Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/04/2010

DEUX FRERES. DEUX MAIRES. DEUX REACTIONS BIEN DIFFERENTES.

« Une "esplanade des Justes" bientôt inaugurée dans la municipalité de Maurice Papon »

 

 

55.jpg"A la fin du conseil municipal vendredi soir, le maire est revenu sur l'histoire de cette sous-préfecture de 11.500 habitants dirigée par Maurice Papon entre 1971 et 1983 pour déplorer "l'ombre de celui qui fut condamné en 1998 pour crimes contre l'humanité" dont le passé "a assombri l'histoire de notre ville", a-t-il expliqué.

Evoquant les "Justes parmi les Nations", ces Français qui, pendant l'Occupation, "ont agi au péril de leur vie (...) pour sauver des familles juives de la barbarie", M. Vinçon a annoncé la création d'une "esplanade des Justes" "afin d'honorer les 17 Justes du Cher connus".

"Il est temps d'honorer celles et ceux qui se sont conduits comme des héros"

"Il est temps d'honorer celles et ceux qui se sont conduits comme des héros (...) Seule une Juste du Cher est actuellement vivante. Notre ville se doit de lui rendre hommage en mémoire de tous les Justes saint-amandois restés anonymes", a encore ajouté M. Vinçon sous les applaudissements.

L'esplanade des Justes, située en plein centre-ville, sera inaugurée le 5 mai prochain. Egalement député du Cher, Maurice Papon avait abandonné sa fonction de maire de Saint-Amand-Montrond quelques années après le début des procédures judiciaires à son encontre. Il avait été remplacé par un de ses proches qui lui est toujours resté fidèle, le sénateur Serge Vinçon, décédé en 2007 et frère de l'actuel maire.

Seul fonctionnaire français poursuivi pour "complicité de crimes contre l'humanité" pour sa responsabilité dans la déportation de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, Maurice Papon, décédé en 2007 à 96 ans, avait été renvoyé devant les assises en 1996, après 16 ans de procédure. Au terme d'un procès de six mois, il avait été condamné à dix ans d'emprisonnement. Incarcéré en octobre 1999, il avait été libéré trois ans plus tard pour raisons de santé. »

 

 

 

Source : http://www.guysen.com/article_Une-esplanade-des-Justes-bi...

 

 

 

Serge Vinçon, sénateur-maire de Saint-Amand (Cher), avait été élu vice-président du Sénat en octobre 2001.

 

« Rappelant ses origines modestes, il a fait état de plus de cinquante ans d’un parcours politique, le conduisant à ses nouvelles fonctions. Dans les colonnes de La Nouvelle République, Serge Vinçon a réaffirmé son attachement et sa reconnaissance éternelle envers Maurice Papon, ancien maire de Saint-Amand, qu’il considère comme « un maître » et qui l’a initié à la chose publique : « dans tous ceux dans ma carrière qui m’ont aidé, je vais prononcer le nom de Maurice Papon. La situation d’aujourd’hui fait que nous ne pouvons pas être ensemble. »

Très critique à l’égard du procès Papon, Serge Vinçon a toujours refusé de reconnaître la légitimité de ce procès, prenant sans cesse la défense de l’ultra collaborationniste haut responsable de l’Etat français, y compris face aux preuves les plus criantes et douloureuses pour les familles des victimes, et refusant la pose d’une plaque devant un lycée professionnel qui visait à rappeler sa responsabilité avérée par voie de justice, dans les crimes perpétrés durant la Seconde Guerre Mondiale. »

 

(http://www.agitateur.org/spip.php?article80)

Les commentaires sont fermés.