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06/04/2010

UN METIER DE CHIEN

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Pauvres députés, si dépités de constater dans un nouveau sondage l’incompréhensible désamour des Français ! Ils se demandent pourquoi on les a pris en grippe, ce n’est pourtant pas de leur faute, non ?

 

Le porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé, a délivré cet oracle: «La classe politique ne mérite pas ce jugement. Si les Français savaient le métier de chien que l'on fait, ils changeraient de jugement!»

 

Donc ces pauvres gens font un métier de chien. Ils se sacrifient pour nous, sans rien demander ni recevoir en échange. Et en remerciement, on les boude. Je suis contente de l’apprendre parce que je m’étais complètement fourvoyée : j’avais toujours eu l’impression qu’ils se battaient comme des chiens pour obtenir leur investiture. Voilà, encore une fois, je n’avais rien compris : ils se battent comme des chiens pour parvenir péniblement à faire un métier de chien. Et tout ça pour nous. Pour le pays. J’en ai les larmes aux yeux. Dorénavant, je vais les aimer, ces grands désintéressés, promis juré.

 

Vincent Peillon, le socialiste, est lui aussi d’avis que tout ça c’est la faute des Français, qu’ils ne viennent pas se plaindre ceux-là :   «Les Français n'ont qu'à aller voter! Leur choix passe avant tout par le bulletin de vote».

 

Peut-être que Vincent Peillon a juste oublié un petit point de détail : il parle de choix et de bulletin de vote. Quel rapport ? Parce que moi, je n’en vois aucun et la plupart des gens ont fini par piger aussi : le truc de génie, c’est qu’il n’y a aucun choix. C’est juste un choix virtuel. Pour de rire. Pour faire semblant. Ce n’est pas malin, ça ?

 

D’ailleurs, dans ce sondage, lorsque l’on pose la question qui fâche : pourquoi l’abstention ? il convient de lire attentivement les réponses qui devraient alerter les dépités : 87,4% des sondés s’abstiennent pour trois raisons qui n’en forment en fait qu’une seule et unique : 35,9 sont mécontents, 27,6 pensent que ça ne sert à rien, 23,9 ne se sentent pas représentés.

 

Il en reste 12,6% sous trois rubriques : ne s’intéressent pas à la politique, malades, ou autres.

 

En clair, 87,4% en ont définitivement ras-le-bol de ces politiques qui ont oublié à quoi ils servaient. Je me permets de le leur rappeler :

 

Un député est élu pour représenter ses concitoyens à Paris et pour y défendre leurs intérêts et leurs priorités. C’est exactement le contraire de ce qui est fait à l’heure actuelle puisque le système considère que le député est élu pour aller prendre ses ordres à Paris et les répercuter ensuite dans sa circonscription.

 

Inutile d’aller chercher plus loin les raisons  d’un divorce qui ne s’achèvera peut-être pas à l’amiable, cette fois.

 

 

Source : http://fr.news.yahoo.com/82/20100406/tfr-le-peuple-des-lu...

 

http://www.20minutes.fr/article/395790/France-Les-Francais-votent-une-motion-de-defiance.php

 

dessin de Konk

Commentaires

Plus de cinquante pour cent des français sont conscients que les députés ne les représentent nulllement au parlement ou ils ne font que défendre les intérèts de leurs partis et des puissants lobbys qui les arrosent de leurs mannes. Ils gèrent tout simplement la France comme un conseil d'administration gère une multinationale en ne tenant compte que des intérèts des actionnaires, les employés ne comptent pas et nous sommes ces employés de l'entrprise France en faillite.

Écrit par : NYH | 06/04/2010

NYH n'oublie qu'un détail : 80% de nos lois sont désormais décrétées à Bruxelles. Ce qui fait de nos "députés" des inutiles, voire des parasites à éliminer. Quand le porte-baratin de l'UMP parle de "métier de chien", il ferait bien de parler d'un métier "de son-of-a-bitch", comme disent nos amis anglo-saxons dans leur langage si fleuri... La décence (consensuelle et hypocrite) m'interdit évidemment de traduire, mais les dicos anglo-français sont à la disposition de tous !! Le "métier de chien" rapporte quand même à nos "députés" de fort beaux os à moelle, non ? Et lorsqu'on voit les accommodements qu'ils concluent avec les loups pour assurer leur pâtée, on se dit qu'il doit faire bon être "chien", des fois, non, fût-ce pour mieux couillonner le troupeau de brebis ?

Écrit par : Martial | 06/04/2010

Ah, monsieur Martial, je vais de ce pas élargir, sinon
carrément étirer, vos espaces linguistiques.

Tout bon Québécois sait qu'un "son-of-a-bitch" anglo-
saxon, c'est - selon l'usage local franco-québécois -
un : "enfant-de-chienne", (anglo-saxon, si vous voulez).

Vous remarquerez que le vocable québécois est neutre
quant au sexe de la cible du dit vocable. C'est beaucoup
plus "politiquement correct" que votre citation saxonne
d'un autre âge. Puisque que les Québécois sont censés
être "un peuple sans Histoire" (Lord Durham), je crois
qu'au niveau des insultes, en tout cas, ils ont pris de
l'avance.

Hmmmm quel était donc le sujet? ... ... ... J'y suis !!
La députation "progenitum caninum, nihilibus appreciae".

Claudius Caïus

Écrit par : Claude Jodoin | 07/04/2010

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