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02/02/2009

LES SUISSES NE SE COUCHENT PAS (ENFIN, POUR L’INSTANT)


«Dieudonné a, une fois de plus, franchi la ligne rouge et prouvé qu'il était un antisémite notoire.»

Écoeuré par les propos de l'artiste français tenus dans une interview accordée récemment au mouvement de droite suisse Unité populaire, Philippe Grumbach ne mâche pas ses mots.

Le président de la coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation (CICAD) est d'ailleurs d'avis qu' «il y a largement matière à saisir l'autorité pénale en vertu de l'article 261 bis sur la discrimination raciale.»

Le cas est donc très sérieusement examiné par les juristes de l'association.


Les propos qui vont trop loin

Ce sont notamment deux points de cet entretien, publié au début du mois sur le site Internet d'Unité populaire, qui posent problème. Le site: un groupement associé à Egalité Réconciliation, organisé autour de l'écrivain Alain Soral, membre du Front national.

«Dieudonné déclare que les juifs faisaient commerce de l'Africain et sous-entend donc qu'ils sont des négriers, explique Philippe Grumbach. C'est scandaleux. De plus, il insinue que le président Sarkozy est à la botte du Conseil représentatif des Juifs de France. Il véhicule le vieux poncif du juif dominateur.»

Ce volet juridique, la CICAD le mène de front avec l'action publique qu'elle prépare en prévision de la venue de Dieudonné à Genève, les 6 et 7 février prochains. Fâchée que les autorités cantonales et communales n'aient pas pris position dans ce dossier, l'association a décidé de descendre dans la rue.

«Le vendredi 6 février entre 11 h et 15 h nous tiendrons un stand à proximité de la salle de spectacle qui accueillera Dieudonné», note Johanne Gurfinkiel, secrétaire général.

De petits dossiers répertoriant les «dérapages les plus graves de Dieudonné» seront distribués aux passants.

Par ailleurs, une collecte de signatures a été lancée, notamment auprès des acteurs politiques genevois, «histoire de montrer aux autorités que les gens ne sont pas indifférents à la venue d'un antisémite à Genève.»


«Pas notre intention de censurer»

Au final, peu importe si cela fait de la publicité au spectacle de l'artiste. Ce qui compte avant tout pour la Coordination Intercommunautaire Contre l'Antisémitisme et la Diffamation [CICAD], c'est «d'empêcher que Dieudonné se produise à Genève en catimini», insiste Johanne Gurfinkiel. Et de conclure: «Notre intention n'a jamais été de censurer, mais que les gens soient informés que Dieudonné utilise son statut d'artiste pour diffuser des messages racistes.»


C’est vrai que Dieudonné n’y est pas allé avec le dos de la cuillère : les traiter de négriers ! Pire encore, insinuer que Sarkozy serait à la botte du CRIF !! Mais où est-il allé chercher ça?

S’agissant des « négriers », il y aurait pourtant  bien l’un ou l’autre fait assez fâcheux. On en parle (avec prudence) sur Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Juifs_et_l'esclavage ). Encore de l’antisémitisme primaire, naturellement. 

Comment ont réagi les partis suisses « progressistes » à cette invitation ? 

« Du côté des partis, on ne remet pas en cause la décision du Conseil d’Etat. Mais on regrette que l’humoriste ait été invité à Genève et on déconseille à la population de se rendre à son spectacle. «Cet homme est un révisionniste multirécidiviste, explique Michel Halpérin, président du Parti libéral genevois. Si des débordements surviennent lors de la première représentation, l’Etat pourra encore intervenir

Le Parti socialiste, par la voix de son président, attend effectivement que le Conseil d’Etat prenne ses responsabilités en cas de dérapage, par le biais d’un dépôt de plainte. «Faire venir Dieudonné à Genève est irresponsable. Si on ne peut pas interdire son spectacle, il faut former un cordon sanitaire républicain et pousser les gens à ne pas y aller!» Les radicaux prendront le taureau par les cornes. «Nous enverrons quelqu’un au spectacle pour pouvoir dénoncer tout débordement», annonce Hugues Hiltpold, président du parti. »

Espoir de débordements, cordon sanitaire, dénonciations, pressions :  on peut respirer, il y a encore des démocrates en Suisse !

Commentaires

Les débordements proviendront peut-être des milieux juifs de la CICAD et de la LYCRA de Genève qui à l’instar des juifs français sont passé maître dans l’art de la provocation. Lors des représentations ils ouvriront un stand de 11 à 15 heures afin de dénoncer les agissements de Dieudonné. C’est là que pourrait se produire du raffut et encore les Suisses sont de par nature indifférents à la propagande de rue. Ils prennent un papillon et s’empressent de le jeter.
Finalement se sera probablement une tempête dans un verre d’eau vite oubliée dans les jours qui suivent.

