Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/11/2009

ADIEU LEVI STRAUSS ET MERCI POUR LA CULPABILITE DE L’HOMME BLANC

images.jpgJ’ai reçu le texte suivant. Je ne connais pas l’expéditeur, mais j’ai apprécié cet éclairage différent du concert unanime des pleureuses officielles. J’ai une tendance très nette à me méfier de l’unanimité.

 

Je précise donc qu’il s’agit d’un éclairage différent, qu’on a le droit d’être d’un avis différent et que de toute façon je me garderai bien de prendre parti, n’ayant jamais lu une ligne de Lévi Strauss. Je sais, je sais, ce n’est pas bien, mais combien qui pleurnichent aujourd’hui l’ont lu ?

 

« Quand on entend les gros médias dire d'une personnalité que c'était le (ou l'un de plus grands penseurs) FRANCAIS du XXème siècle, on a déjà une idée de son idéologie: le politiquement correct. Sur la fin de sa longue vie, Levi Strauss a eu certes l'honnêteté de prendre du recul par rapport à l'idéologie subversive de son oeuvre: dont acte. Que son érudition et sa plume fussent dignes d'intérêt est indéniable.

 

Mais ce que le public même cultivé ignore ( à en juger par les compliments venant de défenseurs de la culture française et européenne ) c'est que cet intellectuel de qualité est l'un des maîtres penseurs qui ont introduit ce dramatique sentiment de culpabilité des blancs, se fondant pour cela sur une approche pseudo-scientifique. On connaît la vanité du structuralisme et son lien avec l'Ecole Boasienne (de Boas) d'anthropologie dont Maggie Mead fut la goy prête-nom qui s'est couverte de ridicule par un roman très branché sexe. Cette secte se rattache aux autres révolutionnaires de source yiddish genre tonton Freud l'enfonceur des portes ouvertes du génie Charcot (voir le stage de Freud à la Salpêtrière et les grands numéros de Charcot avec ses hystériques), de l'Ecole de Francfort (haine fanatique de la civilisation européenne et programme de déconstruction avec force culpabilisation, encore en cours ) des Adorno et Horkheimer et qui nous a pondu l'inventeur de la citoyenneté constitutionnelle européiste Jurgen Habermas (substrat de la constitution talmudique appelée Traité de Lisbonne)... La liste est sans fin même en ignorant les comiques troupiers BHL, Glucksman et autres seconds couteaux.

 

(…)  

 

Il faut ajouter que les arguments qui étayent la "grande pensée" anthropologique de feu l'académicien (que la Paix du Seigneur soit avec lui) ne sont pas documentés: Triste(s) Tropique(s) et Le cru et le Cuit sont d'excellentes lectures romantiques (juste un tantinet pédantes)  mais ne reposent sur aucune méthode scientifique. Gageons que ceux qui encensent son oeuvre ne l'ont jamais lue.

 

Adieu le poète des tribus ! »

15:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (7)

Commentaires

J'éprouve des sentiments ambivalents à l'égard de C.L-S.

Certes initialement adepte du structuralisme, il avait depuis longtemps pris ses distances avec cette théorie. On ne peut pas vraiment lui imputer les délires psychanalytiques ni ceux de l'Ecole de Francfort.
Je suis sceptique quant à la valeur de son oeuvre anthropologique (mais la quasi-totalité des psychanalystes depuis Freud, des anthropologues et ethnologues se sont généralement contentés de piller éhontément J-G Frazer).
Peu médiatique et en retrait de toute activité politique, il avait le mérite d'être sincèrement passionné par ses recherches.
Sa méthode n'était sans doute pas vraiment scientifique, mais son scepticisme et son relativisme se sont exercés assez honnêtement dans toutes les directions.

Écrit par : Fred | 05/11/2009

Intéressant Fred ! mais incomplet quant au personnage !

