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22/04/2010

ISRAËL, GENTIL PAYS SACRIFIE PAR LE MECHANT BARACK HUSSEIN

Je ne veux pas me faire le relais systématique des écrits de notre ami Michel Garroté, mais enfin, vous devez lire ce qui suit. Vous noterez la date, transcrite également en hébreu, ce qui en dit long sur la passion obsédante qui l’anime.

L’heure est grave car Barack Hussein (petit surnom sympa d’Obama) veut « sacrifier Israël ». Rien que ça. Sûr qu’il sera aidé dans ce coupable dessein par un très puissant lobby qui sévit aux States. Non, non, pas celui que vous croyez, antisémites que vous êtes. Non, c’est du lobby saoudien qu’il s’agit. D’autant plus terrifiant que personne n’en a jamais entendu parler, c’est tout dire. Ce qui ne l’empêche pourtant pas d’acheter, oh pardon, ma plume a fourché, d’embaucher, avec ses pétrodollars « les lobbyistes américains les plus chers et les plus influents ». Ce qui n’est pas de jeu.

Je suis assez sceptique quant à l’existence et plus encore quant à l’efficacité de ce pseudo lobby. Par contre, ce qui paraît évident, c’est que les relations se détériorent réellement à vue d’œil entre les deux pays jumeaux d’hier et que cela inquiète énormément Israël et la diaspora. Devant ce danger gravissime, tous s’apprêtent à jouer de concert la partition bien connue du malheureux pays incroyablement innocent et pourtant sacrifié sur l’autel de sordides intérêts politiques. On nous l’a déjà faite, celle-là, on connaît.

Au-delà du conflit israélo-palestinien dont tout le monde a marre, y compris les Etats-Unis, la question obsessionnelle de l’Iran élargit la fracture. Tout indique que les Etats-Unis n’ont aucune envie de déclarer la guerre à l’Iran parce qu’ils ne sont plus vraiment en état de le faire. Ce serait trop dangereux, trop aléatoire.  Les Israéliens, eux, veulent à tout prix que les Etats-Unis attaquent l’Iran. Apparemment, malgré les discours bellicistes, ils ne tiennent pas tant que ça à le faire tous seuls, pour les mêmes raisons que celles évoquées plus haut.

Donc, puisque Barack Hussein refuse de faire la guerre pour satisfaire Israël, il devient l’homme à abattre par tous les moyens. Léger problème quand même : les juifs américains constituent un petit 2% de la population totale et le lobby juif a du plomb dans l’aile. La preuve: il multiplie les démarches désordonnées qui ne font qu’envenimer les choses.

Avant de vous laisser à cette lecture instructive, voilà trois infos récentes qui ne vont pas mettre de l’huile dans les rouages :

« Israël dit non à Obama

Le PM israélien Benyamin Nétanyahou a officiellement rejeté la requête du président américain Barack Obama pour un gel des constructions à Jérusalem-Est, a révélé jeudi l'entourage de M. Nétanyahou. »

2°    « Israël rejette toute tentative étrangère de fixer un calendrier pour la création d’un Etat palestinien, a affirmé mercredi 21 avril le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon à la radio militaire. "Qu’est que cela veut dire, fixer un calendrier, il ne faut pas de calendrier. Il ne faut pas se presser et il faut arrêter de tenter d’être gentils avec tout le monde", a déclaré M. Ayalon »   Gentils avec tout le monde … elle est bien bonne, celle-là …

 

3° « Au sein du gouvernement américain on émet de vives critiques à l’encontre du Premier ministre Binyamin Netanyahu suite à la publication dans la presse américaine d’annonces publicitaires de soutien à la politique israélienne concernant Jérusalem, une publication qu’il aurait encouragée. Les derniers à avoir publié une telle annonce sont Ron Lauder, président du Congrès juif mondial et proche de Netanyahu, et le Prix Nobel de la paix Elie Wiesel. « Toutes ces annonces, ce n’est pas une démarche intelligente », ont déclaré de hauts responsables américains. »

 

