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15/01/2009

POIGNEZ UN VILAIN, IL VOUS OINDRA, OIGNEZ UN VILAIN …

« Les Etats-Unis humiliés par leur allié israélien

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Telle que la raconte le premier ministre israélien, M. Ehud Olmert (1), l’histoire n’est pas flatteuse pour la Maison Blanche. Elle rappelle presque les diktats coloniaux. Un président qui interrompt son discours pour prendre au téléphone un premier ministre très courroucé. Le premier ministre somme le président de modifier sur le champ une décision que son pays s’apprête à prendre. Le président s’exécute, et puis reprend son discours…

Ainsi donc, apprenant que les Etats-Unis s’apprêtaient à voter la résolution du conseil de sécurité des Nations unies réclamant un cessez-le-feu immédiat à Gaza, M. Olmert aurait appelé le président George W. Bush, appris qu’il prononçait un discours, exigé qu’il l’interrompe, obtenu enfin de lui qu’il désavoue sa secrétaire d’Etat Mme Condoleezza Rice en changeant le vote américain favorable à la résolution des Nations Unies en abstention. Mme Rice fait démentir cette version, humiliante pour elle, M. Bush aussi. Sans convaincre.

Comment en effet de ne pas s’interroger sur la très grande docilité de la superpuissance américaine envers les actions et les exigences de son allié israélien. Au moment de l’incident relaté par M. Olmert, le Congrès votait d’ailleurs une résolution quasiment unanime de soutien à l’armée israélienne (2). A croire que lorsqu’il s’agit de la politique américaine au Proche-Orient, la marge de manœuvre de Tel-Aviv ne connaît aucune limite et qu’il est presque miraculeux que Washington n’ait pas voté contre la résolution de l’ONU...

Comment expliquer une telle mansuétude, un tel aveuglement ? Par les intérêts stratégiques américains dans la région, estiment les uns. Par le poids d’un lobby pro-israélien qui réunit une fraction aussi appréciable que bien organisée de la population juive américaine et nombre de fondamentalistes protestants voyant dans la supériorité d’Israël l’accomplissement d’une prophétie biblique ? Inutile de choisir entre ces deux options ; elles ne sont pas contradictoires. Aux Etats-Unis, le système politique favorise – au-delà des partis, des présidents – les desseins israéliens, quels qu’il soient. M. Olmert n’a commis qu’une maladresse en la matière : le proclamer.

(1) « Olmert Says He Made Rice Change Vote », New York Times, 12 janvier 2009.

(2) La résolution du Sénat « reconnaissant le droit d’Israël à se défendre contre les attaques venues de Gaza et réaffirmant le soutien appuyé (“strong support“) des Etats-Unis à Israël dans sa bataille contre le Hamas et soutenant le processus de pais israélo-palestinien » a été adoptée à l’unanimité. Celle de la Chambre des Représentants « reconnaissant à Israël le droit de se défendre contre les attaques venues de Gaza, réaffirmant le soutien appuyé des Etats-Unis à Israël et soutenant le processus de paix israélo-palestinien » a été adoptée par 390 voix contre 5, avec 22 abstentions. »

Source : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-01-14-US-Israel

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3655599,00.html

 

Question: la population américaine, qui n'est quand même pas composée uniquement de juifs ou de protestants fondamentalistes, finira-t-elle par se réveiller et s'interroger quelque peu sur les raisons de ce soutien indéfectible et accessoirement, sur la pertinence de tout le fric qui part là-bas?

Commentaires

Explication : les grandes banques internationales sont traditionnellement et culturellement tenues par des Juifs. Elles tiennent donc les Etats-Unis, déjà endettés jusqu'aux yeux et bientôt en faillite. Avant de devenir un mort vivant, Ariel Sharon ne l'avait nullement caché, et il n'y mettait pas plus de discrétion que d'humilité.

Écrit par : Martial | 15/01/2009

Comme en Europe et notamment en France, cela ne marchera que tant que les Etas Unis seront politiquement dirigés par des "blancs", culpabilisés à mort ou débiles comme Bush. Mais peu à peu le changement de population va renverser la situation. Quand les Latinos et les Noirs, plus préoccupés par leurs intétêts communautaristes que par un patriotisme américain sans signification pour eux (échec total du fameux et fumeux "melting pot") seront assez nombreux pour prendre le pouvoir sans avoir besoin des "blancs" (alors qu'Obama avait encore besoin de leurs votes et de l'argent des maîtres actuels de la finance américaine) , ils ne se gêneront pas pour prendre aussi l'argent de leurs sponsors et ne se sentiront nullement concernés par les problèmes d'un petit état au fond de la Méditérranée. Du reste les Orientaux américains (Chinois en particulier) seront tout à fait capables de s'emparer des leviers de la finance américaine sans complexe à l'égard des actuels titulaires, quels qu'ils soient.Tout cela n'est qu'une question de temps, trois générations au maximum. Comme je l'ai écrit précédemment c'est pareil en France: nos successeurs et remplaçants seront parfaitement indifférents au devoir de mémoire (ce ne sera pas leur mémoire) et à la repentance (quelle repentance? celle de nous avoir remplacés? mais la nature a horreur du vide).
Bien sûr ils pensent qu'ils s'en sortiront toujours comme ils se sont tirés de Babylone et de l'Egypte et ont mis à profit la Diaspora pour infiltrer le monde romain. Ils cultivent le mythe andalou, totalement faux, où ils étaient de parfaits dhimmis comme ils le furent sous les Ottomans et comme ils le sont encore au Maroc: un excellent serviteur peut être parfois un peu arrogant mais tant qu'il fait bien son service et qu'il baisse la tête quand il faut, on le supporte. Mais le monde change: dans l'avenir ils auront affaire à des gens très différents , sans les problèmes de conscience et les déchirements mystiques des romains et des chrétiens qui ont laissé des traces même chez nos gauchistes (les droidloms, par exemple) : je ne crois pas qu'ils aient réussi au Japon, en Chine ou en Inde. Ca laisse présager ce que pourrait être l'avenir. L'ennui c'est que nous n'y seront plus non plus, en grande partie grâce à eux mais surtout grâce à la sottise de beaucoup des nôtres totalement amoraux et prêts à tout pour satisfaire leurs ambitions immédiates (il suffit d'observer l'actuel monde politique français pour être édifié). Tant pis, ainsi va le monde...Tout empire périra, le leur aussi.

Écrit par : philistin | 16/01/2009

Il ne faut pas oublier que pour certains le rôle du président des USA c’est d’appliquer les décisions précises par les Israéliens comme le rappel une certaine Ann Lewiss

"The role of the president of the United States is to support the decisions that are made by the people of Israel. It is not up to us to pick and choose from among the political parties."


The Audacity of Chutzpah
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/03/17/AR2008031702440_pf.html

http://en.wikipedia.org/wiki/Ann_Lewis

Écrit par : Un passant | 23/01/2009

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