Je me permettrais de vous répondre à ce sujet de manière plus complête ultérieurement ! aujourd'hui le temps me manque, même si par addiction pour le blog de notre chère Anne je me suis offert le plaisir de passer par ici !

Écrit par : Vespa | 05/11/2009

En fait, Levi-Strauss était déjà encensé de son vivant. À mon avis, c'était un charlatan, tout comme le "structuralisme" est une charlatanerie. Mais c'est sympa de sa part d'avoir résisté un peu au terrorisme antiraciste. Pour ses 100 ans, France-Culture avait parlé de lui, et j'avais trouvé amusant qu'ils acceptent de sa part quelques opinions de bon sens qu'ils nous interdisent à nous.

Ce qui frappe dans la prose de CLS, c'est comme elle est tordue. Dans les interviews, il donnait l'impression d'avoir des trucs très profonds à dire, mais il se contentait de faire des allusions, et il fallait faire mine de savoir de quoi il parlait, sans demander d'éclaircissements, de peur de paraître stupide. Ce qui donnait du poids à ses opinions, c'était son statut de grand intellectuel structuraliste. Malheureusement, c'était un statut bidon, comme pour Freud, Boas, Mead, Marcuse, Adorno, Sartre, etc. En fait, si on veut savoir en quoi au juste consiste le "structuralisme", il y a intérêt à se lever tôt.

On entend parfois vanter l'intelligence française par rapport au pragmatisme américain. Le problème est qu'en France, le petit monde des intellectuels professionnels s'est fait vampiriser depuis longtemps par les CLS. Il suffit d'écouter France-Culture. Ces pseudos intellos sont des poseurs et des imposteurs qui se recrutent entre eux. Si bien qu'il ne reste plus de place pour les gens sérieux qui ont des choses à dire.

Je précise que moi non plus, je n'ai pas lu grand-chose de CLS (ni Freud, ni Boas, ni personne). J'ai zieuté les photos de Tristes Tropiques, et lu les premières pages, où il explique qu'il a travaillé une année comme prof, avant de réaliser avec horreur qu'il faudrait qu'il refasse le même cours jusqu'à la retraite. Je suppose qu'il avait fait des cours parfaits du premier coup, et qu'il n'y avait plus rien à améliorer. Et donc, il est parti au Brésil. Sinon, j'ai beaucoup aimé le titre de son livre "Le Cru et le Cuit". C'était un plaisir de voir des gens se donner l'air intellectuel en citant un livre au titre aussi ridicule.

Écrit par : Nominoé | 06/11/2009

Chère Anne, je profite de cette occasion pour vous témoigner de tout le bien que je pense de vos billets et de vos livres, et de l'admiration que j'ai pour votre courage.

Mais ce texte que vous publiez à votre corps est, pour une fois, de l'antisémitisme primaire. Ce n'est pas parce qu'une opinion est discordante qu'elle est forcément juste.

Claude Lévi-Strauss a défendu la diversité culturelle et ethnique, mais il s'agissait d'abord des peuples primitifs qui vivaient sur leurs terres et dans leur propre pays, ensuite de tous les peuples y compris en France les paysans ou les artisans.

Claude Lévi-Strauss est un Français qui a toujours aimé la France, dont il connaissait très en profondeur la civilisation, les paysages, la flore, l'histoire, et la littérature. Il s'exprimait d'ailleurs dans une langue française magnifique et il s'est établi dans un petit village rural de Champagne.

Si effectivement il a attiré l'attention sur la destruction des civilisations primitives par des Occidentaux, c'était pour que cela cesse, pas du tout pour culpabiliser l'homme blanc en général. Il n'a d'ailleurs jamais préconisé de lamentations ou de repentances sur des torts passés, juste voulu que les États prennent conscience qu'un peuple, une langue, une civilisation qui disparaît, c'est une perte pour toute l'Humanité.

