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26/03/2010

QUI SERA LE SUIVANT ?

A ce rythme, on peut s’attendre à ce qu’un jour prochain la tour Eiffel soit débaptisée et honorée d’un nom plus conforme aux impératifs du moment.

En tout cas, personne dans la communauté juive ne devrait avoir à se plaindre de Bertrand Delanoë, ci-devant maire de Paris. En voilà un qui connaît ses priorités sur le bout des doigts.

 

Récapitulons rien que sur deux mois :

 

« Sur l’initiative de Karen Taieb, conseillère municipale de Paris, le conseil de Paris a voté mardi 9 février à l’unanimité en faveur de son vœu de dédier un lieu dans le XIIème arrondissement de Paris à la mémoire d’Ilan Halimi. »

 

Début mars, on apprenait que :

 

« La mairie de Paris a en effet décidé de donner le nom du premier des Premiers ministres israéliens à une grande esplanade au cœur de la ville. (…) Le Yediot Aharonot a appris que le président Shimon Pérès a accepté l’invitation personnelle que lui a adressée le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et se rendra le 13 avril prochain à Paris pour participer à l’inauguration de l’esplanade qui se trouve sur les bords de Seine, face au musée du Quai Branly. »

Elle sera dédiée à David Ben Gourion, un grand homme de notre pays, paraît-il.

 

Et attention, ce n’est pas tout. Hier, la lettre du CRIF nous annonce :

« Paris soutient un projet d’espace de mémoire dédié aux résistants juifs de la MOI

 

Henry Battner et Haim Musicant ont représenté le CRIF mercredi 24 mars 2010 à la présentation du projet d’espace de mémoire dédié aux résistants juifs de la MOI à l’auditorium de l’Hôtel de ville de Paris.

 

Les concepteurs du projet, Bernard Frédérick et Max Weinstein, respectivement président et vice-président de l’association « Mémoire des résistants juifs de la MOI », entendent mettre en place, avec le soutien de la Mairie de Paris et de la municipalité du 10ème arrondissement, un lieu « spécifiquement consacré au rôle de l’immigration juive d’Europe centrale dans la résistance française et à la section juive de la MOI ».

 

Cet espace de mémoire se situera au 14 rue de Paradis, siège de l’UJRE, l’un des fondateurs du CRIF pendant la deuxième guerre mondiale et des associations « les amis de la commission centrale de l’enfance » et du « MRJ-MOI ».

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19522&artyd=2

 

Il ne faudrait pas prendre ces histoires de noms de rues ou de lieux à la légère. C’est un sujet qui a toujours tenu à cœur de certains - nous sommes là au coeur du symbole - et la LICRA en particulier a mené des combats acharnés à ce propos, tant du côté des souhaits que des détestations (Alexis Carrel, entre autres, où Delanoë aura l’occasion de se signaler une première fois en tant que maire de Paris). J’ai d’ailleurs consacré un chapitre à cette question dans La France LICRAtisée.

 

15:59 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

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