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14/01/2010

ASSASSINATS

Le texte suivant vient de paraître sur le site juif.org.

 

« Le Mossad n'a pas pour habitude de claironner le résultat de ses missions. Mais il semble bien que le mode opératoire de l'assassinat du professeur Massoud Mohammadi, savant éminent, professeur de physique nucléaire à l'Université de Téhéran, soit de facture israélienne. Il n'y a pas de confirmation que le Mossad soit directement impliqué. Jusqu'à présent ses agents ont eu beaucoup de mal à s'infiltrer à l'intérieur du pays. Ces lacunes ont d'ailleurs été relevées par les chefs des renseignements eux-mêmes qui répugnent à mêler la communauté juive à ses opérations afin éviter une nouvelle affaire Lavon en Egypte ou Pollard aux Etats-Unis. Mais il est fort probable que les israéliens aient cependant inspiré la main des exécutants qui ont agit en sous-traitants et trouvent un intérêt dans cette coopération avec Israël.

L'Administration Bush s'était appuyée sur «des documents techniques», à l'origine douteuse, comme preuves de la volonté du régime iranien de se doter de l'arme nucléaire. Les services secrets allemands ont identifié la source de ces documents comme étant le MEK Mujahideen el Khalq (MEK), les moudjahidines du peuple, bras armé du Conseil National de la Résistance en Iran. Ces deux organisations, inscrites sur la liste des organisations terroristes du Département d'Etat américain, collaborent paradoxalement avec le Pentagone et la CIA (Agence centrale de renseignement). Le MEK tente depuis deux ans de se faire radier de la liste des organisations terroristes pour bénéficier d'une aide américaine et d'une liberté de circulation aux Etats-Unis. Il a donc recherché les bonnes grâces des dirigeants américains par une action d'éclat dont l'occasion lui a été donnée par le Mossad qui semble être le vrai instigateur de la fourniture «des documents techniques».

Les services secrets américains, comme l'a confirmé Gareth Porter, historien américain spécialiste des problèmes de sécurité, ont découvert et prouvé que ces documents avaient été fournis par un iranien, travaillant sur le programme nucléaire, qui les aurait remis à des agents secrets occidentaux lors d'un voyage en Turquie ou à Chypre, à quelques encablures d'Israël. Le MEK, à la recherche d'un diplôme pro-occidental, aurait donc accepté dans le cadre de l'échange de bons procédés d'aider le Mossad à s'implanter et à agir en Iran grâce à ses réseaux et à ses nombreuses cellules dormantes. Il était déjà à l'origine de nombreux attentats terroristes dont certains n'avaient pas été relayés par les médias et il avait fourni à France 3 une vidéo relatant ce qui semble être un accident nucléaire près d'une centrale. Israël s'est ainsi résigné à collaborer avec une opposition redoutable sous l'argument qu'elle est la seule organisation à prôner la destruction totale du régime des mollahs par les armes. Toutes les autres oppositions intérieures se bornent à réclamer un partage des pouvoirs et plus de démocratie sans remettre en cause les fondements islamiques du régime.

Israël, très inquiet de l'état d'avancement du programme nucléaire de l'Iran, n'a pas encore reçu le feu vert des Etats-Unis pour lancer une opération militaire afin de détruire ou de réduire les capacités nucléaires iraniennes. Il a donc confié au Mossad la mission d'en retarder l'évolution par des actions violentes dissuasives. La technique de l'engin piégé, fixé à une motocyclette, commandé à distance est suffisamment élaborée pour nécessiter une intervention de haut niveau d'expertise qui n'est pas à la portée de tout vulgaire terroriste. Le professeur Massoud Mohammadi n'est pas le premier savant atomiste à disparaitre dans des circonstances mystérieuses puisqu'un autre expert, Sharam Amiri, a disparu après un voyage à la Mecque. Il semblerait qu'il ait déserté et qu'il vit actuellement quelque part en Occident. D'autres insinuent qu'il a été mis hors d'état de nuire par les israéliens.