« Obama veut sacrifier Israël

Jeudi 22 avril 2010 . 8 Iyyar 5770

Dans le précieux document reproduit ci-dessous, Michel Gurfinkiel, qui vient de rejoindre officiellement l'équipe drzz.info, se livre à une analyse, lucide et éclairante, sur les véritables intentions de Barack Hussein Obama à l'égard d'Israël. De plus, Michel Gurfinkiel décortique ici le profil des hommes politiques américains qui, avec Obama, mettent actuellement en place le plan qui veut, purement et simplement, sacrifier Israël. J'ai de nombreuses fois, entre autre sur ce blog, mis en garde contre les sournois desseins de Barack Hussein. Pour ce faire, je me suis appuyé sur diverses analyses, notamment celles de Caroline Glick, Daniel Pipes, Stéphane Juffa, Guy Millière, Guy Senbel, etc. J'ai également écrit, notamment sur drzz.info et sur monde-info, que le véritable grand lobby aux USA, n'est pas le lobby juif ou le lobby israélien, mais le lobby saoudien qui, avec ses pétrodollars, embauche les lobbyistes américains les plus chers et les plus influents. De tout cela et d'autres choses tout aussi importantes, Michel Gurfinkiel accomplit, ci-dessous, une imparable radioscopie.

Michel Garroté »

 

33.jpg« Michel Gurfinkiel, sur Hamodia, hier mercredi, dans un éditorial intitulé "Le plan Obama', écrit : 

« Le président américain a donc décidé de sacrifier Israël. Mais son opinion publique est fidèle à l'État juif. Et les Juifs américains - mieux vaux tard que jamais - se réveillent. J'ai affiché la photo sur l'écran de mon ordinateur :  Barack Obama devant le Mur des Lamentations à Jérusalem. C'était pendant l'été 2008. Le sénateur de l'Illinois venait de gagner les primaires démocrates. Or, pour gagner les présidentielles de l'automne suivant, il lui fallait l'électorat juif. Paris, dit-on, vaut bien une messe'. et la Maison Blanche, un détour par les vestiges du Temple de Salomon !  Obama joua le grand jeu :  kipa blanche, visage recueilli, supplique griffonnée sur une feuille de papier et glissée entre deux pierres massives. Le 4 novembre 2008, quelque 77 % des Juifs américains votèrent pour lui. Aujourd'hui, Obama affirme que Jérusalem-Est est un ?territoire palestinien occupé? et que les Israéliens n'ont pas le droit d'y habiter ou d'y construire. Par ?Jérusalem-Est', il entend tous les quartiers et espaces qui, jusqu'au 5 juin 1967, étaient contrôlés par la Jordanie :  qu'ils se situent au centre, au nord, à l'est ou au sud de la Ville sainte !  La Vieille Ville de Jérusalem en fait partie. Et le Mur des Lamentations aussi. Obama n'a donc pas hésité, afin d'être élu, à effectuer en 2008 une visite qu'il doit qualifier rétrospectivement - au regard de la politique qu'il applique aujourd'hui - d'illégale.

Qu'on ne dise surtout pas que le président actuel des États-Unis n'avait pas encore saisi, voici deux ans, en tant que candidat, toutes les subtilités de la politique proche et moyen-orientale !  Ce n'est pas parce qu'il prend la plupart des Juifs américains pour des idiots - à juste titre ? - qu'il en est un lui-même. J'ai affiché une autre photo sur mon écran :  la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, à la tribune du lobby juif américain, Aipac, le 23 mars dernier. Elle y condamne les appels à l'émeute et à la violence que lancèrent les Palestiniens à la suite de l'inauguration une semaine auparavant de la nouvelle Synagogue de la Hourva rebâtie sur l'emplacement de l'édifice original qui fut dynamité par les Jordaniens le 27 mai 1948.  Mieux :  elle y voit une "provocation', retournant ainsi contre les Palestiniens le mot que l'administration Obama vient d'employer contre Israël à propos d'un projet immobilier dans le quartier juif de Ramat-Chlomo, au nord de "Jérusalem-Est'. Mais la Hourva, comme le Mur des Lamentations, se situe dans la Vieille Ville. Donc, selon la doctrine américaine actuelle, sur un territoire non moins occupé que Ramat-Chlomo !  Qu'on ne dise surtout pas qu'Hillary Clinton ne voit pas de contradiction' Ce n'est pas parce qu'elle traite les Juifs américains en enfants qu'elle en est un elle-même.

