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27/01/2010

UN TURC PRESIDENT EN EUROPE

Voici deux traitements de cette info, qui n’est pas vraiment un scoop dans la mesure où le rôle et le poids de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe .... Avez-vous beaucoup entendu parler de son prédécesseur, un certain Lluis Maria de Puig, socialiste espagnol de son état?

 

« Pour la première fois, un Turc a été élu à la tête de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), lors de la réunion plénière du 25 janvier à Strasbourg. Mevlüt Cavusoglu, député du parti islamiste turc AKP, président de la délégation turque à l'APCE depuis 2007 et vice-président du groupe parlementaire des Démocrates européens (conservateurs), succède pour deux ans au socialiste espagnol Lluís Maria de Puig. Seul candidat en lice, son élection a été rendue possible par le fort lobbying de la délégation russe, explique Kommersant. Pour le quotidien moscovite, M. Cavusoglu est un prorusse, apprécié par Moscou pour sa conduite du rapport portant sur la famine en Ukraine et en Union soviétique au début des années 1930, qu'il doit remettre au printemps et dans lequel il démonte la thèse ukrainienne d'un "génocide" planifié. »*

 

Source : http://www.courrierinternational.com/breve/2009/10/02/les-deputes-russes-conservent-leur-droit-de-vote

 

« Un Turc islamiste à la tête du Conseil de l’Europe

L’islamiste turc Mevlüt Çavuşoğlu est devenu le 25ème président de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). Il succède au socialiste espagnol Lluís Maria de Puig.

C’est la première fois qu’un Turc accède ainsi à la présidence de l’APCE depuis l’adhésion de la Turquie à cette institution en 1949.

M. Çavuşoğlu est né à Antalya voici 42 ans et est député islamite (AKP) de la région de cette station balnéaire. Il est diplômé de la London Schools of Economics et de l’Université de Long Island (New York, Etats-Unis). Il est également titulaire d’une maîtrise de relations internationales de l’Université d’Ankara.

Très impliqué dans les questions de politique internationale, M. Çavuşoğlu a été vice-président de la Commission des Affaires Etrangères de l’AKP et est toujours président de la délégation turque à l’Assemblée européenne de sécurité et de défense.

A l’APCE, il a été rapporteur de la résolution sur les personnes disparues du fait de conflits armés ou de violences intérieures dans les Balkans en 2004. Il est aussi intéressant de noter qu’il a été en 2009 le rapporteur de la résolution sur la commémoration des victimes de la grande famine (Holodomor) en ex-URSS, ce qui ne manque pas de piquant pour le représentant d’un Etat négationniste.

 

Dans son discours d’investiture, M. Çavuşoğlu n’a pas eu peur de déclarer « Nous devons bâtir notre maison commune européenne sur une société ouverte, qui respecte la diversité et refuse l’exclusion, refuse la discrimination, refuse la peur et refuse la haine ». Les minorités de Turquie, les Kurdes soumis aux exactions de l’armée turque comme les Arméniens et les Grecs rasant les murs à Istanbul , apprécieront.

« Nous devons éradiquer le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme, l’islamophobie, et toutes les craintes irraisonnées qui conduisent à la discrimination et à l’intolérance » a poursuivi le président islamiste, faisant certainement références aux « craintes irraisonnées » qui conduisent son propre pays à la discrimination et à l’intolérance chaque fois qu’est mentionné le Génocide des Arméniens.

Bref, sous couvert de « dialogue interculturel », le noyautage turc des institutions européennes continue… »

 

Source :http://france-armenie.net/spip.php?article1233

 

Petite cerise sur le gâteau, voyez comme on retrouve au quart de tour Israël, toujours attentif à se placer au bon endroit au bon moment :

 

« Apparemment, l’incident entre le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon et l’ambassadeur turc en Israël n’a pas trop ébranlé les relations, toujours ambigües malgré tout, entre Jérusalem et Ankara. La preuve en est la rencontre, ce mardi, d’Ayalon, en déplacement en Europe, avec Mevlüt Çavuşoğlu, député AKP du parti du Premier ministre Erdogan, qui vient d’être nommé président de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). A l’issue de l’entretien, Ayalon a confié à la presse israélienne que l’affaire n’avait pas été évoquée un seul instant.