Cette volonté de s'en prendre aux acteurs du programme nucléaire n'est pas nouvelle. Le Mossad a toujours prévenu les savants scientifiques impliqués dans ces travaux spéciaux au moyen de lettres personnelles précisant ses intentions. Il passe ensuite à l'action lorsque l'avertissement n'a pas été suivi d'effet. Le Département d'Etat américain a confirmé l'assassinat de plus de 350 savants atomistes et professeurs d'université irakiens qui étaient mêles dans le projet Osirak réalisé conjointement avec les experts français. Dans cette affaire, à l'instar du MEK, le Mossad s'était servi de sous-traitants kurdes qu'il avait formés dans le but de renverser de l'intérieur le gouvernement irakien. Il n'avait pas hésité non plus à agir en Europe puisque la police belge disposait en effet de preuves impliquant directement le Mossad dans l'assassinat de l'ingénieur canadien Gérard Bull qui travaillait avec les irakiens dans le projet Babylone de super canon. Ce canon braqué sur Tel-Aviv depuis les monts Jabal Makhal devait être capable d'envoyer des projectiles de 10 tonnes à plus de 1.000 kms.

Paris fut aussi le lieu de cette guerre des services secrets et certains médias n'ont pas hésité à impliquer la chef de l'opposition actuelle Tsipi Livni, une ancienne du Mossad, pour son rôle direct dans cette mission. Le savant atomiste irakien Yahya el-Meshad avait été égorgé dans la nuit du 14 juin 1980 à l'hôtel Méridien, à Paris, victime d'une prostituée française payée par le Mossad. Très rapidement identifiée par la DST, elle ne se présenta jamais au Quai des Orfèvres pour interrogatoire car les israéliens l'avaient empêché définitivement de parler.

Ces procédures d'élimination entrent dans le cadre d'une procédure spéciale «démocratique» dont la décision n'est pas du ressort du Mossad, pur exécutant sans initiative. Les dirigeants politiques israéliens sont les seuls à orchestrer le programme de leurs services secrets pour éviter tout débordement et toute action contraire à la stratégie du gouvernement. Une commission secrète, dirigée par le premier ministre et composée des patrons des services secrets, de militaires, et de fonctionnaires du ministère de la justice faisant fonction d'avocats pour la cible, ordonne ou non l'exécution. Ce fut le cas pour le meilleur scientifique iranien, Ardeshir Hassanpour, qui aurait été éliminé en 2007 dans le cadre de la campagne menée contre Téhéran pour empêcher les mollahs d'avoir les moyens de détruire Israël. Il travaillait dans l'usine de conversion d'uranium à Ispahan.

L'assassinat du professeur Massoud Mohammadi va raviver la guerre des services secrets. L'Iran sera-t-il en état de s'opposer à l'élimination de ses meilleurs experts nucléaires' Les israéliens ont pris le parti depuis plusieurs années d'agir contre ceux qui développent l'armement nucléaire de l'Iran destiné à les rayer de la carte selon les propres propos d'Ahmadinejad. Il est difficile de savoir de combien ses actions ont retardé le programme nucléaire de la République Islamique et si elles sont de nature à empêcher un bombardement par l'aviation israélienne des installations iraniennes.

Jacques Benillouche »

Source : http://www.juif.org/defense-israel/118637,nucleaire-la-guerre-secrete-entre-israel-et-l-iran.php

10:28 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

"Ce canon braqué sur Tel-Aviv depuis les monts Jabal Makhal devait être capable d'envoyer des projectiles de 10 tonnes à plus de 1.000 kms".
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J'ai le souvenir de l'opinion d'un scientifique européen à ce sujet. Selon lui, ce "canon" n'existe pas sauf....à changer les lois de la physique. Oups !

Écrit par : Sélim | 14/01/2010

Sélim a raison : Jules Verne pouvait bien se permettre tout ce qu'il voulait, parce que quoique visionnaire, il n'était après tout "que" romancier, mais aucun artilleur ne pourrait garder son sérieux à l'évocation d'un canon capable d'expédier un pruneau de 10 tonnes à 1.000 km ! Décidément, plus c'est gros, plus ça passe, comme disait Goebbels !...

Écrit par : Martial | 14/01/2010

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