Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/04/2010

EN SUISSE AUSSI ….

L’article suivant a été publié par Le Temps de Genève. Il présente un Suisse un peu particulier, qui devrait vous intéresser :

« Nicolas Blancho: de l’ennui à l’islam »

web%20Blancho--469x239.jpg

« Le jeune président du Conseil central islamique de Suisse parle de sa conversion à l’islam. Il se distancie de l’idéologie radicale des mouvements salafistes. Mais il inquiète les associations musulmanes.

Il n’y a pas eu de poignée de main. Ni au début, ni à la fin de l’entretien. Son interprétation rigoriste de l’islam lui interdit d’avoir ce genre de contact avec une femme. On ne s’en offusquera pas. Le président du Conseil central islamique suisse (CCIS) est du reste un jeune homme fort aimable. Son association, créée en janvier pour défendre les intérêts des musulmans sunnites, compte déjà 1000 membres passifs et suscite la curiosité des médias. Non sans exagération, Nicolas Blancho est décrit par la Weltwoche comme «l’islamiste le plus dangereux du pays», le «Ben Laden» de Bienne. Mais on ne va pas trembler devant un sourire aussi juvénile et affable.

La rencontre a lieu à l’Université Tobler de Berne. Le président du CCIS, vêtu d’un kamis noir (une tunique) et coiffé d’une chachia blanche (bonnet islamique), arbore une barbe rousse broussailleuse. Il s’exprime dans un excellent français. Qu’est-ce qui a bien pu pousser ce Suisse né à Bienne à se convertir à l’islam à l’âge de 16 ans? Sa mère, d’origine bernoise, est enseignante. Son père, un Français établi de longue date à Bienne, chef concierge d’un gymnase. Nicolas Blancho n’a pas été baptisé. Ses parents voulaient lui laisser le choix d’adopter ou non une religion plus tard. Ils ont été pour le moins surpris du résultat de cette option éducative. «Ils ne sont pas d’accord avec ce que je fais aujourd’hui, dit le jeune musulman. Mais ils me respectent parce que je suis leur fils.» Le président du CCIS, qui étudie l’islamologie et le droit suisse à l’Université de Berne, est entretenu par ses parents.

A la maison, la famille parlait de temps en temps de religion. Avec l’adolescence sont venues les grandes questions existentielles. Et la conviction croissante de l’existence d’un être supérieur. «J’ai lu la Bible. Je me suis intéressé au bouddhisme et à d’autres religions», dit Nicolas Blancho. A l’école, il s’ennuie. «J’y allais sans être présent. Je ne faisais rien pour évoluer. Je perdais mon temps avec les copains.» Parmi ses amis, il y a des musulmans, pas vraiment attachés à l’islam. Mais ces derniers le mettent en contact avec un imam qui cherche à faire traduire un texte du français vers l’allemand. A son invitation, Nicolas Blancho se rend dans une mosquée. Il est ému par le prêche de l’imam. Il commence à lire des livres sur l’islam. Il lit également le Coran. Et puis, un jour, il a la certitude qu’un Dieu unique existe. L’imam qu’il fréquente lui demande s’il veut se convertir. «J’ai dit oui. C’était une conversion du cœur.»

De l’islam, il aime «la simplicité du dogme» et «la rationalité». «C’est une religion qui n’est pas compliquée et qui convient à la nature humaine. J’aime aussi la fraternité musulmane, le lien qui unit les croyants dans le monde entier. Il s’agit d’une fraternité du cœur. Elle est plus ferme et plus approfondie que la fraternité chrétienne.»

A 16 ans, Nicolas Blancho est proche du soufisme. Il a entamé un apprentissage d’imprimeur, sans grande conviction. Il ressent bientôt le besoin «de faire quelque chose» pour l’islam. Car il ne s’est pas converti «pour rester le même». Il laisse tomber son apprentissage, reprend des études en vue d’obtenir la maturité. En même temps, il suit un enseignement par correspondance au Centre d’études et de recherches sur l’islam à Paris. Il a 18 ans, et il a trouvé sa voie.

