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23/01/2009

BON ANNIVERSAIRE, MONSIEUR FAURISSON

 

Faurisson20.jpg

 

 

L’hebdomadaire allemand National Zeitung a publié dans son numéro du 21 janvier 2009 un entretien avec le professeur Faurisson sous le titre Robert Faurisson, wie man ihn nicht kennt (Faurisson comme on ne le connaît pas).

Voici la traduction française de cet entretien :

 

« 1. Wittgenstein disait : "Ce dont on ne peut parler, il faut le taire". Ne parlons donc que de ce qu’il est permis de parler.

 

Il y a 80 ans, le 25 janvier 1929, vous êtes né à Shepperton, près de Londres. Quand avez-vous vu la France pour la première fois ?

 

Mon père travaillait à Londres pour la Compagnie (française) des Messageries Maritimes. En 1931, mes parents se sont rendus à Tamatave (Madagascar) où ils se sont mariés et où est né mon frère Philippe. J’ai été confié aux parents de mon père qui habitaient à Saint-Mandé, près de Paris. En 1934, je rejoindrai mes parents à Saïgon. En 1935, je suis allé pour la première fois de ma vie dans une école anglaise à Singapour. En 1936, j’ai continué mes études en anglais dans une école américaine à Kobé (Japon). Je ne regagnerai la France qu’à la fin de 1936. Se moquant de mon accent, mes camarades de classe m’appelaient “l’Angliche”. Par la suite, j’ai fait toutes mes études secondaires ou supérieures en France, notamment dans une école de jésuites à Marseille (1941-1943), au Collège Stanislas à Paris (1943-1946), au Lycée Henri-IV, à la Sorbonne, ...

 

2. Votre père était français, votre mère écossaise. Vous sentez-vous français, écossais, tous les deux, ou encore européen ?

 

Je me sens français. Je ne connais pour ainsi dire pas l’Ecosse. “Se sentir européen” ? Je ne vois pas trop à quoi cela peut correspondre. Mon père prétendait que j’étais marqué par mon ascendance écossaise. Je suppose qu’il voulait dire par là que je manifestais une hardiesse, une détermination et une indépendance d’esprit qui pouvaient déconcerter les Français, lesquels, sauf en temps de guerre ou de révolution, sont plutôt raisonnables et moins obstinés qu’ils ne se l’imaginent.

 

3. Êtes-vous un homme de droite, de gauche, du centre - ou rien de tout cela ?

 

Tout cela, selon l’humeur du jour et les circonstances. Je n’ai aucun goût pour le maniement des théories ou des idées politiques mais j’aime à m’engager dans telle ou telle action aux côtés de gens qui peuvent avoir, eux, une théorie ou une idée politique. J’aime l’action précise pour une cause précise. Samedi dernier, j’ai participé à une manifestation en faveur de la Palestine. [Là où j’habite] cette manifestation était conduite principalement par le Parti communiste. J’ai horreur du vague et de l’abstraction, en particulier du vague communiste et de l’abstraction communiste, mais je peux, à l’occasion, m’associer à une initiative de gauche, de droite ou du centre. Je suis athée.

 

4. Est-ce par hasard que vous avez choisi un auteur aussi énigmatique que Lautréamont pour sujet de votre thèse de doctorat? Etiez-vous attiré par les énigmes de sa biographie ?

 

Ce n’est nullement par hasard que je me suis intéressé aux oeuvres d’Isidore Ducasse (1846-1870) et, en particulier, à ce qu’il a appelé Les Chants de Maldoror [par le Comte de Lautréamont] (1870). Ses oeuvres avaient la réputation d’être d’une haute et mystérieuse inspiration. J’ai voulu aller voir ce mystère de près. Je l’ai fait méticuleusement. J’ai découvert qu’il s’agissait en réalité d’une sorte de farce ou de mystification. Le plus fort est qu’il avait lui-même fait cette révélation à son lecteur dans un très bref passage, tout à la fin de son livre. Mais rares sont les lecteurs attentifs. La plupart aiment à rêver ou à philosopher ou à éprouver des sentiments.

