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14/02/2010

TEMOIGNAGES...

Deux témoignages récents trouvés sur le site du CRIF :

 

« Le CRIF et les amis européens d’Israël : pour que l’Europe se souvienne d’Auschwitz

 

Les Amis Européens d’Israël (European Friends of Israel ou EFI) et le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF), ont organisé, les 26 et 27 janvier 2010, leur 3e mission annuelle à Auschwitz à l’occasion du 65ième anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination.

 

EFI a été créé en 2006 à l’initiative de députés européens et de parlementaires nationaux siégeant dans l’ensemble des vingt sept pays membres de l’Union européenne. Son objectif est de renforcer la compréhension mutuelle et les relations entre l’Europe et Israël dans un esprit de dialogue et d’ouverture.

 

Sous la bannière d’une « Europe unie dans la lutte contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme », plus de deux cent cinquante participants, dont une centaine de parlementaires et d’eurodéputés représentant trente-trois pays, ont participé à ce voyage de la mémoire dédié aux millions de victimes de la barbarie nazie.

 

Venus des quatre coins de l’Europe et d’Israël se recueillir sur les décombres de l’un des plus grands crimes de toute l’histoire de l’humanité, les parlementaires entendaient manifester leur fidélité au devoir de mémoire à l’heure où les témoins disparaissent peu à peu et où les discours de haine et de négation du génocide juif se propagent jusqu’au sommet de certains Etats.  (…)

  

Les délégations ont parcouru le camp de concentration d’Auschwitz I entouré de ses fils barbelés et de ses sinistres blocks de briques rouges dans lesquels furent internés, asservis et assassinés, prisonniers de guerre, opposants politiques et les « éléments asociaux », vocable nazi désignant au premier chef les Juifs, les Tziganes, les prostituées, les homosexuels et les handicapés.

 (…)

  

Le point d’orgue de ce parcours fut la visite du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz II (Birkenau). Situé à 3 km d’Auschwitz I, à l'emplacement du village de Brzezinka (Birkenau en allemand), ce camp fut le lieu de la mise en œuvre de « la solution finale de la question juive », c’est-à-dire de la mise à mort systématique et à l'échelle industrielle de plus d’un 1,1 million d’hommes, de femmes et d’enfants, juifs dans leur immense majorité. C’est l’effroi et l’épouvante qui ont saisi les délégations de parlementaires venues se recueillir devant les ruines des chambres à gaz détruites par les nazis afin d’effacer les traces de leur crime, privant ainsi leurs victimes de sépulture.

 

Les parlementaires ont achevé leur visite par la « rampe des Juifs » (Judenrampe), la voie ferrée dont les rails parvenaient jusqu’à l’entrée du camp de la mort. Les Juifs y subissaient la « sélection » à leur arrivée au terme d’un voyage exténuant passé dans l’obscurité suffocante des wagons à bestiaux où nombre d’entre eux moururent de soif, de faim, de maladie ou encore d’asphyxie.

 

Cette « sélection » arbitraire scellait le destin tragique des victimes. Elle condamnait d'un côté les faibles, les personnes âgées, les malades, les femmes enceintes, les enfants, les handicapés, à une mort immédiate dans les chambres à gaz ou dans les fours crématoires dans lesquels les suppliciés furent brûlés vivants. De l'autre, elle destinait les adultes les plus valides (en théorie à partir de 15 ans) à une mort lente mais certaine, par un travail forcé harassant et absurde. (…) »

 

 

Source : http://209.85.229.132/search?q=cache:GSLqRbjHRksJ:www.cri...

 

 

« 27 janvier 2010 : Raphaël Feigelson, le Français qui a conduit les Russes à Auschwitz

 

Fils d’un marchand de machines à coudre parisien originaire de Lituanie, il avait, résistant, été arrêté à Toulouse, puis déporté à Auschwitz. S’étant évadé, il a permis la libération du camp. Les Soviétiques l’ont surnommé le « Franzouski Partizan ». Le 27 janvier 1945, Raphaël Feigelson a guidé jusqu’à Auschwitz une unité soviétique de la 97e division de la 60e armée du 1er front d’Ukraine. Un titi parisien du Ve arrondissement qui, malgré ses presque 19 ans, avait déjà l’expérience de quatre années de résistance active et de six mois derrière les barbelés du camp de la mort.