Nicolas Blancho se revendique aujourd’hui d’un islam sunnite, et refuse d’être classé dans un quelconque mouvement. Mais le sunnisme, qui regroupe la majorité des musulmans, se compose de quatre écoles juridiques, dont le hanbalisme, qui a inspiré le wahhabisme, la branche la plus traditionaliste de l’islam. Le président du CCIS dit pourtant ne pas se reconnaître dans cette tendance. «Je m’en tiens au consensus des savants.» Il faut insister pour connaître ses références doctrinales, mais il finit par avouer avoir lu les grands penseurs du fondamentalisme islamique, tels Ibn Taymiyya, Sayyed Qutb et Al-Mawdudi. «Je suis quelqu’un de réaliste, prévient-il. Les doctrines de ces auteurs ne sont pas applicables en tout point et en tous lieux.»

Nicolas Blancho condamne la violence terroriste d’un Ben Laden – «Il essaie d’atteindre un but qu’on peut comprendre, mais avec de mauvais moyens» –, ne souhaite pas l’introduction de la charia en Suisse, affirme respecter la démocratie et le droit helvétiques, ne rejette pas l’ensemble de la culture occidentale, ne rêve pas d’établir un califat mondial. Il se distancie clairement de l’idéologie radicale des mouvements salafistes mondiaux tels que le Hizb ut-Tahrir, la Jama’at at-Tabligh et les Frères musulmans. Mais il veut que les musulmans puissent vivre dans une société parallèle où ils auront leurs propres écoles. Ainsi, les femmes pourront porter le voile ou la burqa à leur guise, et le problème de la mixité durant les cours de natation sera résolu. Cette quête de communautarisme contredit toutefois un des buts principaux du CCIS, à savoir la réduction des préjugés de la population à l’encontre de l’islam.

Du point de vue de la sociologie des religions, le parcours de Nicolas Blancho évoque celui des individus qui, en manque de repères, se stabilisent dans un système de sens susceptible de leur donner une forte structure identitaire. D’où une adhésion traditionaliste et rigoriste aux croyances et aux pratiques de la religion choisie. Ce type d’adhésion hors-sol, sans référence culturelle, mène parfois à une radicalisation dangereuse. C’est ce que craint Saïda Keller-Messahli, présidente du Forum pour un islam progressiste.

En revanche, pour Stéphane Lathion, coordinateur du Groupe de recherche sur l’islam en Suisse et collaborateur à l’Observatoire des religions de l’Université de Lausanne, le CCIS est pour l’instant encore inoffensif. «Ce mouvement d’inspiration wahhabite est l’équivalent d’Ecône en Valais, dit-il. Il n’a pas d’attitude violente ni de volonté de nuire, mais la certitude de détenir la vérité. Il a des traits sectaires, mais tant qu’il respecte la loi, on ne peut que rester vigilant. Il fait cependant du tort à l’image de l’islam en Suisse. Car il représente une caricature de cette religion.» C’est aussi l’avis de Hisham Maizar, président de la Fédération d’organisations islamiques de Suisse: «Nous ne cautionnons ni l’idéologie du CCIS, ni son entrée en scène arrogante et agressive. Le risque, c’est que ce mouvement nourrisse les arguments de l’UDC.»

 

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/d6a1c640-4997-11df-bfe2-04121ee168ca|0

09:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Ce n’est qu’un parasite doublé d’un paresseux dont la seule préoccupation est de se faire entretenir par les membres de sa secte.

Un ahuris de plus dans le paysage à la seule différence que lui est bien un Helvète de souche.

Regardez donc sa tronche de bûcheron et vous aurez tout compris.

Écrit par : Le passant ordinaire | 17/04/2010

Il y a toujours eu des doux dingues, 1 / 1000 de la population.

À la génération d'avant, il serait devenu bonze.

Écrit par : le défenseur de C L-S | 18/04/2010

Les commentaires sont fermés.