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06/12/2009

EXCES DE ZELE ….

Un correspondant suisse m’envoie copie d’un article paru dans le très respectable magazine suisse romand d’actualité, L’Hebdo. Article assez stupéfiant pour que je vous le retranscrive fidèlement. Il date du 24 septembre 2009. Ne le cherchez pas dans les archives de L’Hebdo, il a sombré corps et biens. Vous comprendrez pourquoi tout à l’heure.

 

Voici l’objet du scandale, paru benoîtement sous la plume de Sabine  Pirolt (qui a dû avoir quelques ennuis par la suite, la pauvre). dans la rubrique Tourisme.

 

« DES HOTELIERS DANS DE BEAUX DRAPS

 

Mœurs. Certains touristes juifs orthodoxes laissent des traces après leur passage à l’hôtel. Notamment des trous dans les draps pour s’unir sans se toucher.

 

C’est une anecdote qui ressemble à une légende urbaine : après le passage de clients juifs orthodoxes, des hôteliers retrouvent des draps avec un trou en leur centre. Trou qui permet à l’homme et à la femme de s’unir sans se toucher. Du côté des Portes du Soleil, l’histoire est connue. Ancien directeur de l’Office du tourisme de Champéry, Laurent Léchot est catégorique : « cela faisait l’objet de discussions amusées avec les hôteliers ! »

 

A Champéry aussi. Propriétaire de l’Hôtel Suisse et actuel président de Champéry Tourisme, Christophe Berra n’en a pas cru ses yeux lorsqu’il a vu, pour la première fois, le trou laissé dans un drap par des touristes juifs orthodoxes : « J’ai cru rêver. Mais allez prouver à un homme et à une femme que c’est parce qu’ils ont fait l’amour ainsi qu’il y a ce trou… Et la plupart du temps, on le voit un jour après avoir donné la literie à nettoyer. »

De toute façon, le Valaisan ne souhaite pas entrer en conflit avec ses clients. « Alors, nous achetons de nouveaux draps à nos frais. » Il évoque un confrère qui tient un hôtel près de la mer Morte : « Lorsque les clients rendent la clé, il contrôle tout de suite l’état de la chambre pour faire payer le drap au cas où … »

 

Les professionnels du tourisme expliquent cette pratique par le fait que, durant le chabbat, jour de repos officiel, les croyants n’auraient pas le droit de se toucher. Grand rabbin de la communauté israélite de Genève, Izhak Dayan éclate de rire lorsqu’il entend parler de la literie trouée : « C’est un mythe ! Le plaisir n’est pas banni lors du chabbat : hommes et femmes peuvent se toucher. » Comment expliquer les draps troués alors ? « Il s’agit sans doute d’une ou de deux personnes qui font de l’excès de zèle… »

 

Saccage. Ce genre de petits dégâts, l’hôtelier Joost van Grimbergen s’en serait bien contenté lorsqu’un groupe de quelque 200 garçons et 30 adultes du Yetev Lev Youth Club, venus de Belgique et d’Angleterre, ont débarqué dans son établissement, le Royal Alpage Club à Champoussin, en août 2005. « Ils ont démoli mon hôtel. J’ai énormément pleuré ; cela a été la pire période de ma vie. » Joost van Grimbergen a encore les larmes aux yeux lorsqu’il raconte dans quel état il a retrouvé les appartements mis à disposition. « Traces de cirage noir et d’huile sur les moquettes, matelas éventrés, rideaux déchirés, vitres cassées, cuisinière abîmée, il y en a eu pour 80 000 francs. Comme l’assurance ne rembourse pas le vandalisme, c’est moi qui ai dû payer. » Car ses clients sont repartis sans s’acquitter des dégâts, bien que l’hôtelier et d’autres gens du village aient bloqué la demi-douzaine de cars de leurs hôtes indélicats durant six heures. « La police est montée et nous avons eu une promesse de la part d’un des responsables. »

 

Joost  van Grimbergen est même allé les trouver à Anvers, en vain. « Le responsable du groupe m’a dit qu’ils étaient pauvres et ne pouvaient pas me rembourser. » Juge de paix depuis treize ans dans la commune de Val-d’Illiez, Fernand Es-Borrat est venu constater les dégâts, alors que les enfants séjournaient encore à l’hôtel : « C’ était un carnage. On ne peut même pas s’imaginer la scène, et on a de la peine à penser que cela s’est produit au XXIe siècle. »

 

