Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/02/2010

LES PARISIENS PRIES DE SE SOUVENIR, DE GRE OU DE FORCE

Ca n’aura pas traîné. Aussitôt demandé, aussitôt accordé. Voici donc l’annonce, par le CRIF, de la réussite totale de l’initiative d’une « simple » conseillère municipale de Paris. Qui a, semble-t-il, l’oreille de Delanoë.

 

« Sur l’initiative de Karen Taieb, conseillère municipale de Paris, le conseil de Paris a voté mardi 9 février à l’unanimité en faveur de son vœu de dédier un lieu dans le XIIème arrondissement de Paris à la mémoire d’Ilan Halimi. Karen Taieb fait part de sa «  grande fierté et de beaucoup d’humilité » à la newsletter du CRIF.

 

Quelle est votre première réaction ?

 

A la fois une grande fierté et beaucoup d’humilité car j’aurais préféré ne jamais avoir eu à proposer un tel vœu qui raconte le kidnapping, la séquestration, la torture et l’assassinat d’un jeune parisien parce que juif. Et puis, un profond respect pour une maman, Madame Ruth Halimi qui malgré une douleur infinie est exemplaire de dignité et de courage. Je voudrais également remercier Bertrand Delanoë,  Anne Hidalgo et  Michèle Blumenthal pour leur soutien immédiat et entier.

 

Que représente selon vous Ilan Halimi dans la conscience des Parisiens ?

 

Lors de la manifestation pour Ilan Halimi en février 2006,  200 000 personnes ont défilé entre République et Nation. Comme beaucoup, j’ai pu regretter que l’immense majorité des personnes venues témoigner leur effroi étaient issues de la communauté juive. Qu’en était-il alors de la conscience des parisiens ? Je me suis posé la question. Ce vœu a justement pour objet de dépasser la seule communauté juive et d’alerter l’ensemble des parisiens. Comme je l’ai dit dans mon intervention, associer le nom d’Ilan Halimi à la mémoire de Paris, c’est dire et redire notre intransigeance, notre extrême vigilance pour le respect des valeurs républicaines et notre combat contre toutes les formes de racisme. Il faut que les parisiens sachent qu’Ilan a été tué parce que juif, au nom d’un préjugé : "les juifs ont de l’argent".

(…)

 

Quelle est votre évaluation de l’antisémitisme à Paris ?

 

L’antisémitisme n’a jamais vraiment cessé. Il est protéiforme et hélas jamais tari. En ce moment, il trouve sa source dans un antisionisme désinhibé. La grande majorité des juifs de France exprimant une grande solidarité avec Israël, pour ma part à juste titre.

 

Que peut-on faire pour le faire reculer ?

 

Continuer à donner toute sa place à la mémoire et Paris est exemplaire en la matière. Les plaques à la mémoire des enfants déportés dans chaque école et collège parisien en sont un bel exemple. Mais il est important de faire en même temps comprendre la légitimité d’Israël, patrie du peuple juif, rempart à l’étoile jaune. S’adresser aux amis mais tenter de convaincre les ennemis. Et garder espoir en l’Homme ! »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=18781&artyd=11

18:19 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

On va devoir tous judaïser notre nom.

Écrit par : LGS | 10/02/2010

"dédier un lieu dans le XIIème arrondissement de Paris à la mémoire d’Ilan Halimi"

Qu'est-ce que ça veut dire ?
Donner son nom à une rue ou une place de Paris?

Ce serait bien la première fois qu'on donne à une rue le nom d'un quidam, sous prétexte qu'il a été victime d'un assassinat sordide.

Depuis toujours, on donne des noms de rues à des saints, à des héros, à des bienfaiteurs, à des personnes à admirer.
On entretient leur souvenir pour les donner en modèle à imiter aux enfants et aux adultes.

On se souvient du bien, en le donnant en exemple,
et on s'efforce d'oublier le mal, de le pardonner.

J'imagine les nouvelles plaques de rue édifiantes:

"Place Marie Dubois, victime du sadique Dutroux"
"Avenue Paul Lambert, assassiné au coin de la rue"
"Rue Jean Dupont, écrasé par le bus n°234"
"Rue Alfred Lévy, victime d'un raciste"
"Passage Marie Durand, incendiée à l'essence par un dragueur éconduit".

On pourrait ensuite faire des statues montrant un passant tombé à terre et roué de coup de pied et de bates de base-ball.

Écrit par : le défenseur de CLS | 10/02/2010

"On pourrait ensuite faire des statues montrant un passant tombé à terre et roué de coup de pied et de battes de base-ball" (LGS).
Très juste ! Je suggère d'ériger la première statue au Professeur Robert Faurisson, victime d'une telle agression.

Écrit par : Fulbert | 10/02/2010

@Fulbert, il y a confusion. c'est CLS et non moi-même qui a écrit "On pourrait..."

Écrit par : LGS | 11/02/2010

il s' agit , pour la République, libre , égale , fraternelle, sans culotte,
d' imposer ce message:

il y a des Français plus importants que d' autres Français;

et tous les moyens sont bons pour imprégner les neurones des Français de cette doctrine.

Écrit par : 9thermidor | 11/02/2010

@ LGS : Oui, je m'en suis aperçu tardivement. Quoi qu'il en soit, il n'y a pas d'ironie dans mon commentaire, CLS a parfaitement raison.

Écrit par : Fulbert | 11/02/2010

Les commentaires sont fermés.