Qui oserait encore dire que ces peuples des forêts équatoriales, des déserts glacés ou des montagnes ne sont pas chez eux, et que rien ne permet de dire que leur mode de vie soit assez méprisables pour nous donner le droit de leur imposer le notre, de piller leurs ressources et de les contraindre à l'exil ?

Claude Lévi-Strauss a laissé une oeuvre extrêmement intéressante qui montre qu'on ne peut pas dissocier les territoires, les races et les cultures. Il était absolument contre le métissage et le relativisme culturel ou moral, contre l'immigration, et même contre les voyages.

Comme Montaigne, Offenbach ou Goscini, il a contribué de façon importante à l'identité française et il nous fait honneur.

Écrit par : iraliot | 06/11/2009

Merci de ce commentaire pertinent. J'ai bien précisé que je donnais ce texte à titre d'éclairage différent et que je ne prenais pas parti. Je serais bien incapable de le faire car j'ai également précisé n'avoir jamais lu une ligne de Lévi Strauss.

Par contre, j'aime bien le débat. La preuve ... Et je suis toujours prête à faire amende honorable, si nécessaire. A ne surtout pas confondre avec la repentance.

Écrit par : anne kling | 06/11/2009

Merci d'avoir publié mon commentaire, qui n'impliquait pas que vous fassiez amende honorable pour ces reproches d'antisémitisme primaire. J'aime bien la notion d'antisémitisme primaire, puisqu'elle suppose qu'il puisse y avoir un antisémitisme normal qui soit normal (on a le droit de ne pas aimer les juifs comme on a le droit de ne pas aimer les corses, de les trouver coléreux, paresseux, jaloux,..).

Moi aussi j'aime bien le débat, ou plutôt la vérité véridique. Vos recherches sur les biographies des leaders des mouvements révolutionnaires sont très intéressantes. Il y a toujours un fondement religieux anti-catholique derrière les partis révolutionnaires (ça a longtemps été le calvinisme (qui dégénère toujours en théisme, puis en athéisme), ensuite pour la Révolution française le jansénisme tardif (dont Mme de Sévigné disait que c'était un calvinisme rebouilli).

Ci-après un lien vers un autre avis discordant sur Claude Lévi-Struss. Il lui est reproché de mettre toutes les cultures au même niveau, et donc d'avoir promu le relativisme culturel: tout se vaut, et tout varie, donc rien n'est vrai.

En réalité, Claude Lévi-Strauss a voulu insister sur le respect qu'on doit aux cultures primitives en les mettant au niveau des nôtres du point de vue de la dignité (ce n'est pas nouveau, ça a toujours été la position de l'Église, en particulier des jésuites qui avaient commencé à ethnographier les peuples primitifs et essayé de leur donner une version locale des rites chrétiens. Au XVIIe, ils avaient mis au point une messe de rite chinois, qui avait été interdite par le Vatican). Il n'a jamais prétendu qu'il soit équivalent de vivre à la française en Gascogne et à l'indienne au fond de l'Amazonie. Il n'a jamais prétendu dévaloriser nos culture en les faisant descendre au niveau des civilisations primitives. Il a d'ailleurs toujours conservé le mot primitif, contrairement à beaucoup d'autres anthropologues qui utilisaient des périphrases non-hiérachisantes.

http://www.solidariteetprogres.org/article5978.html

Écrit par : Iraliot | 10/11/2009

Il n'est peut-être pas utile de publier tous mes messages.

Un témoignage de Régis Debray, repris chez agoravox, qui confirme le contresens que je relevais, en insistant sur le fait que l'oeuvre de Claude Lévi-Strauss est à l'opposé des idées qu'on veut lui faire porter sur l'égalité et la dialogue des cultures et sur les vertus de leur métissage.

Claude Lévi-Strauss était un grand savant dont il faudra bien que les intellectuels et les universitaires admettent que c'est un penseur identitaire !

http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=24271

Écrit par : iraliot | 14/11/2009

Les commentaires sont fermés.