Écrit par : Le passant ordinaire | 02/02/2009

Alain Soral vient de quitter le Front National, n'étant pas désigné comme tête de liste pour les élections européennes (région Ile de France).

Écrit par : Marc | 02/02/2009

Les Juifs en font trop. Ils en font toujours trop. Ils n'apprennent jamais. C'est plus fort qu'eux. Quand ça finira par leur retomber sur le tarin ils auront la satisfaction de pouvoir dire "Vous voyez bien! On vous l'avait bien dit!".

Écrit par : Fred | 03/02/2009

Imaginons un instant,un très court instant que Coluche revienne sur scène?

Écrit par : christophe | 04/02/2009

Ce qui est amusant dans l'article de Wikipedia sur "Les Juifs et l'esclavage" (Portail de la culture juive et du judaïsme - !), c'est que l'on nous y apprend que les juifs n'ont pu s'adonner au commerce triangulaire depuis Nantes ou Bordeaux car, en vertu du "Code Noir", ils furent chassés des Colonies. Je croyais pour ma part que ces deux villes se trouvaient en métropole...?

Écrit par : Arzhgwen | 04/02/2009

"l'on nous y apprend que les juifs n'ont pu s'adonner au commerce triangulaire depuis Nantes ou Bordeaux car, en vertu du "Code Noir", ils furent chassés des Colonies. Je croyais pour ma part que ces deux villes se trouvaient en métropole...?"

Et la famille Mendès (pour ne parler que d'elle) a fait fortune en vendant du chocolat aux noisettes. C'est comment encore?Houtzpah? Oui. C'est bien ça.

Sans compter que de l'aveu même de Guy Sorman, qui est de la tribu, la majorité des bandeirantes chasseurs d'esclaves "portugais" au Brésil étaient des Marranes.

Écrit par : Fred | 05/02/2009

Dieudonné fait monter un déporté sur scène…
SPECTACLE | L’humoriste a fait tordre de rire son public. Quelques passages.
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Henri Della Casa | 07.02.2009 | 00:00 Tribune de Genève
Hier soir, dans une salle de la Madeleine comble, Dieudonné a «fait le con», comme l’annonçait le titre de son spectacle. L’humoriste n’a pas esquivé la polémique autour de sa venue et dès son arrivée sur scène… il est reparti en courant dans les coulisses. «Y a des associations dans le public, et des journalistes», s’effraie-t-il. Le public, très jeune, l’acclame. Et l’acclamera tout au long de son one man show. Il commence par évoquer sa relation avec Jean-Marie Le Pen, car «il lui fallait un petit coup de pouce» avant d’entamer sa tournée. «Je savais que les médias allaient me sauter dessus. Je connais bien leur régime alimentaire: de la viande crue.»
Vient ensuite une narration, bien caustique à la façon Dieudonné, de son expérience au «pays des Pygmées». Des victimes qu’il dit pouvoir attaquer sans risque, «puisque le lobby pygmée n’est pas assez puissant». Comme il le rappelle, Dieudonné est d’origine camerounaise, «ancienne colonie allemande. Mais j’en parle pas trop pour ne pas alourdir mon dossier.» Puis, après avoir dégainé quelques piques à l’encontre de «Sarko» ou des firmes pétrolières actives en Afrique, le trublion fait venir un acolyte, déguisé en déporté juif. De mauvais goût, la scène rencontre pourtant un vrai succès auprès des spectateurs. «C’est pour que les gens n’oublient pas», hurle Dieudo.
Après cette étrange scène, le Français s’en prend à George W. Bush. Avec qui il partagera le fait d’avoir reçu une chaussure de l’audience. Coup monté ou vraie rancœur? Impossible de savoir.
Le stand de la Cicad
Dans l’après-midi, sur son stand à la rue du Marché, la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (Cicad) a rassemblé 240 signatures «pour dire que ce Monsieur n’est pas le bienvenu à Genève», indique Johanne Gurfinkiel, secrétaire général de l’association. Lequel dit regretter que les autorités dans leur ensemble ne se soient pas opposées au spectacle d’hier soir. «Même des gens portant un keffieh ainsi qu’une femme d’origine arabe sont venus nous témoigner leur soutien», relève Johanne Gurfinkiel, touché également par le passage de deux rescapés au stand.
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Récolter en 4 heures seulement 240 signatures n’est qu’un pet dans l’eau puisque Genève compte plus de 185'000 habitants et avec sa banlieue environ 450'000 de 180 nations différentes.

Écrit par : Le passant ordinaire | 07/02/2009

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