 

5. Il y a une vieille tradition de germanophilie chez les penseurs et littérateurs français. Je pense à Madame de Staël, à Stendhal (dans son livre De l'amour), à Gérard de Nerval, qui considérait l'Allemagne comme "notre mère à tous". Cette tradition reste-t-elle encore vivante ?

 

Je crains que cette tradition n’ait disparu chez les intellectuels mais je crois pouvoir vous assurer que, dans le peuple français, on continue de nourrir une certaine germanophilie. C’est contre les Anglais et les Américains que le peuple français reste critique, hostile ou réservé. Quant à Nerval, il était amoureux de l’Allemagne. Si, en particulier, vous déchiffrez les confidences qu’il a faites dans les poèmes merveilleux et énigmatiques des Chimères, vous vous apercevez que Nerval avait horreur du froid, de la nuit, de la neige, du nord et de celui qu’il appelait le “duc Normand”, c’est-à-dire Wellington, le vainqueur de Napoléon (réincarnation des Césars de l’Antiquité païenne). Il n’aimait pas les barbares du Nord, c’est-à-dire les Anglais. En revanche, il aimait le soleil, le sud, l’Italie antique, l’Orient et, pour lui, Berlin, si l’on peut dire, ne se situait pas au Nord mais à l’Est, comme une porte ouverte sur l’Orient, d’où, dit-on, nous sont venues les lumières de l’esprit.

 

6. Vous auriez pu éviter toutes les poursuites judiciaires en vous installant en Grande- Bretagne car vous n'êtes seulement citoyen français mais aussi sujet britannique? Pourquoi  n'avez-vous pas choisi cette voie ?

 

J’aime trop la France ainsi que les Français et les Françaises. Je ne pourrais me passer  d’entendre et de pratiquer la langue de Molière, de La Fontaine, de Victor Hugo, de Céline et des plus humbles de mes vrais compatriotes.

 

7. Vous avez enseigné à la Sorbonne, puis à l'Université Lumière de Lyon. Vos spécialités ont été d'abord la "littérature moderne et contemporaine", puis la "critique de textes et documents (littérature, histoire, médias)". Quelle sorte de littérature peut vous émouvoir aujourd'hui ?

 

Un jour on a demandé à Céline : “Pourquoi écrivez-vous ?” Sa réponse, gouailleuse, a été : “Pour rendre les autres illisibles”. Dans mon cas, il a réussi. Je ne lis plus guère que Céline. Je l’admire pour son génie, son humanité, sa maîtrise de toutes les langues françaises (argotique, populaire, familière, soutenue, guindée, aristocratique), sa force comique surtout. Il est un lyrique dénué de tout chiqué, un satiriste à la Juvénal, un poète épique. Vous l’avez peut-être noté, il n’est pas d’épopée possible pour un vainqueur ; le vainqueur a gagné ; il ne bouleverse donc pas les coeurs. Seul le vaincu, frappé de malheur par les dieux au terme d’un long combat, peut avoir vécu une épopée. L’Allemagne a connu une incomparable tragédie, un naufrage sans pareil, une grandiose épopée. Qui jusqu’ici s’est montré capable d’écrire une épopée de l’Allemagne vaincue ? La réponse est : un cavalier français blessé en 1914 par des balles allemandes, un gentilhomme, Céline, alias Louis-Ferdinand des Touches (de Lentillière), une sorte de hobereau déclassé, proche du petit peuple. L’épopée de l’Allemagne tient en trois livres de Céline : D’un château l’autre, Nord et Rigodon. Les céliniens appellent cet ensemble “la trilogie allemande”. Il s’agit d’un “monument plus durable que l’airain” (monumentum aere perennius, disait le poète Horace).