Jérusalem-Est, pour parler net, n'est pas un territoire palestinien occupé. C'est un territoire disputé. Ce qui revient à dire que plusieurs parties peuvent y faire valoir leurs droits. Et qu'elles doivent parvenir, dans le cadre de la légalité internationale contemporaine, à un compromis par la négociation. Depuis 1967, les divers « processus de paix » israélo-arabes, sous l'égide des Nations Unies, des États-Unis ou de ce que l'on appelle le Quartet (ONU, États-Unis, Europe, Russie) ont toujours admis cette règle. Mais Obama passe outre. Arguant d'un "échec' des négociations en cours, il a décidé, sans s'interroger sur les causes de celui-ci - notamment la guerre civile inter palestinienne entre Fatah et Hamas - de "dicter' la paix au Proche-Orient aux dépens d'Israël. Les premiers signes de ces choix stratégiques remontent au printemps 2009, c'est à dire aux premiers moments de l'administration Obama :  qu'il s'agisse des déclarations et discours enamourés que le nouveau président prodigue alors à l'islam en général ou à l'Iran en particulier, ou des propos de certains de ses conseillers selon lesquels il faut "jeter Israël sous un autobus'.

Mais depuis quelques semaines, le rythme s'accélère'  Le 21 mars, le journaliste David Ignatius, spécialiste des questions géopolitiques et du Moyen-Orient, publie dans le Washington Post un éditorial où il affirme qu'il est temps que les USA rejettent le "brouillard' où se complaisent les diplomates et (qu'il est temps) "d'énoncer clairement les principes de base qui doivent encadrer ces résolutions'. Il ajoute que ceux-ci ont été "avancés par Zbigniew Brzezinski'. L'homme, désormais octogénaire, qui fut voici une trentaine d'années le mentor de Jimmy Carter pendant sa campagne électorale de 1976 puis son grand vizir de 1977 à 1981. Et qui, en tant que tel, présida aux revers les plus cinglants que l'Amérique ait connus depuis sa fondation :  de la communisation de la Corne de l'Afrique à celle de l'Afghanistan, en passant par le déploiement de missiles nucléaires russes au c'ur de l'Europe, la chute de l'Iran et la séquestration des diplomates américains de Téhéran.

Or ce même Brzezinski ne cesse de se répandre en nouveaux "plans' proche-orientaux. Fin 2009, par exemple, il conseillait aux militaires américains d'abattre les avions israéliens qui tenteraient d'effectuer un raid contre l'Iran !  Le 7 avril dernier, Ignatius apporte dans le même journal d'importantes précisions en révélant qu' Obama a élaboré un plan de paix quasi-définitif au cours d'une réunion qui a eu lieu le 24 mars.  Y ont aussi participé :  le général James Jones, président du Conseil national de sécurité d'Obama, un anti-israélien convaincu ;  Brent Scowcroft, dit le "papillon tête de mort', conseiller du président George Bush père, un anti-israélien glacé et résolu ;  Sandy Berger, un ancien conseiller de Bill Clinton, assez pro-israélien mais d'extrême-gauche ;  Colin Powell, ce militaire afro-américain d'origine jamaïcaine qui a dû toute sa carrière politique aux républicains mais qui les a trahis en 2008 pour Obama ;  Frank Carlucci, un honnête dinosaure de l'époque Reagan, proche aujourd'hui de la Rand Organization, think-tank liée, entre autres, à l'Arabie Saoudite ;  et Robert McFarlane, issu lui aussi de l'administration Reagan, persécuté pour son rôle dans l'affaire Iran-Contras, passé par une longue dépression et devenu depuis un Chrétien mystique. Le 11 avril, Brzezinski révèle enfin ce plan - toujours dans le Washington Post :  il s'agit de récupérer à la fois le plan Barak de l'été 2000, repris ensuite par Bill Clinton mais envoyé aux orties "de l'aveu même de Clinton" par Arafat, et le "plan de paix saoudien de 2002", ultime resucée de plans de paix concoctés depuis la fin des années 1960 par des diplomates américains pro-pétrole.

Un lecteur superficiel y verrait une tentative sincère de concilier les vues israéliennes et arabes. Mais un lecteur averti y voit immédiatement un accord de type Munich !  En voici le paragraphe le plus révélateur :  "L'administration Obama doit faire savoir aux parties concernées que si son offre est rejetée par l'une des parties ou par les deux, les USA saisiront le Conseil de sécurité de l'ONU, déclenchant ainsi des pressions internationales sur la partie récalcitrante'.  Brzezinski qui, en dépit de ses origines polonaises, n'a pas beaucoup d'esprit, commet ici une énormité !  Car il aurait dû plutôt écrire à la fin de ce paragraphe :  "(?) déclenchant ainsi des pressions internationales sur la ou les parties récalcitrantes'. L'omission du pluriel est un aveu :  cela ne peut viser qu'Israël !  Car seul Israël peut être ainsi soumis à des sanctions internationales dans la mesure où la partie adverse - que Brzezinski présente sans plus de précision comme "les Palestiniens' - n'est pas membre de l'Onu ni même à ce jour sujet de droit international'

