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07/04/2010

ENCORE DE L’ARGENT PUBLIC BIEN EMPLOYE

Ce n’est pas le contribuable français qui va payer, mais le néerlandais. Il n’en demeure pas moins étonnant de vouloir aujourd’hui remettre en place des baraquements que l’on avait volontairement démantelés dans les années 1970. Et pour la modique somme de 10 à 20 millions d’euros, on ne sait pas au juste. Mais qu’importe ! Est-ce que l'argent compte dans ce cas?

 

Il n’empêche qu’à ce tarif-là, ces baraquements vont coûter plus cher que des châteaux. Il y a peut-être des mal-logés, même aux Pays-Bas, qui seraient heureux de bénéficier de la même sollicitude publique, non ? Et puis d’ailleurs, ils vont venir d’où, ces baraquements qui avaient été « démantelés » ? Bizarre.

 

 

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« Le camp de déportation de Westerbork va retrouver ses baraquements »

 

« 107 000 des 140 000 juifs vivant aux Pays-Bas y ont transité avant leur déportation vers les camps de concentration : le camp de Westerbork, entièrement démantelé dans les années 70, va retrouver certains de ses anciens baraquements. « Beaucoup de jeunes visiteurs, en arrivant ici, sont déçus car il n'y a presque plus rien à voir », explique Albert Gilbert, coordinateur de projet au « Centre du souvenir » de Westerbork. Une clairière de 25 hectares parsemée d'arbres et de pans de murs, une maison délabrée, celle du commandant, et 90 mètres de voie ferrée aux extrémités recourbées vers le ciel sont quasiment les seuls vestiges du camp de transit.

 

Durant la Seconde guerre mondiale, entre juillet 1942 et septembre 1944, 93 trains sont partis de Westerbork pour Auschwitz, Sobibor, Bergen-Belsen et Theresienstadt. Ils transportaient 107 000 juifs. Seuls 5 000 d'entre eux ont survécu. Au centre du camp, 102 000 pierres rouges, une étoile de David en métal sur chacune d'elle, rendent hommage à ceux qui ne sont pas revenus, comme Anne Frank, morte à 15 ans à Bergen-Belsen. Huit baraquements au moins devraient retrouver leur emplacement d'origine d'ici 2013. Leur retour, financé principalement par l'Etat, devrait coûter 10 à 20 millions d'euros.  « Grâce aux baraquements, ceux de l'époque, pas des reconstitutions, nous voulons retrouver l'esprit du camp », souligne Albert Gilbert. Le camp de Westerbork accueille 400.000 visiteurs par an. »   

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19636&artyd=5

 

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