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10/03/2010

SI CE N’EST PAS DE LA PROVOCATION ….

Ca y ressemble énormément. Ce lundi, « Les autorités israéliennes ont approuvé la mise en chantier de 112 logements en Cisjordanie occupée, dans le cadre d'un projet qui, disent-elles, n'est pas concerné par le gel provisoire des activités de colonisation annoncé en novembre.

L'information a été révélée lundi par le mouvement pacifiste La paix maintenant, quelques heures avant l'arrivée à Jérusalem du vice-président américain Joe Biden.

L'approbation de ce chantier dans la colonie de Beitar Ilit montre que le moratoire de dix mois annoncé en novembre par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sous la pression de Washington est une "supercherie", a réagi Saëb Erekat, négociateur palestinien en chef.

Le chef du gouvernement israélien avait alors précisé que ce moratoire ne concernait pas les projets en cours et le ministère de la Défense assure que c'est le cas de celui de Beitar Ilit, approuvé selon lui par le précédent gouvernement. »

Le jour suivant, hier mardi, « Israël a approuvé la construction de 1.600 nouveaux logements à Jérusalem-Est, a annoncé le ministère de l'Intérieur mardi, alors que le vice-président américain Joe Biden achevait une visite de deux jours dans l'Etat hébreu pour relancer les négociations de paix israélo-palestiniennes. »

Eh bien, il paraît que c’était « une bourde ». D’avoir fait ces annonces durant l’auguste visite, pas d’avoir approuvé les constructions.

 

« Un ministre du gouvernement israélien a présenté mercredi des excuses après l'annonce d'un projet de construction de 1.600 nouveaux logements dans une zone de Cisjordanie occupée, plan condamné par le vice-président américain Joe Biden en visite en Israël.

 

"Cela n'aurait pas dû se produire durant une visite du vice-président américain", a déclaré Isaac Herzog, ministre de l'Aide sociale. "Cela constitue un réel embarras et nous devons maintenant présenter nos excuses pour cette grave bourde", a-t-il ajouté sur la radio de l'armée.

 

L'annonce du projet de construction de nouveaux logements pour des colons dans une zone annexée à Jérusalem a provoqué un vif mécontentement de la part de Joe Biden, en visite pour tenter de relancer les discussions de paix au Proche-Orient.

 

Des responsables palestiniens ont indiqué que ce plan de construction de nouvelles habitations dans le quartier de Ramat Shlomo près de Jérusalem pouvait anéantir toute perspective d'une reprise du dialogue.

 

Le chef des négociateurs palestiniens a précisé que ce sujet sera au centre des entretiens que Biden doit avoir avec le président Mahmoud Abbas lors d'une entrevue dans la journée. Ce responsable a ajouté qu'Abbas va demander à Biden de faire pression sur les Israéliens afin qu'ils renoncent à ce projet.

 

Joe Biden et son épouse Jill sont arrivés avec 90 minutes de retard à un dîner donné mardi soir en leur honneur par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et sa femme Sara.

 

"Sincèrement surpris"

 

Ce contretemps a été interprété comme un signe de la mauvaise humeur du vice-président américain qui, selon des conseillers de Netanyahu, a été surpris par l'annonce faite mardi par le ministère israélien de l'Intérieur dirigé par le parti ultraorthodoxe Shas, membre de la coalition gouvernementale.

 

"Je condamne la décision du gouvernement d'Israël de projeter de nouvelles unités de logement à Jérusalem-Est. La substance et le moment de cette annonce, en particulier avec le lancement des négociations de proximité, est justement le genre de mesure qui sape la confiance dont nous avons besoin en ce moment précis", a dit Biden dans une déclaration écrite.

 

"Des messages ont été adressés à Biden et aux Américains pour signifier qu'il n'y avait aucune intention de le mettre en porte-à-faux", a expliqué un haut responsable israélien. "Nous avons été sincèrement surpris, aussi surpris que les Américains", a-t-il poursuivi.

 

Le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu, n'a toutefois pas pris position pour revenir sur la décision du ministère de l'Intérieur. (…)

 

"Israël n'est intéressé ni par les négociations, ni par la paix", a estimé Nabil Abou Rdainah, conseiller de Mahmoud Abbas, ajoutant que le projet du quartier Ramat Shlomo "conduira à une obstruction des négociations". »

 

 

Source: http://www.juif.org/go-news-123085.php

 

17:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Je me demande honnêtement quelle espérance il nous reste. Bon sang, pourquoi voyons-nous clair. On ferait mieux de profiter bêtement de la vie, plutôt que d'être lucide.
Tiens, par exemple, allons gaiement au ciné voir Elmaleh dans son dernier numéro comique, le sketch de "la Rafle" ! ...Ah bon, c'est pas comique ? De quoi ça parle alors ? Ah, j'ai pigé ! De la rafle des terres palestiniennes par les colons israéliens...Non plus ? ...ah ben, je vois pas...je donne ma langue au chat !

Écrit par : Le Goff | 10/03/2010

Bien sûr que c'est une provocation ! Non seulement en direction des Palestiniens, mais aussi et peut-être surtout à l'adresse des États-Unis. Netanyahu est en effet très bien placé pour savoir combien l'économie et les finances des États-Unis dépendent du bon vouloir des hautes banques de la diaspora ! Le message semble clair, mais c'est peut-être du bluff : "Voyez le cas que l'on fait de vous et de vos avis ; de même que nos pouvons nous passer de vos conseils pour poursuivre la colonisation de la Cisjordanie, nous pouvons aussi bien vitrifier l'Iran sans votre feu vert et même sans votre appui... La houtzpah, toujours !! Et on ne sait jamais : "sur un malentendu, ça peut marcher" !

Écrit par : Martial | 10/03/2010

Ce processus de paix qui dure depuis plus de cinquante ans commence a durer, en réalité c'est un véritable calvaire, et on sait comment ça a finit la dernière fois, à Jérusalem justement!

Écrit par : NYH | 10/03/2010

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