 

8. Avez-vous une proposition à suggérer pour mettre fin à la tragédie en Palestine ?

 

J’ai mieux qu’une simple proposition. J’ai une solution, et qui ne tuerait personne. La loi française et la loi allemande m’interdisent de vous en dire plus.

 

9. Comment Dieudonné va-t-il ? Il est devenu la cible du maire de Paris qui a indiqué qu'il veut empêcher l'humoriste de jouer dans tous les théâtres publics de la Ville lumière.

 

Dieudonné va bien, mais que va-t-il devenir ? Il a une sensibilité d’artiste. Un artiste peut-il longtemps résister au boycottage ? Ce qu’il a osé faire le 26 décembre 2008 au Zénith, à Paris, devant  5 000 personnes, tient de l’héroïsme. Le contraste est venu quelques heures plus tard quand le monde entier, et non plus seulement 5000 personnes, a eu le spectacle de la plus infâme lâcheté avec l’agression perpétrée par les Israéliens contre Gaza. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, joint sa voix à celle des puissants. Il s’enflamme, s’excite et se surexcite contre Dieudonné et Faurisson. Il multiplie menaces et provocations. Il cherche à susciter un grave incident ou même un accident mortel à l’occasion de mon passage, prévu pour le 29 janvier, au théâtre privé qui appartient à Dieudonné. Ma propre réponse est connue. Le 29 janvier, je serai là où l’on m’attend et, s’il nous arrive quelque malheur, j’en tiendrai Bertrand Delanoë pour “responsable et coupable”. Je vais lui écrire en ce sens. »

 

 

 

Je m’absente pour une semaine. Avant de partir, je vous signale deux sites intéressants :

www.dedefensa.org    et

www.islam-documents.org

Sur ce dernier site, créé par une petite équipe d’universitaires, vous trouverez plus de 15 000 documents sur la naissance de l'islam, souvent inédits et toujours authentiques.

 

A bientôt. 

22/01/2009

QUE FONT ET QUE DISENT NOS ELUS ?

10.   MARTINE AUBRY, MAIRE SOCIALISTE DE LILLE

 

images.jpg« Martine Aubry, Premier secrétaire du Parti socialiste a reçu le mardi 20 janvier 2009 une délégation du CRIF conduite par son président Richard Prasquier.

 

Au cours de cet entretien qui s’est déroulé au siège du PS, les deux délégations ont évoqué la situation au Proche-Orient et ses conséquences en France.

 

Le PS et le CRIF ont décidé de poursuivre leur dialogue pour lutter ensemble contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme et d’islamophobie en France. »

 

 J’aime bien « les deux délégations ». On a vraiment l’impression que le CRIF désormais s’installe tout à fait à son aise dans son rôle quasi officiel de pouvoir reconnu en France. Ben, pourquoi se gêner ?

 

Le CRIF de toute façon ratisse très large et la classe politique dans son ensemble n’a rien à lui refuser. Il était déjà présent, « en délégation » au congrès du PS à la mi-novembre 2008 :

« Richard Prasquier a assisté à ce « moment important de la vie politique française », qui lui a permis de rencontrer de nombreux responsables. Le Président du CRIF s’est félicité du « dialogue régulier » avec les socialistes. Il a rendu hommage à François Hollande qui a « toujours manifesté une grande empathie vis-à-vis de la communauté juive d’une part et d’Israël d’autre part ».

 

Martine, qui voit loin, est prête à poursuivre cette belle collaboration. Obligatoire de toute façon, dans la belle France d’aujourd’hui, si l’on veut faire carrière dans le système.

ILS ONT RAISON, PLUS C’EST GROS, MIEUX CA PASSE

« L’Association Avocats Sans Frontières ainsi que d’autres O.N.G., ont pris la décision de porter plainte auprès du Procureur de la Cour Pénale Internationale, contre les principaux dirigeants du Hamas pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité en raison de l’utilisation par cette organisation de « boucliers humains ».

