse des tarifs d’avion entre la France et Israël sur El Al, grande victoire revendiquée par le CRIF en la personne de son vice-président-candidat. Ainsi que de la possibilité, fort improbable hélas, que je me rende dans ce beau pays pour y tomber amoureuse d’un Israélien.

Eh bien, réflexion faite, je vais attendre encore un peu car nous en apprenons de belles, ce matin, sur l’accueil réservé aux touristes lambda dans cette démocratie phare :

 

« Fin de l'"accueil dégradant" ? »

 

« Le ministre du Tourisme, Stas Meseznikov, a appelé, jeudi 23 avril, à une "réforme complète" de la manière dont Israël traite les touristes étrangers. Pour lui, "les mesures dégradantes" dont sont victimes certains étrangers coûtent énormément au pays. Ces déclarations sont intervenues après la publication, dans Yediot Aharonot, des chiffres suivants : 300 étrangers sont retenus à l'aéroport Ben Gourion chaque jour, soit environ 110 000 sur une moyenne annuelle de 2,2 millions de visiteurs.

 

La grande majorité de ces personnes sont relâchées, certaines après quelques heures seulement, alors que 1 600 sont renvoyées chaque année dans leur pays d'origine.

Selon ce même rapport, 70 % des personnes retenues le sont pour des raisons de sécurité, par le Shin Bet. Les autres sont gardées par les services d'immigration.

 

Selon D., un ancien officier des douanes à Ben Gourion, les employés de l'aéroport ont l'habitude de voir un nombre important de passagers quitter les lieux plusieurs heures seulement après l'atterrissage de leur avion.
"Cela se produit tellement souvent que vous finissez par vous y habituer. Les gens sont retenus parce que leur nom est suspect ou que leur profil correspond à celui d'une personne recherchée, ou encore parce qu'ils sont soupçonnés de venir à la recherche de travail.

 

Parfois, ils ne sont pas autorisés à rester sur le sol israélien, mais la plupart finissent par entrer", raconte-t-il. "Cela arrive à tout le monde, même à ceux qui viennent en voyage organisé, et même à des VIP invités par un ministère ou une université. La plupart semble comprendre qu'il ne s'agit que d'une mesure de précaution, mais ce n'est pas pour autant qu'ils le prennent avec le sourire..."

 

Un sujet d'intérêt national

 

Mis à part le problème causé aux visiteurs, le secteur touristique dans son ensemble est frappé de plein fouet par ce phénomène. Beaucoup de touristes sont déçus par le traitement qui leur est réservé et ne veulent plus revenir en Israël. D'où l'intérêt du ministère d'en faire une priorité. "Sans une réforme globale sur la manière dont nous accueillons les étrangers, nous ne parviendrons jamais à améliorer le secteur touristique dans ce pays", estime Meseznikov.

 

Pour Ami Etgar, directeur général de l'Association des Tours opérateurs israéliens, le traitement des touristes est un défi permanent. "Nous sommes conscients que les contrôles de sécurité sont une nécessité, mais ils sont conduits de manière inadéquate", dit-il. "Dans certains cas, les agents de sécurité sont malpolis. Parfois, les passagers doivent attendre pendant des heures avant d'être interrogés... Nous parlons constamment de ces problèmes lors de réunions avec l'Autorité aéroportuaire d'Israël, mais nous ne voyons aucune amélioration."

 

Un sujet devenu tellement sensible qu'il a récemment été porté devant le bureau du Premier ministre et le ministère des Affaires étrangères. "Nous avons reçu plusieurs plaintes d'hommes d'affaires, d'amis chrétiens et de personnalités sur la manière dont ils ont été accueillis à Ben Gourion", confirme le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon. A ce titre, "une réunion interministérielle est prévue en compagnie des professionnels concernés".

