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05/12/2009

GALLIMARD CHEZ LES NAZIS

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Voilà qui a dû faire plaisir à la célèbre maison d’édition …. Mais il est vrai qu’on a peu entendu parler de ce livre en France. C’est au Québec qu’il vient d’être publié sous la signature de Jean-François Poupart, écrivain, poète et professeur.

Ah les nazis ! Ils en auront fait couler, de l’encre. C’est si facile de réécrire l’histoire soixante-cinq ans après les faits, en faisant abstraction du quotidien et de l’environnement culturel, politique, social, de ceux qui connurent effectivement cette époque éprouvante. Et de distribuer bons et mauvais points, du haut de sa sagesse, en ne regardant systématiquement que dans une seule direction ...

poupart.jpgCe qu’a voulu démontrer Jean-François Poupart, c’est l’atroce « connivence d’un certain nombre d’écrivains et éditeurs français avec l’occupant nazi ». Ce seul mot de « connivence » doit nous donner le frisson. Le monde de la pensée unique est par définition totalement manichéen, c’est très reposant. D’un côté, il y a les méchants, les collabos, ceux dont nous parle Poupart, et de l’autre les vertueux, dont il ne nous parle pas, mais que nous allons évoquer. Car nous, nous ne sommes pas manichéens, et c’est fatigant.

Sur le site Tolérance Canada (http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=64601&L=fr)  – tout un programme – Poupart nous dit ceci :

« La thèse de ce bref essai est simple : tout ce qui a été publié entre 1940 et 1944 à Paris de façon officielle le fut avec l'accord de la censure nazie. Ce qui implique particulièrement les célèbres auteurs de chez Gallimard, Albert Camus et Jean-Paul Sartre. J'ai seulement voulu replacer des faits vérifiables et précis dans un océan de ouï-dire, de fabrication, de révisionnisme, de désinformation et, parfois, de propagande… Ce bref essai est plus un pamphlet qu'une étude exhaustive sur les sympathies fascistes des années 1930. Gallimard est un fleuron, à plusieurs titres, de l'édition, de la littérature et de la pensée française du 20e siècle. Il est important de comprendre que le fascisme européen des années 1930 n'aurait pu s'étendre aussi rapidement sans le contrôle des médias qui sont alors à leurs premiers balbutiements en tant qu'outils de propagande. Toute la presse européenne sera antisémite. Des feuilles de choux comme «Je suis partout» atteindront des tirages hebdomadaires de 400 000 exemplaires!... »

 

Source : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=17419&artyd=5

Puisque Poupart ne l’a pas fait, évoquons rapidement les vertueux : en 1940, les communistes, ayant péniblement digéré le pacte germano-soviétique, enfourchent à nouveau leur dada favori, la lutte antifasciste. Dans ce combat sacré, il convient d’enrôler les intellos « progressistes » et c’est la raison pour laquelle est fondé dans un premier temps le Front national des écrivains (FNE). Qui se transformera peu de temps après en Comité national des écrivains, maquillage destiné à l’ouvir au maximum en faisant mine de l’éloigner un peu de l’emprise communiste.

Comme on ne se refait pas, va vite se mettre en place une première forme d’épuration : les fameuses   listes noires où figureront les confrères « embochés ». Ces derniers sont frappés d’excommunication, empêchés de publier, voire carrément fusillés un peu plus tard. C’est qu’à la Libération, le CNE s’érige en tribunal des lettres et l’on sait que ces termes, avec les communistes, ont un sens qui ne prête pas à rire. L’épuration va se donner libre cours. Ce sera le grand moment des règlements de compte.

Metapedia nous dit que « Le CNE ou Conseil national des écrivains fut créé en 1941 par Jacques Decour et Jean Paulhan. En 1944, le CNE diffusa une liste noire des écrivains "collaborateurs", exigeant que le gouvernement provisoire dirigé par le général de Gaulle entame des poursuites à la "libération". Ce fut effectivement le cas : plusieurs journalistes et écrivains désignés par le CNE furent exécutés, l’affaire la plus célèbre étant celle de Robert Brasillach. Les autres écrivains cités dans la liste furent pour la plupart emprisonnés et dans tous les cas frappés d'une interdiction de publier. »

La liste des écrivains "interdits"

Jean Ajalbert, colonel Alerme, Paul Allard, Robert Brasillach, Barjavel, Jacques Benoist-Méchin, Pierre Béarn, Abel Bonnard, Georges Blond, Pierre Benoit, Henry Bordeaux, René Benjamin, Henri Béraud, Marcel Belin, Émile Bocquillon, Jacques Boulenger, Georges Champeaux, Léon Emery, Guy Crouzet, Louis-Ferdinand Céline, Alphonse de Châteaubriant, Jacques Chardonne, Camille Mauclair, Georges Claude, Lucien Combelle, André Castelot, Paul Chack, Félicien Challaye, André Chaumet, Pierre Drieu La Rochelle, Jacques Dyssord, Pierre Dominique, Francis Delaisi, Paul Demasy, André Demaison, Marcel Espiau, André Fraigneau, Paul Fort, Bernard Fay, Robert Francis, Alfred Fabre-Luce, Jean Giono, Marcel Jouhandeau, Bernard Grasset, Sacha Guitry, René Gontier, Abel Hermant, Jean de La Hire, Jean Jacoby, René Lasne, Jean Lasserre, Jean Lousteau, Georges de La Fouchardière, Alain Laubreaux, Jean Luchaire, Charles Maurras, Henry de Montherlant, Paul Morand, Georges Montandon, Xavier de Magallon, Jean-Pierre Maxence, Pierre Mouton, Jean Marquès-Rivière, Arnaud Petitjean, Edmond Pilon, Georges Pelorson, Henri Poulain, Pierre Pascal, Lucien Rebatet, Jean-Michel Renaitour, Raymond Recouly, Jules Rivet, André Thérive, Louis Thomas, Maurice Vlaminck, Henri Valentino, Jean Xydias, René de Narbonne, Jean Thomasson, Jean de la Varende, etc.

Source : « http://fr.metapedia.org/wiki/Conseil_national_des_%C3%A9crivains »

L'Infocentre lit

Commentaires

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Écrit par : Bondo | 06/12/2009

A Wannsee en 1942,il n"a pas été question de l'extermination des juifs mais seulement de leur regroupement hors d'Europe.D'ailleurs,l'historien israëlien Yehuda Bauer l'a honnêtement reconnu

Écrit par : henri roques | 12/12/2009

Les commentaires sont fermés.