 

Une délégation se rendra en outre à l’Elysée pour demander à Monsieur le Président de la République de saisir le Conseil de Sécurité des Nations Unies et la Cour Pénale Internationale.

 

Il est rappelé que, tant le droit international, que les principales organisations des droits de l’Homme, considèrent une telle instrumentalisation des civils comme des violations graves du droit international.

En suite de son communiqué en date du 13 janvier 2009, l’Association Avocat Sans Frontières tient à préciser ci-après les cinq griefs légaux qui seront utilisés auprès du Procureur près la Cour Pénale Internationale de La Haye, à l’encontre des dirigeants politiques et militaires du mouvement Hamas, coupables de crimes de guerre :

 

- viser délibérément la population civile israélienne ;

- tirer des missiles et des obus à partir de zones civiles (écoles, hôpitaux…) ;

- utiliser des symboles humanitaires tels que des ambulances pour tenter de jouir de l’impunité ;

- recruter, former des enfants à la guerre, les utiliser comme boucliers humains ;

- appeler publiquement au génocide ou à l’assassinat pour des raisons religieuses ou raciales (charte du Hamas).

 

Une requête à Monsieur le Président de la République française va être déposée par Avocats Sans Frontières, soutenue par d’autres O.N.G. aux fins de voir le Chef de l’Etat français saisir Monsieur le Procureur près la Cour Pénale Internationale de La Haye, conformément à ses prérogatives. »

 

 

source: http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=13401&returnto=accueil/main&artyd=9

HALLUCINANT

Source :

http://monde.fil-info-france.com/2009_janvier_17.htm

 

 

« Le Premier ministre, François Fillon a réuni et présidé, vendredi 16 janvier 2009, un comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, en présence de nombreux ministres dont Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, qui se trouvait en Israël du 13 au 15 décembre 2008 afin que "l’Holocauste soit évoqué de manière soutenue et organisée dans nos enseignements en France". Ce comité a été convoqué mardi 13 janvier 2009 en vue de "calmer les choses" face au risque d'importation en France des événements liés au conflit israélo-palestinien.

 

A un jour de 3 manifestations pour l'arrêt de la guerre dans la Bande de Gaza, dont une marche sur l'ambassade d'Israël à Paris débutant place du Châtelet samedi 17 janvier 2009, François Fillon a souhaité "renforcer les procédures judiciaires et les moyens de la justice pour faire en sorte que tous ceux qui commettent des actes antisémites et racistes soient dans les meilleurs délais interpellés, traduits devant la justice et punis". François Fillon a également déclaré qu'il faut des "juges formés" sur ces sujets."

 

Déjà, tous les tribunaux de grande instance TGI disposent d'un magistrat référant qui a été nommé pour assister et orienter le procureur de la République dans les affaires d'antisémitismes. A Bordeaux, siège de l'Ecole nationale de la Magistrature ENM, ce sont des membres du Conseil représentatif des institutions juives de France CRIF qui forment les magistrats à la lutte contre l'antisémitisme qui est une priorité nationale pour Nicolas Sarkozy, président de la République. François Fillon a également annoncé un renfort important des effectifs policiers lors de ces 3 manifestations "pro-palestiniennes".

 

A Paris, tous les policiers nommés dans la capitale sont formés à la lutte contre l'antisémitisme et doivent faire un passage obligatoire dans les locaux du Comité français pour Yad Vashem présidé par Richard Prasquier, également président du Conseil représentatif des institutions juives de France CRIF.