 

Parmi les solutions à l'étude : un itinéraire spécial pour les invités de marque, une salle d'attente destinée uniquement au service de sécurité. Mais aussi favoriser la communication entre les différentes autorités concernées, améliorer les salles d'interrogatoire et poster un représentant du ministère des Affaires étrangères sur place, à tout moment. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1272465527775&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

29/04/2010

HUMOUR JUIF

Depuis quelques jours, on n’entend parler que de la blague juive d’un goût douteux – aux yeux sourcilleux de certains -  que s’est publiquement permis le conseiller américain à la sécurité nationale, Jim Jones. Elle est pourtant d’un classique à toute épreuve et existe sous bien des formes. Pas de quoi faire un pataquès. Mais vous lirez ci-après que l’humour juif est du grand art que seuls les juifs savent manier. Les vulgaires Américains, qui ont beaucoup à se faire pardonner, sont priés de s’abstenir.

Allez, avant de vous laisser à la lecture de cet article totalement dénué d’humour, et très pontifiant, je vais vous en rapporter une autre, de blague juive, dans le même registre. Elle est extraite de La bible de l’humour juif :

 

Ruben est sur son lit de mort, entouré de toute sa famille. Il trouve la force de dire quelques derniers mots : - Joseph, mon fils, est-il là ?  - Oui père, je suis avec toi.  – Et Sara, ma chère femme, est-elle là ?  - Oui, mon pauvre Ruben je suis avec toi.  – Et mon frère Juda, est-il là ?  - Je suis avec toi.  – Et mes deux trésors, Dina et Ephraïm, sont-ils là ?  - Oui père, nous sommes avec toi.  – Tout le monde est là ?  - Oui, oui, rassure-toi, nous sommes tous là.  – Mais alors, si tout le monde est là, qui garde le magasin ?

 

Franchement, elle n’a ni plus ni moins de « forts relents antisémites » que celle de Jones. Mais la vérité, vous l’avez compris, c’est que seuls les juifs ont le droit de se moquer d’eux-mêmes.

 

« L'humour juif : une affaire sérieuse

 

Après le Watergate, est venu le temps du "Jokegate". Principal coupable : le conseiller américain à la Sécurité nationale qui s'est permis de faire une plaisanterie aux fort relents antisémites devant une audience en grande majorité juive.

 

Amené à s'exprimer au sujet du processus de paix au Moyen-Orient lors de la visite d'Ehoud Barak aux Etats-Unis cette semaine, Jim Jones a choisi de commencer son discours par une histoire. Celle d'un marchand Juif refoulant un soldat taliban assoiffé, et réussissant finalement à lui vendre une cravate pour que ce dernier puisse acheter de l'eau dans le restaurant de son frère.
"Je pense que cette histoire est vraie, a renchérit Jim Jones, et que cela s'est passé récemment dans le sud de l'Afghanistan." Bien entendu, elle n'a rien d'authentique.

 

Une réelle préoccupation américaine

 

Cette mini-crise, baptisée "Jokegate" par le journaliste Jeffrey Goldberg dans le magazine The Atlantic, jette la lumière sur la nature malléable de l'humour, et plus particulièrement l'humour ethnique.

A l'origine, la blague évoquée par le haut-responsable américain est une vieille histoire mille fois entendue dont l'humour repose sur l'importance inattendue que prend un magasin de cravates en plein milieu du désert. Mais Jones l'a très mal racontée, et pour répondre aux plaintes qui s'en sont suivies, il note que sa plaisanterie ne visait pas à disperser les Juifs mais à les "unir".

 

Certes, Jones a voulu introduire ses remarques d'une bien curieuse manière, mais le discours qui a suivi a tout de même du poids. Par son biais, l'Administration américaine n'a jamais autant fustigé la diplomatie à deux faces de l'Iran et a exprimé une fois de plus son souci de la sécurité israélienne.

 

L'humour, une épée à double tranchant

 

Jones a semblé penser que plaisanterie "juive" constituait un bon moyen de s'octroyer les bonnes grâces de son public, dont de nombreux donateurs juifs et le personnel de l'Institut de Washington pour la politique du Proche-Orient. Une façon d'évoquer finalement le triomphe spirituel juif sur leurs ennemis. Au moins, espérons que c'est ce qu'il avait en tête.

 

Malheureusement pour l'ancien commandant de la Marine, l'humour est une épée à double tranchant. Son pouvoir provient de sa plasticité, de la façon de jouer sur la polysémie et ses résultats inattendus.

