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21/01/2010

BYE, BYE LES TURCS, BONJOUR LA MICRONESIE

Israël se repent amèrement du traitement infligé à l’ambassadeur turc, qui a amené son pays à réagir avec la fermeté que l’on sait. Dame, il faut les comprendre, ces Israéliens ! Tellement habitués à parler haut et fort et à mener tout le monde à la baguette – y compris et surtout les States – sous la menace de la redoutable accusation d’ « antisémitisme ». Ils ont cru qu’ils pourraient faire pareil avec les Turcs. Qui eux n’en avaient rien à cirer et l’ont fait clairement savoir. Un bel exemple à suivre. Mais vous savez comme moi qu’en matière de fermeté et de lucidité, entre les Turcs et les Européens, il n’y a pas photo.

 

En Israël, on scrute donc avec angoisse les faits et gestes des responsables turcs, qui se déplacent beaucoup en ce moment et semblent avoir compris qu’il était préférable pour eux, à tous points de vue, de rester dans leur sphère géopolitique naturelle. D’être en quelque sorte les premiers dans leur village que les derniers dans Rome. Nous ne pouvons que les encourager dans cette voie. Encore que, comme d’habitude, nous ne manquerons pas d’être tenus pour responsables de leur possible radicalisation. Ah, si nous les avions accueillis les bras ouverts …

 

Voici trois illustrations de ce paysage très mouvant et intéressant à observer. Dans la première, le vice-ministre des affaires étrangères, Danny Ayalon, celui par qui le scandale est arrivé, en prend pour son grade : rétrogradé au rang de fonctionnaire. Et on perçoit à quel point les Israéliens sont embêtés par cette brouille :

 

« Israël à la Turquie : l'erreur d'un fonctionnaire ne doit pas compromettre nos liens

 

Le vice-ministre israélien Ayoub Kara en visite mercredi en Turquie, a fait le voeu que les relations entre les deux pays reviennent à leur point d'avant-crise. ''L'erreur d'un fonctionnaire ou deux ne doit pas compromettre les relations israélo-turques'', a-t-il déclaré, après l'incident diplomatique dû au vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon. Lors d'une conférence de presse à Istanbul en présence de dignitaires religieux israélien et du cheikh Adnan Oktar il a affirmé : ''Les dirigeants musulmans peuvent faire beaucoup plus que les politiciens pour la libération de Guilad Shalit. M. Oktar nous a assurés qu'il fera tout son possible pour sortir Guilad de la captivité du Hamas''.

 

Deuxième illustration :

 

« Amos Yaldin parle de la radicalisation turque

 

La Turquie s’éloigne d’Israël et se radicalise dangereusement, a mis en garde le chef du renseignement militaire israélien Amos Yadlin, mardi 19 janvier, selon le Jerusalem Post du 20 janvier 2010.

 

Sans faire mention de l'incident récent entre le ministre adjoint des Affaires étrangères Danny Ayalon et l'ambassadeur turc Oguz Celikkol, le général Amos Yadlin a déclaré que «au-delà des tensions spécifiques, il faut comprendre que l'éloignement entre les deux pays est plus important aujourd’hui, à cause de problèmes stratégiques. » «Par le passé, la Turquie avait l'ambition de se rapprocher de l'Occident, au-delà de son acceptation dans l'OTAN », a-t-il ajouté. «Elle voulait intégrer le marché européen, et pensait que de bonnes relations avec Israël l’aiderait à progresser sur le marché américain. Mais, après avoir reçu un accueil plutôt froid des Européens et n’avoir pas réussi à mettre en œuvre ses ambitions, les turcs ont changé de politiques en s’éloignant de la laïcité et en allant vers une direction beaucoup plus radicale. Même s’il existe encore des intérêts stratégiques partagés par la Turquie et Israël, ils sont loin d’être aussi nombreux que par le passé », a-t-il conclu. »

 

Troisième illustration :

 

« Erdogan cherche des investissements en Arabie saoudite

 

Recep Tayyip Erdogan, chef du gouvernement turc, a plaidé en Arabie saoudite pour un partenariat économique entre le Royaume et la Turquie, notamment en matière d’investissements, rapporte le site d’information tunisien GlobalNet, mercredi 20 janvier 2010. Il a affirmé que « le climat en Turquie est propice aux investissements saoudiens », exprimant son souhait à ce que ces investissements atteignent 20 milliards de dollars.

 

Erdogan a appelé à œuvrer « pour mettre un terme aux agressions perpétrées par Israël dans la bande de Gaza… Le principe d’assassinat d’enfants, de femmes, de personnes âgées et de civils désarmés est totalement inadmissible, et les auteurs de tels actes doivent être arrêtés », a-t-il ajouté. »

 

 

Heureusement, tout n’est pas perdu, et il reste encore des alliés à Israël. Un site juif d’information nous apprend fièrement que :

 

« Le président micronésien, Mani Mori, a effectué mercredi une visite au Kotel ainsi que dans ses souterrains. Il a fait une prière pour la paix de son pays en compagnie du Rav des lieux saints, Shemouel Rabinovitz.  Il a déclaré que son pays continuerait à soutenir Israël à chaque vote de l’Onu: « Ce soutien sans condition se poursuivra par respect pour les valeurs d’Israël et son héritage. »

 

Vous voyez qu’il y a encore de l’espoir. Pour vous éviter des recherches : le Kotel est le Mur des lamentations à Jérusalem et la Micronésie se balade quelque part dans le Pacifique, du côté de l’Océanie.

 

 

Sources : http://www.juif.org/go-news-119198.php http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=18393&artyd=5

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=18394&artyd=5

 

Commentaires

Les USA prendraient-ils leurs distances avec Israël?, voir:

http://europeislam.wordpress.com/2010/01/21/le-decouplage-usa-israel-est-il-programme-par-le-council-on-foreign-relations/

La seule façon de calmer les ardeurs belliqueuses de l'État sioniste, c'est de l'isoler diplomatiquement.

Écrit par : Patrick Ferner | 21/01/2010

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