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10/01/2009

WOUAFF, WOUAFF, WOUAFF !!!

333.jpg« Nicolas Sarkozy est une véritable star chez les juifs de France », déclarait Patrick Gaubert, président de la LICRA et député européen UMP d’Ile-de-France, en 2007, pendant la campagne présidentielle. Tout au long de 2007, puis de 2008, « l’homme que le monde entier nous envie » croulait sous les prix aussi divers qu’immérités  attribués à tour de bras par les associations communautaires américaines et françaises.

 

Eh bien, on dirait que la lune de miel est en train de virer à l’eau de boudin. Les extraits suivants, pour être amusants, ne sont qu’un des multiples exemples de ce que l’on peut lire en ce moment sur les sites juifs et/ou israéliens.

« Malheur à toi pays dont le roi est un gamin, ou les pérégrinations diplomatiques de Nicolas Sarkozy

par Jean-Pierre Bensimon pour Objectif-info le 9 janvier 2009

(…) Il y a encore un aspect très contestable dans l'attitude du président français : sa propension à bousculer les petits Etats. En se déplaçant au Proche-Orient en début de semaine, et en se prétendant porteur d'une solution européenne, il a humilié la République Tchèque qui assure actuellement la présidence de l'Union européenne. En voulant forcer Israël à un cessez-le-feu, déniant aux autorités israéliennes la légitimité d'estimer elles-mêmes si leurs objectifs de guerre sont remplis ou pas, il prend une posture d'arrogance, mais aussi, au regard de ses moyens, une attitude de matamore. Il n'a ni l'autorité, ni les capacités financières et militaires de dicter ses vues, mais il fait comme s'il les avait. De façon divertissante, sa démarche auprès du syrien Bachir Assad, qu'il avait mis en demeure de faire pression sur le Hamas, a abouti deux jours plus tard à une réunion pleine d'allégresse entre ledit Assad, Mahmoud Ahmadinejad et le chef du Hamas Khaled Meshaal, comme en témoignent les photos. Ils ont certainement causé de la mise en œuvre du plan Sarkozy.

 

Ce n'est pas tout. Les géniales orientations présidentielles exigent pour être plausibles aux yeux de l'opinion, que l'on crie en France à un massacre épouvantable qu'il faut interrompre sur le champ. (…)

 

On peut se demander ce qui pousse le chef de l'exécutif français à prendre des positions aussi contraires aux intérêts bien compris de son pays et du monde démocratique, ainsi qu'aux codes moraux des pays de liberté qui rejettent avec horreur les actes de guerre contre les civils (l'âme de la stratégie du Hamas) et le racisme génocidaire (la doctrine ethnique du Hamas).

 

Dans un excellent article (3), Michel Gurfinkiel tente d'expliquer la position "si négative" du président français: il évoque successivement l'entourage du président qui le pousserait à une crispation anti-israélienne, les pressions des communautés islamiques de France et de l'étranger, enfin le mirage d'un rôle planétaire auquel cèdent bien vite les politiciens français, désireux de précéder les Américains.

 

Ces explications contiennent toutes une part de vérité, mais elles sous-estiment peut-être les failles personnelles, les traits narcissiques de la personnalité de Nicolas Sarkozy qui confinent à l'autisme. L'attitude de ce dernier résiste à toutes les interprétations de nature géopolitique. Son énergie quand il s'est agi de conquérir le pouvoir contrastait avec l'extrême fragilité de ses liens matrimoniaux, souvent la première source d'énergie des hommes d'état. Sa première épouse semblait lui dicter ses conseillers, la seconde paraît influencer son attitude vis-à-vis de la vieille garde des Brigades Rouges italiennes pour qui elle nourrit semble-t-il des amitiés. Son passage à la présidence de l'Union européenne a été une suite de faux-pas et de rodomontades que les média français ont transformés en épopée, mais qu'Angela Merkel a sévèrement sanctionnés par des rappels à l'ordre impitoyables. Aujourd'hui, il ne parvient pas vraiment à réaliser qu'il ne représente plus 500 millions d'européens. Sa politique brutale à l'égard d'Israël peut tout à fait s'expliquer par un désir de devenir une icône mondiale, un Mandela de l'hémisphère nord, ou plus prosaïquement de se bâtir une aura de Grand du monde dans la perspectives des élections de 2012. Tout cela aux dépens des intérêts du pays, plus engagés dans cette aventure diplomatique que ne l'estiment les observateurs qui pensent qu'il faut prendre avec lui son mal en patience. »

 

Il fait froid en ce moment, mais ce n’est pas grave, l'"icône mondiale" est habillée pour l’hiver.


(3)  http://www.michelgurfinkiel.com/articles/206-France-Le-se...

 

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