 

Pour les Juifs il s'agit de grand art, d'une arme des plus aiguisées voir d'un héritage sacré légué par les maîtres conteurs juifs qui exprimaient leurs soucis et leurs propres travers. L'humour reste trop puissant pour être manié sans précaution par quelqu'un de non expérimenté. De même que les Sages interdisent toute critique qui ne sera pas entendue, l'humour doit seulement être employé s'il est compris. Pour cela, le contexte est un élément clef.

 

L'erreur de Jones n'est pas d'avoir raconté une blague juive, mais de l'avoir mal racontée, sans un esprit de camaraderie qui aurait donné à l'histoire sa raison d'être. La mauvaise histoire sera bientôt oubliée mais espérons que le conseiller américain à la Sécurité nationale retiendra de cela une bonne leçon : l'humour est une affaire sérieuse. »

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1272465526799&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

CAMPAGNE ELECTORALE

Le 27 avril, on apprend que le président du CRIF va être élu (ou réélu) le 13 juin prochain. Il y a deux candidats, comme vous lirez ci-dessous. Il sera d’ailleurs intéressant de suivre la campagne et de voir si Richard Prasquier, l’actuel président, va réussir à se faire réélire. C’est en principe une tradition, tous les présidents du CRIF ont eu droit à leurs deux mandats successifs (pas plus, c’est la règle) depuis Théo Klein élu en 1983. Mais le CRIF traverse une zone de turbulences …

 

 

electjuin20101gg.jpg

 

 

« Réunie le 26 avril, la commission électorale du CRIF, présidée par Roger Benarrosh a examiné et validé les candidatures de Richard Prasquier, le président sortant et de Meyer Habib, vice-président, qui postulent tous deux à la fonction supérieure du CRIF : la présidence.

 

Elu en mai 2007 pour une période de trois ans renouvelable une fois, Richard Prasquier sera donc opposé à Meyer Habib, vice-président depuis 2007 et réélu à cette fonction au début de cette année.

 

L’élection du président du CRIF aura lieu le dimanche 13 juin 2010 lors de l’Assemblée générale du CRIF qui se tiendra à Paris. »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19977&artyd=2

 

 

Et le jour suivant, soit hier, nous apprenons ce qui suit : « Grâce à l’action du CRIF, des vols El-Al pour Israël à 399 euros ! ».

 

Formidable ! On va pouvoir y aller plus souvent. Et grâce à qui, ce coup de pouce ? Eh bien, justement, comme par hasard, grâce à … Meyer Habib, celui qui postule au pouvoir suprême, comme il a été annoncé juste la veille.

 Il doit se ronger les ongles, Richard Prasquier. La campagne s’annonce intéressante.

 

 

« Ce mercredi 28 avril 2010, le directeur général de la Zone Europe de la compagnie d’aviation civile israélienne El Al, Patrick Amar, a annoncé, lors d’une conférence de presse au Grand Hôtel Intercontinental à Paris, la création d’une nouvelle classe de billets pour les vols aller-retour Paris Tel-Aviv, à des prix variant entre 399 et 450 euros (sous conditions de réservation préalable), pour les deux mois d’été, une baisse équivalente à 60% au maximum du prix d’origine en classe économique, jusqu’à présent d’environ entre 600 et 900 euros.

 

Le CRIF est l’un des principaux initiateurs de cette bonification, en la personne de son vice-président, Meyer Habib, qui œuvre depuis plusieurs années à une campagne auprès de la compagnie israélienne pour faire baisser ces tarifs, campagne qui avait fait la Une de la presse communautaire, à l’époque de la présidence de Roger Cukierman et à la suite d’une rencontre avec l’ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon à ce sujet (« Nous ne sommes pas des pigeons ! », Actualité Juive).

 

Après plusieurs tentatives réitérées et infructueuses auprès d’El-Al, Meyer Habib avait rencontré dernièrement le nouveau président mondial de la compagnie et ancien général en chef de l’armée de l’air, Eliezer Shkedi, pour lui exposer les bénéfices que représenterait une baisse des tarifs des vols vers Israël, du point de vue des échanges culturels et commerciaux, du tourisme, de l’allyah, mais aussi de la Hasbara (l’image d’Israël en France). Meyer Habib s’était engagé, en échange, au nom de la communauté, à inciter plus de départs vers Tel-Aviv. Avec l’arrivée en poste du nouveau directeur général, Patrick Amar, l’annonce de la nouvelle tarification fait suite immédiate à ces échanges.

