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12/02/2010

RETOUR DE BOOMERANG

 

En Israël aussi, la modernité et le « progressisme » avancent à grands pas. Pas sûr que ça fasse tellement plaisir, mais une fois la boîte de Pandore ouverte pour les autres, comment la refermer juste pour soi ? L’accusation de « discrimination » fonctionne comme un piège parfait.

On peut parier sans risque que l’Iran sera vraiment entré dans la modernité le jour où l’on pourra lire le titre suivant …à Téhéran. Il leur reste encore un petit bout de chemin à parcourir pour arriver à cet eldorado.  

Enfin, vous aurez noté que l’enfant éventuel « ne pourra jamais être reconnu comme juif ». Il ne faut rien exagérer, dites donc. Et si la mère porteuse est juive ? Là, ça change tout …De quoi faire phosphorer dans les yeshivas, pas vrai ?

 

« Deux pères, une mère porteuse et... la loi

 

C'est une requête sans précédent : un couple d'homosexuels a demandé à la Haute Cour de Justice de lui accorder le droit de donner naissance à un bébé via une mère porteuse. Or, d'après la loi de bioéthique, le droit de donner naissance via une mère de substitution n'est accordé qu'à "un homme et une femme en couple".

 

"Tout ce que nous demandons, c'est que l'Etat ne nous mette pas de bâtons dans les roues pour faire ce que tout le monde fait déjà ici", a déclaré Itaï Pinkas, qui a fait cette demande au côté de son époux Yoav Arad. Le couple s'est en effet marié au Canada il y a 10 ans. Pinkas a confié au Jerusalem Post qu'ils avaient essayé d'avoir un enfant depuis cinq ans, sans succès. En Israël ils ont d'abord pensé assurer la coparentalité de l'enfant avec une de leurs amies mais celle-ci n'a pas réussi à tomber enceinte. Ils ont ensuite été voir du côté des mères porteuses en Inde. Un espoir auquel ils s'accrochent toujours.

 

Mais d'après leur avocat, Dori Spivak, en charge du programme "droits de l'Homme" de l'Université de Tel-Aviv, cette méthode pourrait leur causer des problèmes. Dans la requête adressée à la Cour, Spivak rappelle que l'enfant ne sera jamais reconnu comme Juif. En outre, la procédure est très coûteuse, elle avoisine les 100 000 dollars. Ils devront aussi poser un congé afin d'être présents auprès de la mère porteuse durant la grossesse. D'autant plus qu'aucune loi n'encadre la procréation par mère porteuse en Inde, ils devront donc rester vigilants jusqu'à la fin de la procédure.

 

Une première demande qui pourrait faire école

 

Le couple a aussi demandé au Comité éthique en charge de la loi sur la procréation de les autoriser à recourir à une mère porteuse en Israël. Demande rejetée. Le comité a toutefois indiqué au couple, que suite à leur demande, le Ministère de la Santé, conscient du caractère discriminatoire de la loi se pencherait sur le problème.

 

"Nous ne demandons aucune aide financière, aucun privilège ou passe-droit. Nous voulons faire ce que tout le monde a le droit de faire ici, mettre au monde un enfant grâce à une mère porteuse. Nous sommes des citoyens israéliens, et nous avons le droit comme tout autre citoyen israélien de créer une famille. Pourquoi devrions-nous nous expatrier pour devenir parents ?", s'interroge Pinkas

 

La loi sur la Procréation date de 1996. "Le phénomène des couples homosexuels est depuis devenu un lieu commun en Israël, et la loi doit s'adapter", estime Maître Spivak.

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1265631163940&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

Commentaires

Chère Anne,

J'aime beaucoup votre expression imagée :
" De quoi faire phosphorer dans les Yeshivas".

Mais vous êtes un peu cruelle (humour !).

Ces braves gens ont bien le droit de trouver des sujets inépuisables, pour s'occuper l'esprit en attendant le Machia'h qui se fait attendre...attendre...

Écrit par : ELSASSLAND | 12/02/2010

Faut-il en pleurer ou en rire ?

Écrit par : Lou | 12/02/2010

@d'autant Elsa, qu'IL ne viendra jamais ! pas fou le Messie.

Écrit par : LGS | 13/02/2010

Les commentaires sont fermés.