Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/04/2010

FINALEMENT, JE N’IRAI PAS

Nous parlions hier de la baisse des tarifs d’avion entre la France et Israël sur El Al, grande victoire revendiquée par le CRIF en la personne de son vice-président-candidat. Ainsi que de la possibilité, fort improbable hélas, que je me rende dans ce beau pays pour y tomber amoureuse d’un Israélien.

Eh bien, réflexion faite, je vais attendre encore un peu car nous en apprenons de belles, ce matin, sur l’accueil réservé aux touristes lambda dans cette démocratie phare :

 

« Fin de l'"accueil dégradant" ? »

 

« Le ministre du Tourisme, Stas Meseznikov, a appelé, jeudi 23 avril, à une "réforme complète" de la manière dont Israël traite les touristes étrangers. Pour lui, "les mesures dégradantes" dont sont victimes certains étrangers coûtent énormément au pays. Ces déclarations sont intervenues après la publication, dans Yediot Aharonot, des chiffres suivants : 300 étrangers sont retenus à l'aéroport Ben Gourion chaque jour, soit environ 110 000 sur une moyenne annuelle de 2,2 millions de visiteurs.

 

La grande majorité de ces personnes sont relâchées, certaines après quelques heures seulement, alors que 1 600 sont renvoyées chaque année dans leur pays d'origine.

Selon ce même rapport, 70 % des personnes retenues le sont pour des raisons de sécurité, par le Shin Bet. Les autres sont gardées par les services d'immigration.

 

Selon D., un ancien officier des douanes à Ben Gourion, les employés de l'aéroport ont l'habitude de voir un nombre important de passagers quitter les lieux plusieurs heures seulement après l'atterrissage de leur avion.
"Cela se produit tellement souvent que vous finissez par vous y habituer. Les gens sont retenus parce que leur nom est suspect ou que leur profil correspond à celui d'une personne recherchée, ou encore parce qu'ils sont soupçonnés de venir à la recherche de travail.

 

Parfois, ils ne sont pas autorisés à rester sur le sol israélien, mais la plupart finissent par entrer", raconte-t-il. "Cela arrive à tout le monde, même à ceux qui viennent en voyage organisé, et même à des VIP invités par un ministère ou une université. La plupart semble comprendre qu'il ne s'agit que d'une mesure de précaution, mais ce n'est pas pour autant qu'ils le prennent avec le sourire..."

 

Un sujet d'intérêt national

 

Mis à part le problème causé aux visiteurs, le secteur touristique dans son ensemble est frappé de plein fouet par ce phénomène. Beaucoup de touristes sont déçus par le traitement qui leur est réservé et ne veulent plus revenir en Israël. D'où l'intérêt du ministère d'en faire une priorité. "Sans une réforme globale sur la manière dont nous accueillons les étrangers, nous ne parviendrons jamais à améliorer le secteur touristique dans ce pays", estime Meseznikov.

 

Pour Ami Etgar, directeur général de l'Association des Tours opérateurs israéliens, le traitement des touristes est un défi permanent. "Nous sommes conscients que les contrôles de sécurité sont une nécessité, mais ils sont conduits de manière inadéquate", dit-il. "Dans certains cas, les agents de sécurité sont malpolis. Parfois, les passagers doivent attendre pendant des heures avant d'être interrogés... Nous parlons constamment de ces problèmes lors de réunions avec l'Autorité aéroportuaire d'Israël, mais nous ne voyons aucune amélioration."

 

Un sujet devenu tellement sensible qu'il a récemment été porté devant le bureau du Premier ministre et le ministère des Affaires étrangères. "Nous avons reçu plusieurs plaintes d'hommes d'affaires, d'amis chrétiens et de personnalités sur la manière dont ils ont été accueillis à Ben Gourion", confirme le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon. A ce titre, "une réunion interministérielle est prévue en compagnie des professionnels concernés".

 

Parmi les solutions à l'étude : un itinéraire spécial pour les invités de marque, une salle d'attente destinée uniquement au service de sécurité. Mais aussi favoriser la communication entre les différentes autorités concernées, améliorer les salles d'interrogatoire et poster un représentant du ministère des Affaires étrangères sur place, à tout moment. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1272465527775&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

Les commentaires sont fermés.