 

François Fillon a demandé à Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et à la présidente du Forum des droits sur Internet, Isabelle Falque-Perrotin, de conduire "un travail plus approfondi" sur les "appels à la haine" diffusés sur les chaînes de télévision, les radios communautaires ou les sites web et les très nombreux blogs. Depuis le samedi 27 décembre 2008, début de la guerre déclarée par Israël contre le Hamas dans la Bande de Gaza dans le cadre de l'opération militaire israélienne "plomb durci", la grande majorité des médias numériques français autocensure leur forum de discussions, certains les ayant fermés. Le quotidien "Libération", le journal gratuit "20 Minutes", l'Express, Yahoo.fr et LCI ont fermé leurs sites à tous les commentaires sur le conflit. Dans un communiqué publié le jeudi 8 janvier 2009 le Bureau National de Vigilance Contre l'Antisémitisme BNVCA, présidé par le commissaire de police honoraire, Sammy Ghozlan, avait salué cette autocensure lié à l'antisémitisme. Sammy Ghozlan avait déclaré : "Pour avoir fermé leurs sites, les médias sont accusés d’atteinte à la liberté d’expression par ceux qui profitant de l’anonymat que procure l’internet, défoulent leur haine antijuive, considérant encore que l’antisémitisme est une opinion". François Fillon a aussi déclaré : "On n'est pas en Israël, on n'est pas en Palestine, on est en France. Et en France, il n'y a pas de communautés, parce que chacun est un citoyen égal devant la loi".

21/01/2009

QUEL CYNISME !

« La décision d’interrompre l’offensive israélienne était certes attendue mais ses modalités, son timing et surtout ses conséquences ont largement été commentées en Israël. Principalement visées, les prochaines élections générales prévues dans 3 semaines.

La décision du cabinet restreint de sécurité à Jérusalem d’appliquer une trêve unilatérale dans la bande de Gaza a surpris. D’abord parce que l’unilatéralité n’a jamais apporté à Israël les fruits escomptés.

 

On se souvient que le retrait de la bande de Gaza à l’été 2005 a laissé la place vacante au Hamas, et que le même scénario s’est reproduit après le retrait du sud Liban décidé par Ehoud Barak en 2000, au profit cette fois du Hezbollah qui a investi le terrain.


Alors pourquoi maintenant après 22 jours de combats, alors que le Hamas était en passe d’être défait ?

La réponse est d’abord à chercher dans l’agenda politique. Dans moins de 20 jours, les électeurs israéliens sont conviés à élire une nouvelle Knesset et donc un nouveau Premier ministre. Il reste peu de temps pour convaincre, pour faire campagne et faire entendre sa différence. Ce sera la campagne la plus courte de l’histoire du pays. Ehoud Olmert ne se représentant pas, reste Tsipi Livni et Ehoud Barak.


La première est cheffe de la diplomatie et leader du parti centriste Kadima. Elle vient de laver l’affront de la seconde guerre du Liban et profitera sans doute largement des bénéfices politiques et diplomatique de cette offensive à Gaza.

 
Elle devra compter sur le ministre de la Défense et chef de file des travaillistes qui a bien l’intention de faire valoir son rôle central de chef des armées pendant cette guerre menée, et gagnée, contre le Hamas.


Reste que le calendrier politique n’est pas le seul facteur déclencheur de cessez-le-feu. La pression internationale, les ballets diplomatiques, l’image détériorée d’Israël dans le monde et l’arrivée d’un certain Barack Obama à la maison blanche cette semaine, ont évidemment pesé de tout leur poids dans la balance. »

 

Source :http://www.guysen.com/articles.php?sid=8966&titre=Un-cessez-le-feu-à-point-nommé

 

Eh oui, on déclenche les guerres au moment psychologique voulu (largement ici en l’occurrence pour mettre Obama devant le fait accompli) et on les arrête de même, quand le calendrier politique et autres nécessités électorales le réclament. Le reste : victimes, horreurs, désolations en tous genres, on ignore ce que c’est là-haut, tout là-haut. Et franchement, on n’en a rien à cirer. Les contribuables sont là pour payer les dégâts. Ils ont les moyens.  

 

D’ailleurs, justice sera faite et le Hamas risque d’être bien puni pour tous ses méfaits, car  bien sûr, tout est de sa faute : « (…) des associations pro-israéliennes devraient porter plainte contre le Hamas à la Cour Pénale Internationale pour « crimes de guerre et contre l'humanité ». L'association Avocats sans frontières, présidée par Me William Goldnadel, est à l'initiative de ce projet.


