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14/02/2010

QUELLE MANIE AUSSI, DE VOULOIR ETRE SUR FACEBOOK …

Nous parlions il y a une semaine de l'affreuse « mésaventure » survenue à l’immense Yann Moix : son vidage de Facebook. Je voudrais tout de suite vous rassurer, et rassurer ses 3 300 amis : son compte a été prestement rétabli. J’ai trouvé sur le site ActuaLitté, sous la plume de Andy Verol, un excellent article sur le sujet, que voici :

 

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« Yann Moix, réhabilité, Antonin Artaud, viré, de Facebook…

 

Ce qui suit n’est pas un appel à l’insurrection, ni même un article dénonçant une pratique honteuse régie par les réseaux dits « sociaux ». Il s’agit surtout de faire le point sur des outils de communication complètement cadenassés, verrouillés, tenus par de lamentables fourvoyeurs de la liberté d’expression.

Il y a quelques jours, le réalisateur et écrivain Yann Moix, un provocateur propre sur lui, un chroniqueur risible officiant pour l’immonde Figaro, s’insurgeait, vociférait dans la presse, indiquant que son compte Facebook avait été supprimé, suite à la diffusion d’un extrait de son prochain livre-démago, La Meute, où il mollardait sur un pays entier, un peuple, le montrant du doigt, globalisant et le balançant dans la fosse à purin antisémite.

Yann a de l’esprit, et Yann a de la colère. Yann voulait montrer qu’il était le plus fervent défenseur de Polanski, tentant de prouver que le réalisateur était assigné à résidence parce que les Helvètes n’étaient que d’immondes antisémites, et ce, bien entendu, depuis la Seconde Guerre mondiale… Yann, génie grand public et copain des péquenots rebelles du XVIe et autres Versailles, globalisait, à la manière d’un Joseph Arthur de Gobineau, inspirateur de la solution finale hitlérienne, tout un peuple, les Suisses qu’il avait classés dans ce texte bourrin et débile, dans le camp des tous-des-grands-méchants-antisémites… Cet extrait, d’abord relayé sur le site du calamiteux, mais non moins usurpateur philosophe BHL, portait dans son ventre plein de haine, le germe d’un buzz internet potentiel. Yann, parfois pas plus malin qu’un sosie de Cloclo, a donc diffusé ce morceau de livre, sachant que cela créerait un « scandale » contrôlé, décidé, engendrant un bordel médiatique favorisant la vente de ce sans-doute navet.

Bref, l’extrait était alors signalé par quelques corbeaux virtuels - choquée par la xénophobie flagrante qui se dégageait du texte - et illico, le compte de Yann Moix était suspendu, supprimé, désactivé. C’est alors que le buzz foiré a envoyé l’auteur dans les cordes. Lamentable, vexé, il s’est alors écrié qu’il était « le premier écrivain au monde » à avoir connu la censure Facebook ! Eh ben voyons… Très vite, il est soutenu par ses potos de Canal +, ces pseudo-impertinents au service du vide, ainsi que quelques neuneus de la presse… Et un ministre de la Culture assourdissant. Légère secousse… inutile, puisque Facebook rétablissait son compte en début de semaine.

À titre personnel, j’ai été supprimé douze fois de Facebook de façon définitive depuis août 2008 (la 12e suppression étant survenue le 10 février 2010 en soirée), m’obligeant à recréer un compte à chaque fois. Et je ne suis pas le seul dans ce cas-là. Des dizaines, des centaines de scribouillards sont ainsi virés sans préavis de ce réseau dit « social ».

La raison de ces suppressions ? Les signalements anonymes d’utilisateurs de Facebook. Ce principe de dénonciation anonyme façon IIIe Reich, régime de Vichy, de Roumanie, de RDA, du Chili de Pinochet et lois sécuritaires pseudo-anti-terroristes est en fait un principe détaillé dans la charte d’adhésion au réseau Facebook selon les termes et la procédure qui suivent :

 

Que se passe-t-il lorsque je signale un utilisateur ?

