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29/04/2010

HUMOUR JUIF

Depuis quelques jours, on n’entend parler que de la blague juive d’un goût douteux – aux yeux sourcilleux de certains -  que s’est publiquement permis le conseiller américain à la sécurité nationale, Jim Jones. Elle est pourtant d’un classique à toute épreuve et existe sous bien des formes. Pas de quoi faire un pataquès. Mais vous lirez ci-après que l’humour juif est du grand art que seuls les juifs savent manier. Les vulgaires Américains, qui ont beaucoup à se faire pardonner, sont priés de s’abstenir.

Allez, avant de vous laisser à la lecture de cet article totalement dénué d’humour, et très pontifiant, je vais vous en rapporter une autre, de blague juive, dans le même registre. Elle est extraite de La bible de l’humour juif :

 

Ruben est sur son lit de mort, entouré de toute sa famille. Il trouve la force de dire quelques derniers mots : - Joseph, mon fils, est-il là ?  - Oui père, je suis avec toi.  – Et Sara, ma chère femme, est-elle là ?  - Oui, mon pauvre Ruben je suis avec toi.  – Et mon frère Juda, est-il là ?  - Je suis avec toi.  – Et mes deux trésors, Dina et Ephraïm, sont-ils là ?  - Oui père, nous sommes avec toi.  – Tout le monde est là ?  - Oui, oui, rassure-toi, nous sommes tous là.  – Mais alors, si tout le monde est là, qui garde le magasin ?

 

Franchement, elle n’a ni plus ni moins de « forts relents antisémites » que celle de Jones. Mais la vérité, vous l’avez compris, c’est que seuls les juifs ont le droit de se moquer d’eux-mêmes.

 

« L'humour juif : une affaire sérieuse

 

Après le Watergate, est venu le temps du "Jokegate". Principal coupable : le conseiller américain à la Sécurité nationale qui s'est permis de faire une plaisanterie aux fort relents antisémites devant une audience en grande majorité juive.

 

Amené à s'exprimer au sujet du processus de paix au Moyen-Orient lors de la visite d'Ehoud Barak aux Etats-Unis cette semaine, Jim Jones a choisi de commencer son discours par une histoire. Celle d'un marchand Juif refoulant un soldat taliban assoiffé, et réussissant finalement à lui vendre une cravate pour que ce dernier puisse acheter de l'eau dans le restaurant de son frère.
"Je pense que cette histoire est vraie, a renchérit Jim Jones, et que cela s'est passé récemment dans le sud de l'Afghanistan." Bien entendu, elle n'a rien d'authentique.

 

Une réelle préoccupation américaine

 

Cette mini-crise, baptisée "Jokegate" par le journaliste Jeffrey Goldberg dans le magazine The Atlantic, jette la lumière sur la nature malléable de l'humour, et plus particulièrement l'humour ethnique.

A l'origine, la blague évoquée par le haut-responsable américain est une vieille histoire mille fois entendue dont l'humour repose sur l'importance inattendue que prend un magasin de cravates en plein milieu du désert. Mais Jones l'a très mal racontée, et pour répondre aux plaintes qui s'en sont suivies, il note que sa plaisanterie ne visait pas à disperser les Juifs mais à les "unir".

 

Certes, Jones a voulu introduire ses remarques d'une bien curieuse manière, mais le discours qui a suivi a tout de même du poids. Par son biais, l'Administration américaine n'a jamais autant fustigé la diplomatie à deux faces de l'Iran et a exprimé une fois de plus son souci de la sécurité israélienne.

 

L'humour, une épée à double tranchant

 

Jones a semblé penser que plaisanterie "juive" constituait un bon moyen de s'octroyer les bonnes grâces de son public, dont de nombreux donateurs juifs et le personnel de l'Institut de Washington pour la politique du Proche-Orient. Une façon d'évoquer finalement le triomphe spirituel juif sur leurs ennemis. Au moins, espérons que c'est ce qu'il avait en tête.

 

Malheureusement pour l'ancien commandant de la Marine, l'humour est une épée à double tranchant. Son pouvoir provient de sa plasticité, de la façon de jouer sur la polysémie et ses résultats inattendus.