ASF accuse le Hamas d’utiliser des boucliers humains ce qui constitue une violation du droit international. »

 

Et violer le droit international, c’est très, très mal, tout le monde sait cela en Israël.

 

La petite partie désagréable (pour les autres s’entend) mais nécessaire sur le terrain étant pour l’instant terminée, on va pouvoir se remettre à jouer au meccano dans les hautes sphères, chacun cherchant à tirer la couverture à soi. Et devinez qui remporte la palme en Europe à ce petit jeu ? L’ex-éphémère président de l’Union Européenne qui n’arrive décidément pas à faire son deuil de sa royauté trop vite envolée. Histoire de se remettre en vedette et d’avoir l’air de dominer les événements – il ferait bien de commencer par la France, mais ça, c’est vraiment trop compliqué – il envisage la tenue d’une «grande conférence internationale qui permettra enfin d'établir la paix cette année». A Paris, naturellement. Normal, on a des moyens à ne savoir que faire et il faut bien que la Galerie des Glaces serve de temps en temps.

 

Quant à la « paix cette année » dans ce conflit empoisonné, on nous a déjà fait le coup souvent, notamment en 2003 lorsque la feuille de route triomphalement brandie par Tony Blair et George Bush était censée faire avaler l’attaque contre l’Irak.

Bon, il fallait obligatoirement attaquer l’Irak, le pays du Mal, mais en contrepartie, on ferait la paix au Proche-Orient dans les plus brefs délais. Promis, juré. On a vu ce que ça a donné.

 

Je souhaite bien du plaisir à Obama pour la suite des événements. Heureusement, toutes les fées étaient penchées sur son berceau, hier pour l’Investiture : y compris trois rabbins représentant les trois branches principales du judaïsme aux Etats-Unis. Il en aura bien besoin, de leurs prières.

20/01/2009

LE CONSEIL DE L’EUROPE A GAGNE (4e épisode)

Voici le texte de la sentence rendue par les juges du Tribunal administratif du Conseil de l’Europe. Pour alléger, j’ai laissé de côté tous les attendus du début, qui ne faisaient que répéter ce que nous connaissons déjà. J’ai supprimé aussi le rappel des textes administratifs, assez indigestes.

(…)

"B. Les faits concernant le présent recours

13. La requérante a écrit et fait publier un livre intitulé « La France LICRAtisée ».

14. Le 18 avril 2007, le Secrétaire Général saisit le CDD [Conseil de discipline, ndla] en indiquant qu’il envisageait de sanctionner la requérante par une révocation. [Là, j’ouvre à nouveau une parenthèse pour signaler une erreur étonnante. Le Secrétaire général ne demandait pas la révocation, mais déjà la rétrogradation. Qui n’a donc pas été « proposée » par le CDD, comme mentionné au paragraphe suivant, mais acceptée conformément aux vœux du Secrétaire général. ndla]

15. Le 8 juillet 2002, [en réalité, le 6 septembre 2007. que d’erreurs ! il y a manifestement confusion avec la précédente affaire, ndla] le CDD émit l’avis, à l’unanimité, que les faits reprochés devaient entraîner une sanction disciplinaire et proposait, à la majorité, une rétrogradation.

16. Le 5 octobre 2007, par une décision ad personam (n° 4092), le Secrétaire Général infligea la sanction de la rétrogradation à la requérante.

(…) 

17. Le 12 novembre 2007, la requérante introduisit une réclamation administrative contre la décision A. P. n° 4092.

18. Le 10 décembre 2007, la réclamation administrative de la requérante fut rejetée.

19. Le 6 février 2008, la requérante introduisit le présent recours.

(…)

EN DROIT

24. La requérante demande au Tribunal d’annuler la décision ad personam n° 4092 lui infligeant la sanction disciplinaire de la rétrogradation. Elle demande également au Tribunal d’ordonner à titre de réparation du préjudice matériel subi le paiement rétroactif de la différence de salaire résultant de la rétrogradation depuis le 1er novembre 2007.

