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13/02/2010

ENCORE DE SIMPLES COINCIDENCES QUI SERONT EXPLOITEES PAR LES « ANTISEMITES »

Il paraît que faire le lien entre les juifs et l’argent, c’est antisémite. Ce serait même le plus ancien et le plus éculé de tous les poncifs. Je veux bien, mais veuillez lire l’article suivant qui émane, non de quelque torchon « d’extrême-droite », mais du distingué Temps de Genève. Quatre noms sont cités (à part celui de Sarkozy …) : Paulson, Soros, Greenspan, Goldman Sachs. Edifiant, hein ! Bon, vous me direz que c’est juste une coïncidence, mais troublante quand même, allez, avouez.

John Paulson figure même en bonne place dans une liste de « Jewish Billionaires » assez instructive.

 

Pour ce qui est de la « fulmination » de Sarkozy, permettez-moi de m’esclaffer doucement. Seule question à (se) poser : les gogos vont-ils encore le rester très longtemps ? Remarquez, si d'aventure les Grecs se laissaient aller après ces péripéties hautement divertissantes pour certains, à des réactions ou à des propos "antisémites" aussi déplacés qu'incompréhensibles, il suffira de leur coller une bonne vieille loi "contre l'antisémitisme" pour les museler. Et ce sera reparti pour un tour ...

 77.jpg« Les tourments grecs font-ils courir le spéculateur John Paulson?

Ceux qui le connaissent bien assurent que John Paulson a une formule éprouvée pour évacuer le stress: faire des tours entiers de Central Park en jogging. Malgré la neige, le financier new-yorkais, qui a amassé une fortune colossale lors de la récente crise financière, court sans doute beaucoup à nouveau ces derniers temps. De nombreuses voix l’accusent d’être l’un des responsables des tourments actuels de la Grèce. Il serait, avec le hedge fund qu’il contrôle, l’un des principaux «spéculateurs» contre lesquels fulmine le président Sarkozy et qui ont obligé les responsables européens à esquisser, en rechignant, une réaction concertée de défense à Bruxelles.

Pour rester extrêmement discret, John Paulson (aucun lien avec l’ancien secrétaire au Trésor Henry Paulson) n’en occupe pas moins aujourd’hui une place particulière à Wall Street. Alors que les marchés se partageaient dans l’euphorie les actifs «toxiques» liés aux prêts hypothécaires «subprime», il avait été l’un des seuls à parier sur l’éclatement de la bulle immobilière. En 2006, il réunissait un fonds spéculatif de 150 millions de dollars exclusivement basé sur ce pari. L’homme avalait les kilomètres à Central Park. Et tandis que ses investisseurs commençaient à montrer de sérieux signes d’impatience, il tenait bon, multipliant au contraire les risques, sûr que le temps allait finir par lui donner raison. Une fois la panique générale arrivée, lorsque le prix des célèbres «credit default swaps», ces garanties destinées à couvrir les risques liés au «subprime», a explosé, on s’est rendu compte que c’est Paulson qui les détenait. Tandis que tout le reste s’écroulait, son hedge fund a vite atteint des sommets, finissant par valoir quelque 28 milliards de dollars. A lui seul, John Paulson a empoché personnellement quelque 3,7 milliards de dollars. En 2009, le magazine Forbes le classait au 33e rang des plus grandes fortunes américaines.

Cette manière de courir à contre-courant a valu à Paulson l’admiration de ses pairs, au premier rang desquels, dit-on, George ­Soros, cet autre spéculateur auquel il est maintenant souvent comparé. Mais aussi de profondes jalousies: en janvier, le financier ouvrait un nouveau fonds tourné vers l’or. Bilan: 14% de pertes en un mois. «Le roi Midas a perdu sa faculté de transformer en or tout ce qu’il touchait», a entonné le chœur de cette tragédie grecque.

Mais Paulson cache-t-il son jeu? Le premier, un journal grec, To Vima, assurait en janvier que le financier avait en réalité lancé une nouvelle bataille d’envergure, en pariant cette fois sur la «banqueroute» de l’Etat grec et sur une forte dépréciation de l’euro. Depuis des mois, entre 20 et 30 personnes s’occuperaient à plein temps de tirer bénéfice de cette perspective dans les bureaux de Manhattan de Paulson & Company, au sein de laquelle a par ailleurs été engagé en 2008, comme conseiller exceptionnel, un certain Alan Greenspan, ancien chef de la Réserve fédérale.

Un article récent du Financial Times faisait en outre état de rencontres, en Grèce, entre des officiels grecs, des représentants de Paulson et des responsables de Goldman Sachs, qui se serait imposée comme l’interlocuteur privilégié du gouvernement grec au fil des années. La banque américaine disposerait d’un formidable pouvoir sur la Grèce depuis qu’elle l’aurait aidée à «masquer» l’étendue réelle de son déficit, à l’aide d’une série d’instruments financiers complexes (les «cross-currency swaps») qui lui permettaient d’échanger sa dette en dollars contre l’équivalent en euros pour une certaine période.

Notre stratégie est claire, et c’est cette stratégie «que les marchés, les opérateurs et les différents intervenants doivent comprendre», disait encore Nicolas Sarkozy à la réunion de Bruxelles. Mais en face, la stratégie des «spéculateurs» semble claire, elle aussi, depuis des mois. »

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/17f239a4-181f-11df-8d33-be76184ebd58|1

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