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=20007&artyd=2

 

 

 

28/04/2010

REECRIRE L'HISTOIRE, OU L'ETUDIER TOUT SIMPLEMENT?

Apparemment Israël s’est attribué d’autorité le droit de décider pour la planète de ce que l’on doit ou peut dire ou écrire s’agissant de la seconde guerre mondiale. Quelle extraordinaire houtspah ! Lisez ces propos tenus en Russie par Lieberman, c’est confondant d’arrogance.

 

 

« Israël est invariablement hostile aux tentatives de révision de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale entreprises par certaines personnes ainsi que par certains Etats, a déclaré à RIA Novosti le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman.

"Israël a toujours été contre toute falsification de l'histoire, contre la disculpation et la justification des criminels nazis et de leurs complices. Les velléités de réécrire l'histoire nous indignent. Ces derniers temps, non seulement certaines personnes, mais aussi des Etats entiers commettent de telles tentatives ", a souligné M. Lieberman.

Il a exprimé l'espoir que la célébration de la Fête de la victoire conjointe avec la Russie deviendrait une tradition.

Au menu des festivités, la visite à Moscou d'une délégation israélienne conduite par le président Shimon Peres et des rencontres avec des anciens combattants.

"Nous espérons que la célébration commune deviendra une tradition et rapprochera encore nos deux pays", a indiqué le ministre israélien des Affaires étrangères. »

 

Source : http://www.juif.org/go-news-127151.php

18:22 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

LA BAGATELLE DE « QUELQUE 60 MILLIARDS DE DOLLARS »

Dans L’industrie de l’holocauste, paru en français en 2001, Norman Finkelstein nous dit beaucoup de choses, dont nous allons extraire les deux paragraphes suivants, tirés du chapitre intitulé La double extorsion. Car ces deux paragraphes éclairent de façon intéressante l’article qui suivra :

 

« A l’origine, l’expression « survivants de l’Holocauste » désignait ceux qui avaient subi le terrible traumatisme du ghetto puis du camp. On estime à 100 000 le nombre de ces survivants à la fin de la guerre*. Aujourd’hui leur nombre ne peut guère dépasser le quart de ce chiffre. Comme ceux qui avaient souffert dans les camps se voyaient décerner la palme du martyre, bien des Juifs qui avaient passé la guerre ailleurs se sont fait passer pour des survivants des camps. Il y avait à cela un autre motif puissant, d’ordre matériel celui-ci. Après la guerre, le gouvernement allemand a versé des indemnités aux Juifs des ghettos et des camps. Beaucoup de Juifs se sont fabriqué un passé qui leur donne droit à figurer sur la liste des réparations **. « Si tous ceux qui se prétendent survivants le sont réellement – se demandait souvent ma mère – on se demande qui Hitler a bien pu tuer ».

 

* Henry Friedlander, « Darkness and Dawn in 1945 : The Nazis, the Allies, and the Survivors”, in US Holocaust Memorial Museum, 1945 – the Year of Liberation, Washington, 1995, pp. 11-35

** Voir par exemple Tom Segev, The Seventh Million, p.248

 

“La question des réparations est un moyen unique pour comprendre le fonctionnement de l’industrie de l’Holocauste. Comme on l’a vu plus haut, l’Allemagne, alignée sur les Etats-Unis dans la guerre froide, fut vite réhabilitée et l’holocauste nazi rapidement oublié. Pourtant, au début des années 1950, la République fédérale, après négociations avec des institutions juives, signa des accords pour l’indemnisation des victimes. Sans guère de pressions extérieures, elle a versé à l’heure actuelle quelque 60 milliards de dollars. »

 

Ce qui nous amène à l’article suivant, paru ce jour. A voir la façon dont le gouvernement traite ces « survivants », ou « rescapés », qui seraient au nombre de 270 000, on peut se demander s’il est tellement convaincu de leur « qualité » si je puis dire. Mais comme leur utilité est ailleurs, difficile pour ce même gouvernement de ne pas faire un petit geste, que voici :

 

« Déblocage pour les rescapés de la Shoah

 

La commission parlementaire de la Constitution, la Justice et la Loi vient de lever l'interdiction sur le transfert des noms et autres données à la Caisse nationale de santé concernant les rescapés de la Shoah. Des milliers de personnes vont ainsi pouvoir recevoir une aide financière et des réductions en matière de santé dans les prochains jours, d'après un porte-parole du ministre des Affaires sociales.