Plainte inutile. L’hôtelier a déposé plainte, mais l’affaire traîne. Son avocat, Olivier Derivaz, explique : « Le dossier dort dans les tiroirs de la police. La difficulté, c’est que les auteurs ne sont pas clairement identifiables. La police s’est contentée de réponses qui ont noyé le poisson. On engage des moyens importants lorsqu’il s’agit de délits contre la vie ou de menaces contre l’intégrité corporelle, mais pour des dégâts matériels … »

 

Quant à la version des responsables du groupe, Hermann Dresdner du Yetev Lev Youth Club renvoie les questions dérangeantes à son assistant qui, lui-même, renvoie tout interlocuteur à un avocat londonien, Jonathan Kandler. L’homme n’a plus le dossier en tête, mais peut envisager de rafraîchir sa mémoire. A une condition : « C’est 500 francs de l’heure … » Pas de doute : Joost van Grimbergen n’est pas sorti de l’auberge. »

 

Voilà donc les faits, tels qu'ils étaient énoncés. A la CICADCoordination Intercommunautaire contre l’Antisémitisme et la Diffamation – on a pris les choses de très haut et le rédacteur en chef a entendu ses oreilles siffler :

 

« Genève, le 2 octobre 2009

Monsieur le Rédacteur en Chef,

 

L'article publié dans votre édition du 24 septembre courant, signé par Sabine PIROLT et  intitulé « Des hôteliers dans de beaux draps», nous force à réagir.

 

C'est avec consternation que nous avons pris connaissance du

contenu, sur une pleine page, de cet article, aux forts relents anti-judaïques,

qui soulève pour nous, et nombre de responsables de la communauté juive

de Genève, une question importante : quel peut bien être

le but poursuivi par Sabine PIROLT et L’Hebdo en publiant un tel

article ?

Qu'il soit bien clair ici que notre propos ne porte pas sur les faits et

comportements dénoncés dans cet article dont nous nous réservons

de vérifier l'exactitude, mais sur certaines interprétations et sur l'association

faite entre deux affaires n'ayant aucun lien, hormis

l'appartenance des différents protagonistes au judaïsme.

 

D'ailleurs, l'intertitre est assez explicite et ne peut laisser planer le

doute : « Certains touristes Juifs orthodoxes laissent des traces après leur passage.

Notamment des trous dans les draps pour s'unir sans se toucher ».

 

Sur la première affaire, l'article en question laisse effectivement

penser que certains comportements sont prescrits par la religion juive malgré les

explications fournies à Mme Sabine PIROLT par le Grand Rabbin DAYAN.

Pourquoi, dès lors, reprendre une fausse information ?

 

La mention de la seconde affaire datant de 2005 n'a aucun sens. Ces deux

événements ne mettent pas en cause les mêmes personnes, ne se sont pas

déroulés aux mêmes endroits, ni au même moment.

Le seul dénominateur commun est bien le judaïsme.

 

Vous comprendrez, dès lors, que nous soyons extrêmement choqués par

cet article et par le fait qu'il ait été publié par L’Hebdo. Nous considérons

que cette situation nécessite quelques éclaircissements de votre part. »

 

Hélas, trois fois hélas, nous ne connaîtrons pas les « éclaircissements » apportés par le rédacteur en chef car Internet n’a pas eu l’obligeance de nous les fournir. En tout cas, l’article ne figure pas dans les archives du magazine.

 

J’informe la CICAD, pour le cas où elle l’ignorerait,  qu’en matière de vandalisme, de tels faits ont été relevés ailleurs, en de nombreuses occasions. En Pologne, notamment (voir archives du blog en date du 27/6/07).

 

17:11 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Je pense que l'armée israélienne devrait bombarder ces hôtels en représailles. Ces comportements antisémites de goyim ingrats rappellent les HLPSDNH.

Écrit par : Hervé (pas Ryssen, un autre) | 06/12/2009

Mes lecteurs sont des puits de science! Qu'est-ce que je ferais sans eux!
Un correspondant me fait savoir ceci:

"A propos de "Excès de zèle" connaissez-vous le livre de
Evelyn Kaye "The Hole in the Sheet" A Modern Woman Looks at Orthodox and Hasidic
Judaism. Édité par Lyle Stuart Inc. Secaucus, New Jersey.1987.
219 pages

où elle raconte l'histoire du trou dans le drap conjugal
et bien d'autres choses aussi édifiantes! Il faudrait le conseiller au rabbin
rigolard et aux tartuffes de la CICAD".

Excellent!

Écrit par : anne kling | 07/12/2009

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