25. Pour sa part, le Secrétaire Général prie le Tribunal de déclarer le recours non fondé et de le rejeter.

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19/01/2009

LE CONSEIL DE L’EUROPE A GAGNE (3e épisode)

Avant de clore cette petite série par la sentence (demain) je pense utile de donner quelques informations sur la juridiction propre au Conseil de l’Europe, qui s’appelle le Tribunal administratif. En restant bien sûr uniquement dans les faits. Mais je connais votre sagacité …

 

Le Tribunal administratif est composé de trois juges n’appartenant pas au Conseil de l’Europe. L’un ou l’une des juges est désigné(e) par la Cour européenne des droits de l’homme, parmi les membres de celle-ci. C’est le Président du Tribunal. Les autres juges sont désignés par les représentants permanents des Etats membres du Conseil de l’Europe parmi des juristes ou d’autres personnes de haute compétence, possédant une grande expérience en matière administrative.

 

Les juges du Tribunal sont nommés pour trois ans. Ils sont rééligibles.

 

Les juges du Tribunal exercent leurs fonctions en pleine indépendance ; ils ne peuvent recevoir aucune instruction.

 

Les sentences sont prononcées à la majorité des voix. Elles sont motivées.

 

Les sentences ne sont pas susceptibles d’appel.

 

Pour répondre à l’une ou l’autre question, il faut indiquer que ce présent Tribunal était différent aux 2/3 par rapport à celui qui avait prononcé ma réintégration en mai 2004.

 

Ont jugé cette fois :

 

-         Mme Elisabeth Palm, Présidente. Née en 1936 en Suède, a fait l’essentiel de sa carrière juridique dans divers ministères de son pays

 

-         M. Angelo Clarizia, Italien, avocat, professeur de droit administratif à l’Université de Rome. C’est le seul qui était présent à la première affaire.

 

-         M. Hans Knitel, né en 1944 en Autriche. Note originale, il a été représentant permanent de son pays, l’Autriche, auprès du Conseil de l’Europe, de 1984 à 1987. A la retraite depuis juin 2005, il a été élu juge au Tribunal administratif.

 

Laissons le Tribunal et disons un dernier mot au sujet du Conseil de discipline. C’est l’organe interne au Conseil de l’Europe, qui prépare le terrain pour le Tribunal. Il est composé de collègues tirés au sort sur deux listes : une établie par le Secrétaire général, une émanant du Comité du personnel.

 

Lors de la première affaire, qui avait conduit à ma réintégration, le Président du Conseil de discipline était déjà en fonction lorsque l’affaire a éclaté. Il était par ailleurs sur le point de prendre sa retraite.

 

Cette fois, le Président du Conseil de discipline fut nommé par le Secrétaire général juste au « bon moment » si je puis dire. C’était sa première affaire. Il n’était pas davantage à l’aube de sa retraite.

18/01/2009

LE CONSEIL DE L’EUROPE A GAGNE (2e épisode)

"Chère Anne, Les condamnations que nous inflige la "justice" du Système sont des encouragements pour les militants que nous sommes. Amitié et solidarité. Roland Hélie"

Je place ce message en clair car il me permet de  bien préciser une chose : ce n’est nullement pour me plaindre (ou pire, me faire plaindre) que j’expose ces faits. Je ne suis pas à plaindre, loin de là. Non, c’est essentiellement pour leur aspect terriblement révélateur et même emblématique de la situation d’absence de liberté dans laquelle nous vivons. Et pour que ces faits se sachent, malgré tout. Bien sûr qu’en réalité, ce ne sont pas des brimades, mais des Légions d’honneur. Les seules que nous aurons jamais.