Dans l’entourage de Danny Ayalon, on a estimé que les discussions entre les deux hommes s’étaient déroulées dans un climat cordial et même amical. Ayalon, qui a félicité son hôte pour son élection toute récente, a ensuite parlé  avec lui des espoirs de relance du processus de paix entre Israël et les Palestiniens. Il a ajouté qu’il espérait que les débats au Conseil de l’Europe sur le Proche-Orient seraient plus équitables pour Israël.

Le vice-ministre a dû affronter à sa sortie les journalistes turcs qui l’attendaient avec impatience pour l’interroger. Ils ne se sont pas gênés, quant à eux, pour le questionner sur l’accueil glacial qu’il avait réservé à l’ambassadeur turc en Israël … »

 

http://www.juif.org/go-news-119666.php

 

* Il n’est pas inutile de rappeler quelle avait été la position de l’Assemblée du Conseil de l’Europe à cet égard :

 

"La polémique a été résolue au profit de la Russie", estime le quotidien Izvestia. Du moins pour l'instant, et dans le cadre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). Ainsi que le rapporte le chef de la délégation russe de l'APCE, Konstantin Kossatchev : "La commission politique n'a pas adopté la proposition de l'Ukraine de considérer la famine des années 1930 comme une tragédie ayant frappé exclusivement le peuple ukrainien. Elle a soutenu celle de la Russie qui suggère de traiter cette question uniquement dans le contexte soviétique." La proposition russe a obtenu trois fois plus de voix que l'ukrainienne.

 

Les Ukrainiens, les plus durement frappés lors de la famine qui a fait des millions de morts dans le sud de la Russie, en Ukraine, dans l'ensemble de la région du Caucase et au Kazakhstan, estiment que les autorités soviétiques ont délibérément organisé cette famine pour éliminer le peuple ukrainien et veulent que cette tragédie soit officiellement qualifiée de génocide. La position de Moscou est la suivante : si une responsabilité devait être attribuée, elle le serait au régime soviétique [et non à la Russie]. Par ailleurs, les victimes de ce régime accusé d'avoir organisé la grande famine seraient les koulaks en tant que classe et non les seuls paysans ukrainiens (bien qu'ils aient été les plus nombreux représentants de cette classe).

 

"Une défaite pour Viktor Iouchtchenko", insiste le quotidien. Et ce n'est pas faute d'efforts. Le président ukrainien exhibe ces derniers temps au poignet gauche un bracelet de silicone noir où est inscrit en lettres blanches "Ukrainian genocide 1932-1933", et revient de Londres où il a inauguré, dans une salle du Parlement britannique, une exposition consacrée au 75e anniversaire de ce que les Ukrainiens appellent l'Holodomor [extermination par la faim].

Par ailleurs, le président a annoncé que des monuments à la mémoire de la terrible famine qui a fait plusieurs millions de morts en Ukraine seraient érigés dans tout le pays.

 

Source : http://www.courrierinternational.com/breve/2008/05/19/le-conseil-de-l-europe-ne-donne-pas-le-statut-de-genocide-a-la-famine-de-1932-1933

11:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

Entre Shoah et Holodomor, y'a pas photo : l'une est un dogme sacré, l'autre une fiction anticommuniste primaire. Quant au génocide arménien, c'est une très méchante invention turcophobe. Afin de comprendre pourquoi, il suffit de regarder les poids respectifs de la communauté juive internationale et de l'Ukraine d'une part, ceux de la Turquie et de l'Arménie, de l'autre.

"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous feront blanc ou noir" (La Fontaine).

Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens tout à coup une sympathie accrue pour les Ukrainiens et pour les Arméniens...

Écrit par : Martial | 27/01/2010

Cette affaire devrait ouvrir les yeux de ceux qui espèrent trouver dans la Russie et en particulier chez Poutine un allié ou au moins un contrepoids à l'Islam ou aux Etats-Unis entre autres joyeusetés de notre époque. "La maison commune" dont parle ce nouveau président turc est une invention de Gorbatchev qui espérait croquer ainsi les pays d'Europe de l'Ouest. Apparemment les Turcs ont repris l'idée à leur compte mais eux ils risquent de réussir.

