Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/01/2010

A QUOI SERT L’ARGENT PUBLIC

 

Un correspondant m’envoie l’article suivant paru dans Le Progrès de Lyon. Il serait très intéressant – un de mes distingués lecteurs devrait s’y coller – de faire le tour des collectivités françaises accordant généreusement de l’argent public à ce type de voyage de première nécessité afin d’établir nos petites statistiques, qui ne manqueraient certainement pas d’intérêt.

 

« TROIS QUESTIONS A Danielle Chuzeville

le 13.01.2010


« À Auschwitz, pour que les élèves puissent témoigner »

 

Pourquoi le Département emmène-t-il 150 collégiens à Auschwitz ce mercredi ?

Nous le faisons depuis une dizaine d'années dans le cadre du devoir de mémoire. Il faut trouver des gens qui puissent témoigner quand les rescapés ne seront plus là.

 

Comment sont choisis les collèges participants ?

Les collèges déposent un dossier dans lequel ils expliquent leurs motivations - chaque élève fait une lettre - et la façon dont le voyage sera restitué. C'est un jury composé de représentants du Département et de rescapés des camps qui fait le choix, avec avis déterminant des survivants. Nous avons eu une trentaine de candidatures de collèges cette année, pour quinze retenus. Depuis le début de l'opération, presque tous les collèges du Rhône sont allés au moins une fois à Auschwitz.

 

En ces périodes de rigueur budgétaire, l'opération peut-elle être remise en cause ?

Il n'y a pas de raisons. Le voyage revient à 100 000 euros au Département. Tant que les survivants sont partants, je pense que l'on continuera. Car c'est le lien entre eux et les collégiens de 3e que l'on essaye de privilégier. Les rescapés se rendent dans les établissements, et accompagnent la visite. Ce sont des moments poignants pour les élèves ».

 

Poignants pour les élèves? Je n'en suis pas vraiment persuadée. Très douloureux par contre pour le contribuable, ça, c'est sûr. Mais, comme d'habitude, on ne lui a pas demandé son avis.

 

Source: http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/2569697,184/Danielle-Chuzeville.html

 

Commentaires

A quand l'organisation de visites "poignantes" de nos collégiens dans les territoires occupés, où ils pourront voir en vraie grandeur ce qu'est un camp de concentration très actuel, avec mur de huit mètres de haut, postes de contrôle, barbelés et obligation pour les détenus palestiniens (et encore, à condition d'y être autorisés) de faire un détour de plusieurs kilomètres pour cultiver le reste de leur champ, qui se trouve par malchance juste de l'autre côté du mur ?

Écrit par : Martial | 13/01/2010

Quand ce sont eux qui le disent.

Très chère Anne, il y a juste un an, c'est un autre grand leader trotskyste qui nous quittait: Pierre Lambert (1920-2008), un ancien facteur.

"Pierre Boussel est né en 1920 dans une famille d'émigrants juifs russes. Son père Isser Boussel est tailleur et sa mère Sorka Grinberg est femme au foyer ; il est contrôleur des allocations familiales jusqu'à sa retraite, en 1980.

En 1934, Pierre Boussel adhère aux Jeunesses communistes, dont il est exclu pour avoir posé des questions sur le pacte Laval-Staline, à la suite duquel le Parti communiste rompt avec sa tradition antimilitariste. "

Remarque : 14 ans ! Cette précocité communiste révolutionnaire ne doit pas étonner: il s'agissait de la filiale en France du BUND, on y retrouvait dans ces organisations révolutionnaires toute la famille, les cousins.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bund

"En conséquence, il rejoint en 1936 l'Entente des jeunes socialistes de la Seine, à l'âge de seize ans, alors dominée par la tendance de Marceau Pivert, la Gauche révolutionnaire. Lorsque l'organisation de jeunesse est exclue de la SFIO, il participe à la fondation des Jeunesses socialistes révolutionnaires. En 1937, il fait ses premiers pas dans le mouvement syndical en adhérant à la Confédération générale du travail. (wikipedia)

Après ces brèves indications sur ses origines, il faut quitter wikipedia, et se reporter sur un site trotskyste pour voir de près la bêêêêtteuu immonnnde.

"Il travaille comme postier "auxiliaire" sans interrompre ses études d'histoire. En 1938, il devient membre du PCI de Molinier.
(...)
"Le 15 février 1940, pendant la drôle de guerre, Pierre Boussel, alors soldat de deuxième classe, est arrêté avec d’autres militants se réclamant de la quatrième internationale. Le rapport de police mentionne qu’il «se réclame ouvertement du marxisme-léninisme intégral, du défaitisme révolutionnaire et de l'antimilitarisme ». Il est condamné à trois ans de prison.

Dès l’invasion allemande en juin 1940, le trotskysme français ressemble à une brouettée de grenouilles."