Je précise à l’un ou l’autre correspondant que les décisions du Tribunal administratif du Conseil de l’Europe ne peuvent faire l’objet d’aucun appel. Au-dessus de lui, il n’y a que la Cour européenne des droits de l’homme.

Voici donc  ci-après  les arguments qui furent présentés, après ma propre plaidoirie, lors de l’audience publique par le représentant du Conseil de l’Europe. En fait, une représentante, car c’était un procès très féminin. Cette personne est anglo-saxonne, d’où certaines approximations que j’ai laissées en l’état, respectant scrupuleusement le compte-rendu d’audience. Mais ces approximations n’ont pas dû trop gêner la Présidente, qui elle, est suédoise.

 

« Madame la Présidente et messieurs les membres du Tribunal administratif, c’est comme toujours, un honneur pour moi de me présenter aujourd’hui devant vous en tant que représentante du Secrétaire général.

J’aimerais bien juste esquisser très brièvement les faits dans cette affaire :

Effectivement, Mme Kling qui est « la requérante » (…) a écrit et fait publier un livre intitulé La France LICRAtisée et le 18 avril 2007, le Secrétaire général a introduit une procédure disciplinaire à son encontre, au regard des déclarations qui figuraient dans ledit livre.

Le 6 septembre 2007, le Conseil de discipline a émis un avis selon lequel les faits reprochés à la requérante devaient entraîner une sanction disciplinaire et le Conseil de discipline a proposé une rétrogradation.

Le 5 octobre 2007, le Secrétaire général a infligé cette sanction de rétrogradation à la requérante et le 12 novembre 2007, la requérante a introduit sa réclamation administrative à l’encontre de cette décision et, suite au rejet de cette réclamation, elle a introduit le recours dont on discute aujourd’hui.

La requérante nous a dit qu’elle estime :

Qu’il y avait violation des articles 9, 10 et 14 de la Convention européenne des droits de l’homme

Qu’elle n’a pas transgressé les obligations qui sont les siennes en qualité d’agent du Conseil de l’Europe

Qu’il y a violation du principe général du droit nullum crimen sine lege

Qu’elle n’a pas failli à une obligation de réserve qui n’est d’ailleurs d’après elle pas prévue dans l’ordre juridique interne de l’Organisation

Qu’elle n’a pas violé l’article 27 du Statut du personnel sur les publications

Qu’il ne saurait lui être fait grief du caractère répétitif de ses agissements, et finalement

Que ses propos ne sont pas en contradiction avec les valeurs du  Conseil de l’Europe.

Pour éviter des répétitions qui pourraient être assez fastidieuses, je vais juste référer votre Tribunal à nos Observations dans cette affaire ; ainsi qu’aux Observations produites dans d’autres recours de la requérante dans le passé.

Néanmoins je dois quand même préciser certains éléments.

En ce qui concerne les violations alléguées de la convention des droits de l’homme, je ne vais pas me référer aux nombreuses situations et exemples qui ont été référées par la requérante, mais je voudrais quand même dire le suivant. La requérante se plaint de violations des articles 9, 10 et 14 de la CEDH au motif que – et je cite : « le discours antireligieux est le pendant corrélatif inévitable à la liberté du discours religieux ». mais, nul ne le conteste. La requérante est bien évidemment libre de ses opinions, de choisir sa religion et de désapprouver les autres religions. Ça il n’est pas question, et il n’a jamais été question, de donner une préférence à une religion ou d’accepter des critiques sur une religion et pas sur une autre. Ce qui est reproché à la requérante, c’est de continuer à diffuser des propos en contradiction avec les valeurs fondamentales et les activités de l’Organisation, malgré les nombreux avertissements reçus et en violation avec les obligations qui lui incombent en qualité d’agent.

Bien évidemment, les agents du Conseil de l’Europe, même s’ils ont un statut de fonctionnaires internationaux, ils jouissent tous du droit à la liberté d’expression, y compris dans les domaines couverts par l’activité de l’Organisation.

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