Écrit par : riri | 27/01/2010

Riri a parfaitement raison. Il ne faut compter ni sur l'islam, ni sur la Russie pour contrer l'USraël. Car les hauts initiés manient tout ce beau monde comme des marionnettes en favorisant tantôt un camp, tantôt l'autre, au gré de leurs intérêts. En fait, il est très probable que des armées russo-islamiques nous tomberont dessus un jour, ne serait-ce que parce qu'à leurs yeux, nous sommes des alliés de leurs ennemis communs... ce qui n'est pas faux, il faut le reconnaître objectivement, puisque nous sommes asservis à l'USraël par le biais de l'OTAN. Papy va encore radoter : les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis. On peut éprouver de la sympathie occasionnelle pour la Russie, mais il ne faut pas se leurrer : les Russes mettent tout l'Occident dans le même sac. Ce en quoi il n'ont pas tort, sachant l'aide que nous avons déjà apportée à l'Amérique quand celle-ci a écrasé leurs amis serbes alors que la Russie était au plus bas et incapable de défendre ses amis naturels, les slaves du sud orthodoxes. Gare à nos matricules lorsque Russes et islamistes se sentiront prêts à se venger de cet Occident haï au-delà de tout ce qu'on peut imaginer.

Écrit par : Martial | 27/01/2010

@riri, et on va le trouver où ce contre-poids nationaliste sinon en Russie, ou alors, en Micronésie comme dirait Anne ?

Écrit par : LGS | 28/01/2010

La fiction, c'est de faire croire que seuls les Ukrainiens ont été victimes de la famine. La collectivisation a fait au moins plus de 4 millions et demi de victimes en Ukraine, à peu près autant au Kazakhstan et près trois millions en Russie. La propagande actuelle vise surtout à exacerber le nationalisme ukrainien, alors que le génocide était une extermination de classe, celle des koulaks. Ce qui n'empêche pas la propagande actuelle d'évoquer par exemple l'extermination des "Ukrainiens du Kouban" (sic).
Pas un mot non plus sur l'extermination des Cosaques du Don (génocidés à plus de 90%, record absolu, plus de deux millions de victimes).

"La commission politique n'a pas adopté la proposition de l'Ukraine de considérer la famine des années 1930 comme une tragédie ayant frappé exclusivement le peuple ukrainien. Elle a soutenu celle de la Russie qui suggère de traiter cette question uniquement dans le contexte soviétique." La proposition russe a obtenu trois fois plus de voix que l'ukrainienne.



Les Ukrainiens, les plus durement frappés lors de la famine qui a fait des millions de morts dans le sud de la Russie, en Ukraine, dans l'ensemble de la région du Caucase et au Kazakhstan, estiment que les autorités soviétiques ont délibérément organisé cette famine pour éliminer le peuple ukrainien et veulent que cette tragédie soit officiellement qualifiée de génocide. La position de Moscou est la suivante : si une responsabilité devait être attribuée, elle le serait au régime soviétique [et non à la Russie]. Par ailleurs, les victimes de ce régime accusé d'avoir organisé la grande famine seraient les koulaks en tant que classe et non les seuls paysans ukrainiens (bien qu'ils aient été les plus nombreux représentants de cette classe)."

C'est ce que toute l'historiographie confirme, et les sources sont suffisamment nombreuses sur ce sujet.

Écrit par : Fred | 28/01/2010

@LGS: on ne trouvera ce contrepoids que dans notre volonté de survivre. Sinon, on peut bien sûr se convertir à l'islam pour tenter de se libérer de telle ou telle influence, sans garantie de succès d'ailleurs car ils savent faire et en outre ils auront toujours la protection de leur protectorat d'outre-atlantique. On peut aussi s'allier avec la Russie pour contre-balancer l'hégémonie us mais on se fera bouffer par ces "alliés"qui n'ont pas notre mentalité d'occidentaux, qui n'ont aucune estime pour nous et qui ne sont pas fiables. Nous revivons l'abandon de Byzance par l'europe catholique mais en sens inverse.
Mais évidemment, au point où on est...

Écrit par : riri | 29/01/2010

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