(…)

 

Il poursuit : « Le 27 janvier 1945, jour où je suis revenu à Auschwitz avec les soldats soviétiques, était un samedi. Dieu m’a fait porter les armes le jour de shabbat, ce qui est interdit, afin d’empêcher que ne soient détruites les preuves de ces atrocités et que l’on sauve les quelques rescapés qui restaient. »

 

(…)  Parti de Drancy le 31 juillet 1944, son convoi, le 77, arrivera à Auschwitz le 3 août.

 Raphaël Feigelson est affecté à un commando qui trace des routes, à un autre qui pose des canalisations, à un troisième qui déterre les bombes n’ayant pas explosé, à un commando disciplinaire d’où l’organisation clandestine de résistance parvient à le faire muter à la « vieille-désinfection », un commando contrôlé par ses amis chargés de désinfecter les vêtements des nouveaux arrivants. « Dans notre block, nous planquions des armes en prévision d’une évasion collective. Elle n’a jamais eu lieu. Le 7 octobre, les SS ayant investi le “Sonder Kommando”, celui des chambres à gaz. »

 

Lorsque les SS commencent à évacuer Auschwitz, entraînant les survivants dans d’épouvantables marches de la mort, les résistants reçoivent l’ordre de se cacher et d’attendre l’arrivée des partisans polonais. « Ils ne sont jamais venus. En revanche, c’est un commando spécial SS qui s’est pointé. Sa mission : détruire toute trace des horreurs commises par les nazis et transformer le site en un banal champ labouré. » Pour Raphaël Feigelson et ses camarades, il faut à tout prix les en empêcher. « Le 21 janvier, nous avons découpé une ouverture dans les barbelés qui n’étaient plus électrifiés. On a pris des draps blancs, des vêtements chauds, des armes, et on est parti en direction du front. On a marché, marché. C’était la confusion la plus totale. Nous étions au beau milieu des combats. Obus allemands, orgues de Staline soviétiques, ça tombait de tous les côtés. »

 

Enfin, ils rencontrent des soldats soviétiques. Ceux-ci les prennent pour des espions. « Ils ont immédiatement voulu nous fusiller. J’ai interpellé leur officier : “Ya Franzouski Partizan.” Remarquant que je parlais à mes copains en yiddish, il m’a demandé : “Du bist yid ?” (tu es juif ?). Lui aussi était juif. Je ne pouvais donc pas être un nazi et encore moins un espion. Je lui ai raconté Auschwitz, les chambres à gaz, les fours crématoires. Il était impensable de laisser les SS raser les installations. Il fallait que le monde sache ce qui s’était déroulé là : le plus grand massacre de toute l’histoire de l’humanité. »

 

Auschwitz ne figure pas sur le plan d’offensive de l’officier de l’armée rouge. Convaincu par Raphaël Feigelson, il modifie son ordre de route et atteint Auschwitz le 27 janvier. « Il restait environ trois mille déportés dans le camp, malades, trop faibles pour bouger. Surpris par l’arrivée des Soviétiques, les Allemands n’ont eu le temps ni de les éliminer, ni de détruire les preuves de leur entreprise d’extermination. » Après la libération d’Auschwitz, Raphaël Feigelson participera avec les Soviétiques au « nettoyage » de la région. Puis, en uniforme de l’armée rouge, prendra à Odessa un bateau anglais pour Marseille et retrouvera ses parents à Paris en avril. »

 

Source : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid...

18:53 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Bien équipé comme était notre héros, Mister FEIGELSOHN avait sans doute aussi subtilisé un appareil photo ou une caméra à ces c..s d'Allemands.

Si ce n'était pas le cas,avec ce sens époustouflant de la débrouillardise qui semble le caractériser, il a dû en emprunter aux soviétiques, puisqu'ils lui accordaient un soutien remarquable.

Donc, on va peut-être enfin avoir des photos ou des films de toutes les installations...

Écrit par : ELSASSLAND | 14/02/2010

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