Israël est un État de type occidental (démocratique et soumis à la loi) inséré dans le système des États occidentaux. Les sanctions que décrétera Obama, et que l'ONU ne manquera pas de valider l'affecteront dans sa chair et ses os. Les Palestiniens, ou ce qu'ils sont censés être, appartiennent à un autre monde, sans démocratie ni loi. On peut gager que tous les États membres de la Conférence de l'Organisation Islamique (OCI), plus de 50 États, refuseront d'appliquer des sanctions contre eux. Et que la plupart des États ou non-États du tiers-monde et de l'ancien ?second monde' communiste agiront de même. Mais Obama et ses conseillers ont trop présumé de leurs forces !  L'opinion publique américaine, prise dans son ensemble, est favorable à l'État juif - à 63 % selon un sondage Gallup du 24 février 2010. Et l'opinion publique juive elle-même serait en train de se réveiller de ses errements. Selon un sondage McLaughlin & Associates du 14 avril,  42 % seulement des Juifs américains envisageraient de voter à nouveau pour Obama en 2012, tandis que 46 % préféreraient un autre candidat »

 

Source: http://www.juif.org/blogs/23727,obama-veut-sacrifier-israel.php

 

 

"Michel Gurfinkiel, est un journaliste et écrivain français. De sensibilité conservatrice, il contribue ou a contribué (à divers titres) à Valeurs actuelles (dont il a été rédacteur en chef), Le Spectacle du Monde, Commentary, The Wall Street Journal, The New York Sun, The Middle East Quarterly, The Weekly Standard, The Jerusalem Post. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages. Il préside depuis 2003 l'Institut Jean-Jacques Rousseau (JJRI), un institut européen de géopolitique. Il exerce diverses responsabilités civiques ou associatives, notamment au CRIF, et aux Consistoires de France et de Paris" (Wikipédia).

 

17:27 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Je regrette si Israël veut être accepter il doit revenir à ses frontières de 1967 reconnus par les palestiniens , certe à contre coeur mais reconnu quand même .

Si pour sa sécurité Israël garde des postes militaires dans les colonies pour observer et éventuellement se défendre pourquoi pas . Tant que la confiance n' est pas partagée Israël a droit de se défendre .

Mais avoir une politique de colonisation c'est autre chose .

Je suis indifférent au sort d'un pays qui colonise . Que Israël et d'autres pays assument leur politique de colonisation mais nous laisse tranquille .

Nous actuellement nous sommes colonisés , on a d'autres combats à mener , nous sortir du merdier de notre colonisation actuelle .

Écrit par : Bleublancrouge | 22/04/2010

"Le 4 novembre 2008, quelque 77 % des Juifs américains votèrent pour lui."

Comme disait James Baker:"Fuck the Joos. Anyway they never vote us." Ce qui lui a valu une fin de carrière prématurée, de même qu'à Brent Scowcroft, qualifié d'"anti-israélien glacé" pour s'être refusé à sacrifier tous les intérêts fondamentaux des USA au Proche et au Moyen Orient sur l'autel des relations avec Israël.

Écrit par : Fred | 23/04/2010

Pour ce qui est de voir Israël revenir à des frontières reconnues de tous, je crois que les Arabes vont devoir encore attendre. Et les implantations juives à Jérusalem ne semblent pas près de cesser. Du moins si l'on en croit l'oracle prononcé par l'infaillible pythie des étranges lucarnes, le gourou inspiré du Nouvel Ordre Mondial, le prophète universel qui conseilla naguère François Mitterrand. J'ai nommé Jacques Attali :

http://www.dailymotion.com/video/xch71e_jerusalem-capital-du-nouvel-ordre-m_news?start=1

Écrit par : Martial | 23/04/2010

"Obama joua le grand jeu : kipa blanche, visage recueilli, supplique griffonnée sur une feuille de papier et glissée entre deux pierres massives. Le 4 novembre 2008, quelque 77 % des Juifs américains votèrent pour lui. "

Anne, aux prochaines élections, n'oubliez pas de déposer un papier avec votre voeu dans le mur des lamentations, et de convoquer les TV.

Écrit par : le défenseur de C L-S | 23/04/2010

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