 

Cette décision fait suite à l'insistance du président de la commission parlementaire des finances, Moshé Gafni, auprès du gouvernement. Il s'était exprimé devant la commission, deux semaines plus tôt, en faveur de la redistribution des allocations aux survivants de la Shoah.

 

 

50 millions de shekels alloués à 80 000 personnes

 

 

Cette aide a été mise en place par le gouvernement deux ans plus tôt. Toutefois, en raison de la lourde bureaucratie et de plusieurs désaccords au sein des ministères de la Santé, des Finances et des Affaires sociales, les bénéficiaires n'ont toujours rien perçu. Les ministres concernés sont enfin parvenus à un accord début avril. La somme administrée aux 80 000 survivants s'élève à 50 millions de shekels par an. Cela comprend la prise en charge des soins et du matériel médicaux à hauteur de 90 %.

 

 

Selon une étude de l'Institut Meyers Brookdale, publiée en 2009, de nombreux rescapés de la Shoah souffrent de problèmes cardiaques et de désordres psychologiques chroniques en raison de leur expérience. Et beaucoup de traitements sont aujourd'hui très mal couverts par la Caisse de santé.

 

 

D'après les récents chiffres officiels, 270 000 rescapés vivraient aujourd'hui en Israël. Certaines organisations non-gouvernementales (ONG), estiment qu'un tiers d'entre eux vivent en-dessous du seuil de pauvreté, survivant grâce à la seule pension de l'Etat et quelques aides supplémentaires. Ils doivent ainsi parfois choisir entre s'acheter de la nourriture ou des médicaments. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1271934545469&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

27/04/2010

DU BOULOT EN PERSPECTIVE

Ces salauds d’antisémites se répandant sur le net, il fallait faire quelque chose ! Eh bien, c’est fait, et vous pouvez même, si le cœur vous en dit, participer à la fondation de cette nouvelle Force de Frappe qui va sévir, qu’on se le dise !

 

(je ne suis pas responsable des fôtes, je me contente de transcrire)

 

 

« Force de Défense d'Israël sur Internet : faites partie des fondateurs! »

 

« Parce que les antisémites veulent faire croire au monde que :

§                        La Shoah n’a pas existée ou elle a été créé par les juifs…

§                        L'armée israélienne "Tsahal" est une armée de violeurs inhumains…

§                        Les "sionistes" ont introduit le virus du Sida en Afrique…

§                        Les juifs contrôleraient les médias…

 

Et à la suite de tests concluants, Juif.org lance à l'occasion de Yom Haatsmaout (Jour de l'Indépendance de l'État d'Israël) la "Force de Défense d'Israël sur Internet" (F.D.I.I) qui a pour missions de veiller et combattre les informations antisémites et mensongères à propos d'Israël sur Internet.

 

Cette Force est destinée à éliminer d’Internet tout contenu antisémite, mensonger et anti-israélien sur ce qui est devenu le premier vecteur de propagande.
Le danger réside dans le fait que des mensonges, des insinuations et des discours ambigus influencent des milliers de personnes non-avertis et sans opinions.

 

Cette « Force de Défense d’Israël sur Internet » se constitue d’outils informatiques israéliens à la pointe de la technologie Internet mais aussi des juristes et des informaticiens qui piloteront les opérations de nettoyage systématique.

 

Le soutien de tous est essentiel. Par un don, faites parti dès aujourd’hui des fondateurs de la Force de Défense d’Israel sur Internet et recevez des bilans réguliers de nos actions sur le réseau : »

 

 

Source :  http://www.juif.org/go-blogs-23888.php