Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/12/2009

ON SE DEMANDE VRAIMENT POURQUOI….

images.jpg« Elie Wiesel, lors d’une conférence au Parlement hongrois dans le cadre du « Jewish Hungarian Solidarity Symposium », a fustigé l’extrémisme antisémite en Hongrie, rapporte le site d’actualité hongroise en français hu-lala.org, vendredi 11 décembre 2009. Extrait :

 

« Où que j’aille dans le monde et que la Hongrie est mentionnée, le mot qui suit est antisémitisme… Je vous presse de faire plus que de dénoncer les éléments antisémites et les expressions racistes dans la vie politique et dans certaines publications hongroises. Je pense qu’ils font honte à votre nation et engendrent la peur de la communauté juive et des autres minorités, comme les Roms… Je vous demande, pourquoi ne suivez-vous pas l’exemple de la France et de l’Allemagne en déclarant que le négationnisme n’est pas seulement indécent, mais aussi illégal ? Dans ces deux pays, les négationnistes vont en prison… »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=17831&artyd=5

 

C’est vrai ça, la Hongrie serait bien inspirée de suivre l’exemple de ces bons petits élèves de la classe des droits de l’homme que sont la France et l’Allemagne. Parfaitement dociles, eux.

 

J’ai envie d’éclairer un peu la lanterne de ce pauvre Elie Wiesel qui s’interroge si douloureusement. Pourquoi, oui, pourquoi  la Hongrie ?

 

Serait-ce que le souvenir de quelques grands « Hongrois » d’un passé pas si lointain est encore bien vivace ? Quelques grands Hongrois, du genre :

-         Bela Kohn, dit Bela Kun, l’organisateur de la terreur rouge en Hongrie. Qui exerça également ses talents aussi divers que variés en Crimée, où il sera chargé dans les années 1920 de « rebolchéviser la région »

-        Tibor Szamuely, le compagnon fidèle de Bela Kun, qui déclarait – et ne se contentait pas de déclarer : « la terreur est la principale arme de notre régime »

-         Josef Schwartz, dit Jozsef Pogany , l’activiste bolchevique qui contribuera à développer le parti communiste américain

-         Matyas Rosenfeld, dit Matyas Rakosi, le secrétaire général du PC hongrois de 1945 à 1953, date à laquelle ce stanolinâtre devint décidément trop encombrant et trop voyant. Il finit discrètement ses jours en 1971 … au Kirghiz.

-         Benjamin Auschpitz, dit Gabor Peter, le chef de la police secrète de Rakosi. Qui mourut tranquillement … en 1993, à l’âge de 86 ans, sans jamais avoir été inquiété pour ses crimes.  Qui étaient fort nombreux

-         Ernö Singer, dit Ernö Gerö, autre stalinien pur sucre qui succéda à Rakosi et demanda l’intervention des Soviétiques lors de l’insurrection de 1956. Mort lui aussi tranquillement en 1980.

 

Vous ne croyez pas, cher Elie Wiesel, que les exploits de tous ces gens-là, dans un passé qui est encore très présent aux esprits, suffit à expliquer une légère – oh, très légère – rancœur ?

Les Hongrois, eux aussi, ont de la mémoire.

Commentaires

Il se sent pas bien à Budapest, Wiesel?

Alors qu'il ne s'avise pas de mettre un pied dans la campagne hongroise, là où on évoque "Judapest la maudite)...

Écrit par : Fred | 14/12/2009

Ils vont en prison, certes, mais dans une prison démocratique, et, au surplus, au nom de la liberté d'expression, il faut donc un esprit malin pour y trouver matière à critiques!

Écrit par : CJL | 14/12/2009

Les commentaires sont fermés.