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02/03/2010

TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR ...

Article Yerouchalmi avec autorisations gouvernementales

 

"Israël et la Bombe atomique

 

Enfin comprendre !"

bomb2b.jpg

 

 

"Après la Shoah et Hiroshima, dans un contexte de nette infériorité en nombre face aux arabes hostiles de la région, Israël a misé sur la bombe pour éviter les risques d’un second Holocauste.
Israël est ainsi devenue la 6ème puissance nucléaire mondiale (après USA, URSS, France, GB, Chine et bien avant Inde, Pakistan ou Corée du Nord).
Tout savoir sur ce programme et ses origines, ses opposants et contributeurs...

1. Grandes étapes du Nucléaire israélien

 

  • Le programme nucléaire israélien est lancé en 1949 par Ben Gourion, sans les USA, hostiles à la nucléarisation d’Israël. Dès 1954, le programme prend vraiment tournure avec des budgets conséquents et en étroite coopération avec la France dans une phase de recherche appliquée.
  • Après l'indépendance algérienne de 62 et des essais nucléaires concluants, de Gaulle estime qu'il n'a plus besoin des Israéliens pour faire progresser la recherche. Les USA prendront la suite de la France. 
  • Israël a procédé à un essai souterrain dans le désert du Néguev en 63 et à des essais non-nucléaires en 66 puis, dès septembre 79, à un essai sous-marin dans l'Océan Indien d’une Bombe de 3 KT avec support sud-africain (le satellite US Vela avait décelé un double flash).

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Capacités nucléaires israéliennes

 

  • Israël dispose d'une centaine d’armes nucléaires actives et autant de passives, outre la possibilité de fabriquer 200 bombes à tout moment. Ce stock a démarré peu avant la guerre des 6 jours en 67 (avec 2 bombes prêtes à être lancées en juin 67 et 13 bombes atomiques de 20 Kilotonnes à la Guerre du Kipour).
  • Dimona est un réacteur de type IRR-2 40-150MW et Soreq dispose d’un réacteur IRR-1 5MW. Dimona fabrique, outre le plutonium, les tritium et deuterium essentiels à la Bombe H et, après transport hautement sécurisé, ses produits sont assemblés à Haifa. Dimona est défendue par des batteries de missiles Patriot.
  • Israël possède les missiles porteurs (Shavit et Jericho*dérivé de technologies Dassault) ainsi que les vecteurs - avions (bombardiers F15/F16) plus sous-marins (3 Dauphin anaérobies avec l’aide… allemande !)  capables de lancer ses bombes atomiques. *Israël dispose de nouveaux Shavit (charges utiles (CU) 400 & 800 Kg), de 50 à 100 missiles Jericho1 (portée 500/1000 km, CU 0,5T), de 50 Jericho2 (portée 1500km, CU 1T), et bientôt des Jericho3 (portée 5000km, CU 1T).

 

2. Aides étrangères au nucléaire Israélien

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France & USA ont été des acteurs clés, mais

  • les Anglais ont aussi aidé Israël : centaines de livraisons secrètes (échantillons d'uranium 235 puis plus tard de plutonium et du lithium-6 hautement enrichi. pour accélérer les réactions de fission et servir de carburant à la Bombe H), envoi de 20 tonnes d'eau lourde pour le démarrage de Dimona par le biais de la Société norvégienne Noratom.
  • l’Afrique du Sud a fourni des matériaux fissiles vers 1975 et un support naval, en échange de technos israéliennes.

 

Comment la France a aidé Israël pour la bombe

 

- La France et Israël disposent d’uranium et d’eau lourde. La France sait extraire du plutonium de ses réacteurs, et surtout avec un brevet français (Saint-Gobain), le raffiner. En outre la France sait construire des piles et des réacteurs et exporter ingénieurs et matériels. La France est donc en avance sur Israël. Encore faut-il qu’elle accepte d'aider Israël.

