Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/03/2010

TURCOPHILIE GENEVOISE

images.jpg

Voici un éditorial paru ce jour dans Le Temps de Genève, journal « progressiste » s’il en est, qui tresse des couronnes de lauriers à la Turquie. Apparemment, ces gens-là regrettent de ne pas faire partie de l’Union européenne à seule fin de pouvoir en faciliter l’accès aux Turcs. Les mêmes s’étaient déjà tordu les mains de désespoir lors de la votation contre les minarets. 

Le paragraphe sur les progrès phénoménaux qu’auraient accomplis les Turcs ne manque pas d’intérêt. Et alors ? Même si ces arguments étaient vrais – et ils sont très exagérés – ce serait tant mieux pour le peuple turc. Et ça n’en ferait toujours pas un pays européen. Sans compter que tout pays « charnière » qu’il est, le génocide arménien est une réalité historique et non une vue de l’esprit. Reconnaître cette réalité historique pour ce qu’elle est ne signifie nullement « tourner le dos » au pays. Bizarre quand même comme certains massacres sont toujours mis sur le tapis de façon obsessionnelle et d’autres systématiquement pardonnés d’avance.

« Soutenir l’Irak, sans oublier la Turquie

Le moment serait très mal choisi pour tourner le dos à ce pays charnière 

Jean-Claude Péclet

 

Quand les Irakiens rêvent à haute voix d’une vie meil­leure, d’un Etat résistant aux ingérences étrangères tout en pacifiant ses relations avec ses voisins, d’une démocratie en voie de consolidation, ils citent souvent le même exemple: la Turquie.

 

Or voilà qu’au moment où les Etats-Unis croisent les doigts pour que les élections de ce week-end renforcent les fragiles institutions irakiennes, une commission de la Chambre des représentants adopte une résolution qualifiant de «génocide» les massacres d’Arméniens en 1915, provoquant le rappel de l’ambassadeur turc à Washington.

 

Sur la question de fond, les autorités turques devront bien accepter tôt ou tard que leur population s’informe et débatte librement du tragique chapitre historique de l’Empire ottoman, au lieu de pourchasser les intellectuels qui amorcent ce travail de mémoire. On voit l’hésitation d’Ankara après l’accord avec l’Arménie décroché de justesse en octobre 2009, grâce aux bons offices suisses. Pour l’instant, c’est un pas en avant et deux en arrière. Il faut maintenir, augmenter peut-être la pression amicale pour que ce soit l’inverse.

 

Sur l’opportunité de montrer la Turquie du doigt en revanche, il y a de quoi s’interroger. Voilà un pays qui a accompli en une décennie des progrès considérables. Outre l’établissement de relations diplomatiques avec l’Arménie mentionné plus haut, il a ouvert la voie à la résolution du long conflit avec les Kurdes, levé le tabou sur l’avenir de Chypre, réformé son économie, répondu sans sourciller aux exigences de l’Union européenne en vue d’une adhésion qui reste l’objectif stratégique du gouvernement islamiste modéré.

 

Qu’a obtenu la Turquie en échange? Pas grand-chose. La France et l’Allemagne ne cachent même plus leurs réserves face à la candidature turque. L’Union européenne n’a rien à dire sur le bras de fer qui se joue actuellement
à Ankara entre l’armée et le pouvoir politique. Les Etats-Unis non plus d’ailleurs.
L’attention de Barack Obama est absorbée par les problèmes internes et par la chasse
aux talibans en Afghanistan et au Pakistan.

Or, s’il y a un espoir de stabilisation au Proche-Orient, il passe bien sûr par l’Irak, mais aussi – surtout – par la Turquie. Le moment serait très mal choisi pour tourner le dos à ce pays charnière. »

 

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/265405b6-289d-11df-adb9-1451c27f8520/Soutenir_lIrak_sans_oublier_la_Turquie

Commentaires

Ce ne sont pas des généraux turcs qui ont procédé au nettoyage ethnique mais probablement des généraux donmeh c'est-à-dire de crypto juifs vivant en Turquie et membres des Jeunes Turcs.
Donc acte.

Écrit par : Le passant ordinaire | 06/03/2010

Mon helvétophilie quasi compulsive admet une exception de taille : Genève, patrie de la terreur "réformiste" et de l'imbécillité rousseauiste. Genève n'est pas plus la Suisse que Paris n'est la France. Heureusement pour ces deux nations !...

Écrit par : Martial | 06/03/2010

Oui, à l'origine du mouvement Jeunes Turc, il y a une loge franc-maçonne laîque et républicaine très reconnaissable par ses mots d'ordre et son style. Le Arméniens jouaient un rôle prépondérant dans la finance, le commerce et la diffusion de la culture occidental en Turquie, mais c'était des chrétiens. Le génocide les a mis hors jeu.

Cependant, le rôle des parlements nationaux est de faire des lois applicable dans un pays, pas de faire des grandes déclarations sur des événements historiques qui se sont déroulés dans d'autres pays et à d'autres époques.

Il est toujours très facile de faire des reconnaissances fracassantes de fautes dans lesquelles on n'est pas impliqué.

Par contre reconnaître que l'invasion de l'Irak a déjà provoqué la mort d'1 million de personnes...

---------

Rien n'interdit ceux qui aiment les Turcs et leur civilisation, d'aller s'établir en Turquie.

Écrit par : le défenseur de C L-S | 06/03/2010

Les commentaires sont fermés.