 

Pour les Juifs il s'agit de grand art, d'une arme des plus aiguisées voir d'un héritage sacré légué par les maîtres conteurs juifs qui exprimaient leurs soucis et leurs propres travers. L'humour reste trop puissant pour être manié sans précaution par quelqu'un de non expérimenté. De même que les Sages interdisent toute critique qui ne sera pas entendue, l'humour doit seulement être employé s'il est compris. Pour cela, le contexte est un élément clef.

 

L'erreur de Jones n'est pas d'avoir raconté une blague juive, mais de l'avoir mal racontée, sans un esprit de camaraderie qui aurait donné à l'histoire sa raison d'être. La mauvaise histoire sera bientôt oubliée mais espérons que le conseiller américain à la Sécurité nationale retiendra de cela une bonne leçon : l'humour est une affaire sérieuse. »

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1272465526799&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

Commentaires

À mon tour de raconter une blague juive appelée à tomber prochainement sous le coup de la loi (si ce n'est déjà fait) :

"C'est l'histoire d'un Juif."

En fait, le seul mot "juif" (substantif ou adjectif) va bientôt être proscrit du vocabulaire autorisé des goyim. Mais ce n'est pas grave : nous aurons le droit d'employer des périphrases. À condition, bien entendu, que leur caractère laudatif soit sans la moindre équivoque. Exemple : "membre éminent du peuple le plus intelligent, le plus industrieux et le plus courageux"... Non, pas "industrieux", vous avez raison : ça fait trop bosseur pour le pognon, et ce serait franchement antisémite.

Le début d'une blague juive donnera alors quelque chose comme :

"C'est l'histoire d'un membre éminent du peuple le plus intelligent et le plus courageux......."

Ronflements garanti du public au bout du quatrième mot...

Écrit par : Martial | 29/04/2010

Voyons Martial, Se moquer d'un Juif, c'est se moquer de Dieu en personne ! Attention...c'est la leçon qu'a donnée David de Rothschild au Père Williamson !

Écrit par : Le Goff | 29/04/2010

@Anne Kling

Si l'humour juif vous déplait pourquoi en parler? Vous n'avez attiré que deux malheureux antisémites? LOL avec le nombre que nous en comptions faut croire que votre blog aux relents antisémites manque sévèrement d'humour!

Le meilleur humour est celui qu'on fait sur soi, sur les autres c'est de la méchanceté! Sans doute l'ignorez-vous?

Et sans humour, je me demande si votre antisémitisme ne viendrait pas d'une désillusion affective avec une relation juive? Je me pose cette question parce que tout ce que j'ai "parcouru" de vos billets sonne creux!

J'oubliais, ne vous rendez surtout pas en Israël, vous risqueriez de tomber amoureuse d'un Israélien et nous n'avons vraiment pas besoin qu'une anti-juive vienne grossir les rangs du Judaïsme!

ABE

Écrit par : Patoucha | 29/04/2010

"Patoucha" quoi, au juste ? Ah oui, bien sûr : pas touche à ma race des seigneurs !

Écrit par : Martial | 29/04/2010

Bonjour, excellent site, très instructif.


Dans la série texte humoristique, en voici un très salé de Luther, le pasteur Allemand. Il a souffert d'un retournement grave de veste, mais je n'en connais pas l'origine. Il ya beaucoup de Luthériens en Alsace qui en savent sans doute plus sur l'origine de ce changement de ton et pourraient nous expliquer?

D'après le texte, Luther dit lui même qu’il eut des problèmes avec des docteurs de la foi juive qui lui recommandaient d’écouter les rabbins, mais cela ne me paraît pas suffisant pour expliquer un tel retournement chez un humaniste comme lui. Qu’il ait conçu un peu de colère d’accord, mais de là à souhaiter une vengeance aussi catholique, c’est douteux.

Le texte est tiré de History of the Jewish people, par les docteurs de l’Université Hébraique de Jerusalem, édité par Haim Hallel Ben Sasson, qui retrace ces prêches de Luther. La premiére a été prononcée au Wurtemberg en 1523, intitulée:' Jésus était Juif de naissance’
Le texte est en anglais et la traduction est de moi.