 

- Dans les années 50, la France et Israël sont en étroite collaboration  face à un monde arabe hostile représenté pour la France par l’Egypte et par l'indépendantisme Algérien : stratégie et tactique communes, entraînements communs, échange de chercheurs et d’officiers logés dans les Centres nerveux.

Objectifs annexes de la France :
        - laver la honte de la Collaboration en aidant les ex-victimes juives du nazisme
        - bénéficier des secrets US auxquels les israéliens sont supposés avoir accès
        - de surcroît, des amitiés personnelles lient aux travaillistes israéliens, le socialiste Guy Mollet
et le général Kœnig.
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- C’est Shimon Pérès qui est le véritable architecte de ce programme et sans sa volonté très déterminée et sans son immense talent diplomatique, Israël n’aurait jamais eu la Bombe atomique !
     Dès 53, ce jeune DG de 30 ans (!) du Ministère de la Défense, aidé par Joseph Nahmias, délégué spécial de la défense israélienne, pilote la coopération franco-israélienne. 
     Son contact est le 'Dir Cab' de Bourgès-Maunoury, Ministre de l'Intérieur,  Abel Thomas, sioniste militant (son frère Pierre est mort à Buchenwald). La séduction passe, la coopération est totale : Thomas lui fournit tous les contacts nécessaires et un bureau au sein même du... Ministère de la Défense ! 
    

En 56, coup de chance avec Bourgès-Maunoury (1914-93), qui est nommé Ministre de la Défense de Guy Mollet.
Une étroite coopération s'amorce.

Les accord officiels de programme conjoint franco-israélien sont signés fin 57 (pour Israël, financés par des fonds secrets et supervisés par Pérès). En vue des travaux de la Centrale Nucléaire de Dimona en 58, la France envoie plus de 1000 ingénieurs et techniciens spécialisés auprès des 2000 employés du Colonnel Manes Pratt de Tsahal, et fournit les pièces sensibles :

  • le réacteur nucléaire de 24 MWts puis de 40 MWts,
  • une usine souterraine de séparation isotopique
  • le Mirage III, un avion de combat à réaction des usines Marcel Bloch-Dassault (1892-86), amoureux d’Israël malgré sa conversion au catholicisme. Dassault véritable héros d’Israël, contreviendra aux ordres de de Gaulle entre 60 et 67 et livrera ses commandes à Israël au nez et à la barbe du Général et avec la complicité du Ministre de la Défense.

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USA, Bombe israélienne, assassinat de Kennedy

 

A l’issue de l’aide française en 63/64, l'usine de Dimona est terminée et Israël a ce qu’il faut pour disposer de bombes atomiques à la veille de la guerre des Six-Jours en 67.
Kennedy, alerté et dûment informé par la CIA, s’oppose violemment au programme atomique israélien et restera furieux de l’échec des visites de ses inspecteurs à Dimona.
De plus, en 1963, les USA fourniront au nez et à la barbe de Kennedy, 4 Tonnes d’eau lourde pour le démarrage du réacteur de Dimona avant qu’Israël ne parvienne à détourner de Pensylvanie, des centaines de kilos d’uranium hautement enrichi.

Kennedy est assassiné juste à la veille de stopper ces programmes, conduisant d’aucuns à soupçonner une participation israélienne à son mystérieux assassinat.
     Johnson son successeur est théologiquement un ami des juifs et fera tout, à l’inverse de son prédécesseur, pour aider Israël à disposer du nucléaire.
     Nixon, Kissinger and co seront, après écoute bienveillante des arguments israéliens, sur la même ligne.

A la demande des USA, la position officielle d’Israël est de ne pas reconnaître qu’elle est une puissance nucléaire. Comme l'Inde et le Pakistan, Israël n'étant pas signataire du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) n’est soumis, contrairement à l’Iran signataire, à aucun contrôle.

