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06/04/2010

PETIT TOUR DANS UNE DEMOCRATIE MODELE

Article du Temps de Genève. Edifiant.

« La police religieuse sévit dans les bus

Des «escadrons de la modestie» séparent les sexes et contrôlent la tenue ou le comportement des passagers. Des députés dénoncent un procédé illégal qui prend de l’ampleur.

A la sortie Est de Tel-Aviv, l’arrêt de la ligne d’autobus No 322 à destination d’Ashdod ressemble à une station comme toutes les autres. Sauf que les publicités commerciales ont été lacérées à coups de couteau et que des affichettes imprimées en caractères gras promettent la damnation éternelle à ceux qui ne respecteraient pas les préceptes de la «halakha» (la tradition religieuse juive).

 

«Nous sommes ici devant une ligne d’autobus «estampillée kasher». Elle est majoritairement fréquentée par des religieux, lâche rageusement la présidente du Conseil municipal de Tel-Aviv Yaël Dayan. Cela signifie que la ségrégation des sexes y est pratiquée, avec l’accord des autorités. Les femmes entrent par l’arrière du véhicule et les hommes par l’avant. Ils ne se frôlent pas, ne s’assoient pas l’un à côté de l’autre. Dans certains véhicules, une épaisse couverture tendue au milieu du bus sépare les deux sexes. C’est le retour du Moyen Age.»

 

Soutenue par le Meretz (son parti) et par quelques députés d’autres formations, Yaël Dayan a pris la tête d’une campagne contre «les autobus de l’apartheid». Outre des tours de veille organisés par des laïcs devant les abribus litigieux, des affichettes dénoncent «l’obscurantisme de rabbins fanatiques», tandis que des interpellations seront déposées à la Knesset.

Une quarantaine de lignes dans tout l’Etat hébreu

La ligne 322 est opérée par Connex, une filiale du groupe français Veolia spécialisée dans la desserte de réseaux routiers urbains et interurbains. Mais on en compte une quarantaine d’autres sur l’ensemble de l’Etat hébreu et la plupart sont gérées par Egged, la grande compagnie nationale d’autobus.

 

C’est à Jérusalem et dans la ville ultra-orthodoxe de Bnei-Brak (banlieue de Tel-Aviv) que les autobus «kasher» sont les plus nombreux. Mais l’on en trouve presque partout ailleurs en Israël. A l’intérieur des véhicules, des membres des «escadrons de la modestie» (une milice ultra-orthodoxe) «protègent la pureté» du transport.

 

Recrutés dans les «yeshivot» (écoles talmudiques), ces sbires veillent à ce que les chauffeurs soient mariés et portent la calotte traditionnelle. Parfois, ils autorisent des laïcs à monter à bord, mais ils les tiennent à l’œil.

 

Quant aux femmes, celles dont les vêtements sont jugés «impudiques» et l’attitude «immodeste» sont refoulées. Voire battues. Pour l’heure, une dizaine de dossiers ont d’ailleurs été ouverts par la justice, mais deux condamnations seulement ont été prononcées.

 

Selon le droit israélien, les autobus «kasher» sont totalement illégaux. Mais le ministre des Transports Israël Katz (Likoud) refuse d’intervenir. Il temporise en attendant les conclusions d’une commission d’étude.

 

Pourtant, la ségrégation se répand également sous d’autres formes. Après les trottoirs séparés pour les hommes et pour les femmes apparus en 2008, des supermarchés disposant de portes et de caisses réservées à chaque sexe ont ainsi été inaugurés à la fin de 2009. Un glacier disposant de tables pour hommes et de tables pour femmes a également ouvert ses portes en mars dernier.

«Les fondamentalistes juifs grignotent nos libertés»

 

«Les fondamentalistes juifs – qui représentent environ 20% de la population – grignotent progressivement nos libertés, fulmine la députée travailliste Shelli Yehimovitz. Il ne se passe pas une semaine sans qu’ils n’obtiennent la fermeture de rues à la circulation durant le shabbat, voire l’interdiction d’émissions de télévision sous le prétexte qu’elles promeuvent l’impureté. Si nous ne réagissons pas maintenant, nous ne vivrons bientôt plus à Tel-Aviv mais à Téhéran. Et ce jour-là, il sera trop tard pour faire marche arrière».

 

 

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/d7074bbc-40f2-11df-9212-43b8b8430160|1

11:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

On mesure le degré d'arriération d'une civilisation à son mépris des femmes, de la parfaite égalité de celles-ci en dignité avec les hommes.

Pourquoi tous ces crétins de misogynes talmudiques ou islamiques n'iraient-ils pas jusqu'au bout de leur logique nauséeuse ? Pourquoi ne tenteraient-ils pas de se reproduire entre eux, comme les progrès futurs de la médecine obstétrique le permettront peut-être ? Grâce à cela, ils pourraient se passer enfin des femmes, ces êtres "inférieurs" et "impurs" à leurs yeux... que les peuples évolués seraient trop heureux de récupérer pour leur plus grand profit et de chouchouter comme elles le méritent (ce qui se fait déjà très bien avec les "beurettes" émancipées).

D'une manière générale, un tel mépris, une telle haine des femmes ne peut relever que d'une forme d'homosexualité aussi radicale que refoulée. Ce n'est pas pour rien que les rabbins sont au moins aussi portés sur le viol d'enfants mâles que certains "prêtres" de l'Église conciliaire qui éclipse actuellement l'Église catholique... Mais de cela, la presse ne parle évidemment jamais, tant il est commode et recommandé de taper uniquement sur les catholiques ou ce qui en tient lieu !

Écrit par : Martial | 06/04/2010

"On mesure le degré d'arriération d'une civilisation à son mépris des femmes, de la parfaite égalité de celles-ci en dignité avec les hommes."

On mesure également le degré de décadence d'une civilisation au degré de pouvoir et d'influence de celles-ci au sein de cette même civilisation.

Je regrette de le dire, mais toute l'histoire est là pour vérifier cette constatation.

Écrit par : Fred | 07/04/2010

Nous avons raison tous les deux, Fred. Je n'ai pas plus de respect ou d'affection que vous pour une société qui abandonne tous ses repères au point de confondre les sexes (les "genres", comme disent les imbéciles), de trouver normal que des femmes deviennent commandos ou que des gamines de quatorze ans se baladent le bide à l'air, avec un string en strass qui dépasse de leurs jeans taille basse. C'est l'autre extrême, et nous n'aimons ni l'un, ni l'autre. Ni tchador, ni... bards à l'air !

Mine de rien, je viens de faire un plaidoyer pour le juste milieu de la tradition chrétienne, si ringardisé par ceux qui ont décidé de tuer l'Occident en le ramenant au moyen-âge oriental tout en le faisant tomber en quenouille. C'est-à-dire en le dévirilisant de toutes les manières possibles, histoire de le rendre encore plus vulnérable.

Écrit par : Martial | 07/04/2010

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