Sur Facebook, tous les rapports d’abus sont confidentiels. L’utilisateur que vous signalez ignore que vous êtes à l’origine de cette action. Facebook examine ces rapports et détermine si le contenu incriminé doit ou non rester en ligne, conformément aux Conditions d’utilisation. Dans certains cas, la prise de mesures plus sévères s’impose. Par exemple, les utilisateurs qui enfreignent nos Conditions d’utilisation à plusieurs reprises peuvent se voir exclus définitivement du site.

Cependant, tous les contenus signalés ne sont pas forcément retirés. Un administrateur de Facebook examine chaque rapport afin de décider de la réponse appropriée. Lorsqu’aucune infraction de nos Conditions d’utilisation ne s’est produite, il n’y a pas lieu de prendre de mesure supplémentaire.

Tout est dit. Qui s’inscrit à ce réseau, s’expose au signalement. Yann Moix aurait dû le savoir, et surtout, plutôt que de rester assis sur son bidet en or, il aurait pu se renseigner et se soucier d’une réalité que bien plus d’écrivains et penseurs qu’il n’imagine ont subi depuis la création de Facebook, mais aussi de celle de toutes les plateformes de blogs, et réseaux sociaux de tous ordres.

Si l’on retire les mentions légales (interdiction des propos racistes, de l’apologie de la pédophilie, etc.), ces entreprises commerciales qui font des solitudes, des besoins de rencontre et de sexe de chaque être humain doté d’une connexion internet et d’un ordinateur, un fond de commerce très juteux, sont aussi des censeurs et des « contrôleurs » de ce qui est artistiquement acceptable. On autorise l’exposition de photos festives et presque dénudées d’une adolescente, mais on interdit un texte qui emploie un style, qui dénonce, qui exprime.


Et c’est pour cette raison que je ne lâche jamais. Je continuerai à m’inscrire, à l’infini, fort maintenant de milliers de contacts (surpassant largement les quelques 3000 « amis » dont Moix se targue), je compte démontrer, et ce, de façon littéraire, que ces dits réseaux sociaux, ne sont que des plaques tournantes de la censure mutualisée, participative, engendrée volontairement par une vindicte d’abrutis citoyens. Je compte encore et encore sévir là où l’on donne la parole à la majorité acceptable et où l’on fait taire ceux qui veulent mettre le doigt sur une réalité inacceptable : les entreprises Facebook, Myspace, Blogspirit, Google, Twitter, et des dizaines d’autres ne sont que des réseaux de contrôle privés aux mains des puissants et leurs pauvres cruches de citoyens râleurs, mais soumis.

J’en viens à la pénible réalité de notre époque où la « pire saloperie » (comme dirait le vieil imposteur Séguéla) que l’homme ait inventée, Internet, sert de plateforme d’expérimentation pour un contrôle global de la population.

Car systématiquement mes comptes Facebook (12 au total), Myspace (avec près de 12 000 contacts provisoirement rayés de la carte), blogs (
supprimés sans justification, mais sur la base de textes de fiction) ont été effacés de la carte internet sur dénonciations, ou le contrôle débilitant de modérateurs, sur des textes purement littéraires, d’expression libre, insoumise et défiant la merde établie qu’ils appellent l’ordre…

Si certains auteurs gigantesques tels que Lautréamont, Sade ou Artaud avaient vécu ici, maintenant, auraient-ils bénéficié d’un meilleur sort ? Non… Ils auraient été virés de la même manière, aussi abruptement par des crétins payés à lisser le monde pour le compte de puissants gavés jusqu’au dégueulis, de fric, d’arrogance et de pouvoir. Et peut-être plus vite encore. Pour adhérer au moule et être certain de s’y couler, il faut du conformisme.

Pour exemple je citerai deux extraits qui auraient provoqué une suppression de compte par les neuneus modérateurs de Facebook. Le premier est un texte d’Antonin Artaud qui chiait sur la bienséance bourgeoise des commandeurs des réseaux dits « sociaux » de l’époque (à vous de découvrir les équivalents Facebook d’une époque pré-internet) et le second est celui d’une femme, du 17/18ème siècle, et qui chia courageusement sur le monde, ses puissants et tous leurs sbires, Charlotte-Elisabeth de Bavière (1652 – 1722).

(…)   »

Source : http://ie6.actualitte.com/dossiers/804-facebook-Yann-Moix-Antonin-Artaud.htm

10:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

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