Remarque : Il faut comprendre, une bande de fuyards, ce qui n'atait pas spécial aux trotskystes à cette époque, comme en témoigne la liste nominative des passagers de ce paquebot de luxe réquisitionné.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Massilia_(paquebot)

"Marceau Pivert s’enfuit au Mexique, laissant le PSOP désemparé. Raymond Molinier et Pierre Frank s’enfuient en Angleterre. Molinier partira ensuite au Portugal. Puis, en 1941, il rejoindra sa nouvelle compagne en Amérique du Sud. Au Parti Ouvrier Internationaliste, Pierre Naville abandonne tout militantisme, s’en va dans le Lot-et-Garonne, et s’adonne hardiment à des études universitaires.
Ironie de l’histoire, la section française de la quatrième internationale est alors récupérée par le PCI, dont Trotsky ne voulait pas. Mais le vieux révolutionnaire ne pourra pas protester. Il sera assassiné le 20 août 1940.
Pierre Boussel est libéré à la faveur de l’invasion allemande.

Henri Molinier, le frère aîné de Raymond, prend les rênes du PCI. Il applique la vieille stratégie à la nouvelle situation. Toutefois, comme la SFIO ou le PSOP sont devenus inexistants, l'entrisme se fera dans les mouvements collaborationnistes de gauche.

Molinier donne l’exemple et adhère au Rassemblement National Populaire de Marcel Déat. Il prendra même la parole au cours d’un congrès du RNP.

Pierre Boussel, dont le pseudonyme a d’abord été Andrei, puis Lambert, voit ses amis les plus proches suivre leur chef. Roger Foirier, son compagnon au PCI et aux Jeunesses du PSOP, adhère tout naturellement aux Jeunesses Nationales Populaires. Sa compagne donne des cours de gymnastique aux femmes du RNP. André Gailledrat, autre proche de Pierre Boussel, adhère aussi au RNP. D’autres Trotskystes comme Maurice Déglise ou Jean Desnots les rejoindront (voir Bête immonde) .

Certains camarades "entrent" plus profondément, et fréquentent les allées du pouvoir. Paul Cognet, adhérent du PCI depuis 1936, sera un des concepteurs de la Charte du Travail de René Belin, Ministre du Travail du Maréchal Pétain et un des signataires de la loi sur le statut des Juifs du 3 octobre 1940.

La vulgate lambertiste assure que Pierre Boussel, dit Lambert, se serait opposé à l'orientation de Molinier.
Oeuvre de Foirier pour les JNP.

Pourquoi cette adhésion du PCI, (qui prend l’appellation de CCI, Comité Communiste internationaliste, à partir de 1943) à la Collaboration ?

Molinier est persuadé que le pacte germano-soviétique ouvre une nouvelle voie au socialisme révolutionnaire. Il ne « voit de solution que dans les organisations fascistes et staliniennes qui naîtront du triomphe du pacte germano-soviétique ».
Comme ils n'étaient pas staliniens, il leur restait donc à devenir fascistes.

Le PCI développe l'idée du défaitisme révolutionnaire. « Derrière un soldat nazi se cache un travailleur allemand ! ».
Il refuse par avance toute participation aux mouvements de résistance, taxés de nationaliste. Pour lui, « une insurrection de la ‘France’ contre l’oppresseur allemand ne peut être aujourd’hui qu’une insurrection de la classe réactionnaire. » (La Seule Voie N° 4, août 1942).

Les journaux trotskystes comme La Vérité ou L’Étincelle attaquent violemment les Anglo-saxons et la France Libre. Jusqu’en 1944, De Gaulle est qualifié, comme dans toute la presse collaborationniste, d'agent de la City et de l'impérialisme britannique. Après le débarquement allié de Normandie, l’arrivée des alliés est saluée par un éditorial de La Vérité resté célèbre : « Ils se valent ». Dans ce numéro (22 juin 1944), le message est clairement anti-résistant : Refuse de te faire mobiliser dans "l'armée de la libération".

Le POI adopte une position assez proche. Il édite des tracts et des journaux en allemand, comme Arbeiter und Soldat. L’objectif est de recruter les soldats « internationalistes » de la Werhmacht. Inutile de s’étendre sur cette stratégie de séduction ...

Du POI émerge un nouveau groupe, le Mouvement National Révolutionnaire. Le leader du MNR, Jean Rous, est un des dirigeants du POI. On y trouve aussi Lucien Weitz, qui fut le principal animateur de la gauche révolutionnaire au sein de la SFIO socialiste, puis de l’aile gauche du PSOP, ou encore Fred Zeller, ancien proche de Trotsky et membre de la SFIO, futur grand-maître du Grand Orient de France. Le Mouvement édite deux journaux clandestins : la Révolution Française, puis Combat national-révolutionnaire. Dans le n°1 de La Révolution Française (septembre-octobre 1940), le MNR se dit «ni pro-Allemand, ni pro-Anglais, ni pro-Français».
(...)
Le MNR est démantelé en juin 1941. Jean Rous est condamné à six mois de prison, ce qui est pour l’époque une peine symbolique et un geste de connivence de la part des autorités d’occupation.

En Belgique, le principal leader trotskyste, Walter Dauge, opte lui aussi pour la Collaboration." (...)

http://www.contreculture.org/AT_Natrisme.html

Ceci dit M. Chivardi a toute ma sympatie.

Écrit par : L'ami de Claude Lévi-Strauss | 14/01/2010

Les commentaires sont fermés.