 

3. Personnalités israéliennes du nucléaire

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Les anti-nucléaires

  • Yigal Allon, vice 1er Ministre en 68 et Ministre des affaires étrangères (69-74).
  • Pinhas Sapir (1909-1975), polonais du Mapai et Ministre de l’Industrie (55-63) puis de Finances (68-74) le seul Ministre à s’opposer à l’option nucléaire et à Dimona.
  • Israel Galili, russe codirigeant de la Haganah (47-48) puis membre de tous les cabinets ministériels jusqu’en 1975.
  • Eliezer Livneh, député communiste du MAPAI (années 50) avant d’en être exclu ; il fonde le mouvement antinucléaire israélien en 1962. 
  • Yeshayahou Leibovitz (1903-94) philosophe et fondateur du judaïsme orthopraxe, réputé pour ses positions atypiques sur tous les sujets.

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Les pères de la Bombe israélienne
(ordre décroissant d’importance)

 

 

  • Shimon Pérès est réellement le véritable architecte et père de ce programme : sans sa volonté très déterminée et sans son immense talent diplomatique, Israël n’aurait jamais eu la Bombe !
  • David Bermann (1903-75) chimiste né en RFA qui dirigeait le CEA israélien créé en 52 et la Recherche au Ministère de la Défense, restera l’avocat le plus déterminé de la nucléarisation d’Israël pour « que nous ne soyions plus jamais des moutons menés à l’abattoir ». Il parvient à fournir à Israël 2 éléments clés : extraire l’uranium du Neguev et un nouveau procédé de production d’eau lourde.
  • Manes Pratt (né en 1911) ingénieur et Colonel né en Pologne a construit le réacteur de Dimona et en a dirigé les énormes équipes jusqu’en 1966. 
  • Marcel Bloch-Dassault (1892-1986)

 

  • suivis de :

 

  • Yevgueni Ratner (1909-77) fondateur du département de physique à l’Armée puis de Rafael, le premier chef du projet nucléaire israélien.  
  • Israel Dostrovsky (né en 18), grand chimiste, dirigera le CEA israélien (65-71); puis l’Institut Weitzmann (71-75). 
  • Shalheveth Freier (1920-94) physicien né en Allemagne recueille à Paris les secrets français (1956-60) puis dirigera le CEA israélien (71-76) à la suite de Dostrovsky.
  • Zvi Lipkin (né en 1921). Physicien américain entré en Israël en 1950 est envoyé au CEA de Saclay recueillir nombre de secrets français (1953-58). 
  • Joseph Nahmias, délégué spécial de la défense israélienne aide Shimon Pérès à établir ses 1ers contacts. Il fut le N°2 de la 1ère Police d'Israël et sera l'ambassadeur d'Israël au Brésil.
  • Amos De Shalit (1926-69) grand physicien israélien est envoyé aux USA en 1949 et dirige à son retour le Département de Physique Nuclaire du Weitzman Institute (54-64). 
  • Israel Pelah (1923-82) grand physicien, né en Pologne et envoyé en 49 à l’étranger pour se spécialiser, est le père du réacteur de Soreq. 
  • Yoel Racah (1909-65) Né en Italie, Professeur de physique nucléaire théorique et fondateur de cette science en Israël."

 

Source: http://yerouchalmi.web.officelive.com/BombeIsrael.aspx

 

Des petits malins, ces Israéliens ... Heureusement que Kennedy est mort pile au bon moment et que son successeur était plus accomodant ... Sans ces circonstances hautement favorables, bien des choses auraient été différentes ...

15:59 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Mais pourquoi diable Israel aurait-il peur d'un nouveau lolocoste ?

Des raisons existent-elles pour qu'on s'en prenne à cette "démocratie unique au Moyen-Orient" ?

Tout le monde sait qu'Israel n'a rien fait de mal. C'est juste une haine irrationnelle qui pousse les arabes à anéantir les israéliens.

Les jaloux !

Écrit par : Serpico | 02/03/2010

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