Luther : ‘…car ces imbéciles, le pape, les prêtres, les causeurs et les moines, ces stupides têtes d’ânes mal peignés, ont donc haï les juifs d’une horrible façon. Et si j’étais juif et que je voyais ces stupides racailles diriger et organiser la foi chrétienne de cette façon, je préférerais me transformer en porc plutôt qu’en chrétien. Car ils ont traité les juifs comme s’ils étaient porteurs d’une malédiction qui les mettaient à l’écart de l’humanité. Ils continuent de les abuser et de leur prendre leur monnaie même après les avoir baptisé en chrétiens. Ils ne leur apprennent pas la doctrine chrétienne ni la vie de bon chrétien, mais ils les placent simplement sous autorité papiste et monarchique…J’ai moi-même entendu des juifs bons et craignant le Seigneurs, qui se sont convertis, et s’ils n’avaient pas été assez privilégiés pour entendre les vraies évangiles, ils seraient restés juifs sous le masque chrétien pendant toute leur vie…beaucoup d’entre eux deviendront des chrétiens valables.’

Jusque là tout va bien, mais en 1543, ce même Luther se met à parler comme un papiste à tête d’âne mal peignée :

‘Que doivent faire les chrétiens avec ces porteurs de malédiction que sont les juifs, puisque nous ne pouvons pas les souffrir, sachant qu’ils sont parmi nous et connaissant leurs mensonges, leurs abus et leurs insultes, et qu’ils ne nous permettent pas de les convertir ?
(...)
Des suggestions sur ce retournement de Luther ?

Écrit par : Winomaus | 29/04/2010

"J'oubliais, ne vous rendez surtout pas en Israël, vous risqueriez de tomber amoureuse d'un Israélien et nous n'avons vraiment pas besoin qu'une anti-juive vienne grossir les rangs du Judaïsme!"

Attention: humour juif!

Tout le monde a saisi, là? Sinon, c'est pas grave, il la ressortira encore.

Écrit par : Fred | 30/04/2010

à Winomaus:

Je me suis permis de vérifier, voici ce que dit History of the jewish people:

1543 MARTIN LUTHER (1481-1545) (Germany)
Wrote Concerning the Jews and their Lies. As an ally of anti-Catholic Reuchlin, he wrote a pro-Jewish work in 1520 called Jesus was a Jew. Luther expected the Jews to join his revolution, and when they rejected his views he became bitter. He called for the Jews to be slaves to the serfs, so as not to touch the hand of a German Christian. His attacks were generally not based upon the vicious and virulent anti-Jewish writings of past Christians, i.e. Chrysostom.

http://www.jewishhistory.org.il/history.php?search=luther&dosearch.x=8&dosearch.y=10

Écrit par : anne kling | 30/04/2010

"Le" retournement de Luther ? S'il n'y en avait eu qu'un !... Fondamentalement, Martin Luther était fou et aura détesté tout le monde simultanément ou successivement. Point barre.

Écrit par : Martial | 30/04/2010

C'est justement la blague qu'un juif avait raconté en ma compagnie il y a quelques temps. Peut-être un juif haineux de soi.


"Mais la vérité, vous l’avez compris, c’est que seuls les juifs ont le droit de se moquer d’eux-mêmes."

La vérité est plutôt qu'ils ne se moquent pas d'eux-mêmes. ils le font seulement croire; pour faire croire qu'ils ont cette qualité, car montrer qu'on a de l'humour laisse penser qu'on n'est pas animé d'un esprit tortueux. Ensuite i y a tous ceux qui font comme les autres sans savoir pourquoi les choses ont été initiées. Et pof, un mythe est créé.

Écrit par : hum | 30/04/2010

""Patoucha" quoi, au juste ? Ah oui, bien sûr : pas touche à ma race des seigneurs !"

Martial, des fois que vous l'ignoriez, les premiers Chrétiens sont Juifs!
"« Elle (l'Église) rappelle aussi que les apôtres, fondements et colonnes de l'Église, sont nés du peuple juif, ainsi qu'un grand nombre des premiers disciples qui annoncèrent au monde l'Évangile du Christ. »

Il est temps Martial, et les autres, que vous remettiez en question les préjugés que vous avez des Juifs!

"la race des seigneurs"

Sans cette "race" Jésus n'aurait pas existé et donc le Christianisme n'aurait pas vu le jour! LOL

J'ai pris 20 ks après la lecture de vos commentaires......

Écrit par : Patoucha | 30/04/2010

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