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08/01/2009

POURQUOI ?

Ma réponse à un correspondant (voir commentaires) soulève le problème fondamental de la responsabilité de la classe politique ET DES FRANÇAIS dans la situation très dégradée qui est la nôtre aujourd’hui. Oui, les communautaires ont poussé à la roue. Mais oui aussi, les autres se sont soumis ET ONT ACCEPTE les diktats. Pourquoi ?

Je m’étais posé la question et j’en avais fait le thème de mon intervention à la journée de Synthèse nationale, en novembre dernier. Je n’avais nullement l’intention de donner ce texte sur le blog, mais finalement, je le fais car il constitue une réflexion qui permettra de lancer le débat sur cette question qui est centrale.

 

« Chers camarades,

 

L’idée de prendre aujourd’hui la parole  devant vous  sur le thème de la renaissance européenne a suscité en moi, je le reconnais, une certaine réticence. C’est que nous semblons bien éloignés de ce qui apparaît à l’heure actuelle comme un rêve.

 

En particulier, l’état de décomposition morale et intellectuelle de ce pays me paraît si avancé que si un jour une telle renaissance doit effectivement avoir lieu – ce que j’espère ardemment -  je doute qu’elle passe en priorité par la France qui n’a plus en elle, à mon sens, les forces et l’énergie nécessaires à pareille réaction.

 

C’est là mon sentiment profond. Il n’est pas spécialement optimiste, c’est vrai, mais je crois qu’il est préférable de partir sur un état des lieux réel plutôt que de se bercer d’illusions.

 

En 1971, le journaliste et écrivain Louis Pauwels avait publié une Lettre ouverte aux gens heureux. Je viens de relire cet ouvrage avec beaucoup d’intérêt. Il y dressait un état des lieux de la société française trois ans après la pseudo révolution de mai 68. Et il s’attaquait avec virulence à tous ceux qui s’attelaient alors à leur grand œuvre: introduire le maximum de désordre dans la cité et dans les esprits.

 

Pourtant à l’époque, le pouvoir était à « droite » si l’on peut employer ce terme. Le pouvoir politique peut-être, mais certainement pas le pouvoir culturel et médiatique, qui eux, étaient largement ailleurs. L’entreprise de démolition fut initiée par ces pouvoirs-là et elle allait se développer tout son saoul à partir de 1981. Elle passa essentiellement par l’installation d’une immigration massive de populations résolument étrangères à notre culture, immigration qui fut encouragée et même imposée par divers groupes de pression. Dont il importe de ne pas mésestimer, ni occulter, aujourd’hui la responsabilité.

 

Elle passa également, cette entreprise de démolition, par un abêtissement moral et culturel généralisé qu’il fallait impérativement étendre aux nouvelles générations. Ce qui fut fait.  En 1986 – il y a un peu plus de vingt ans -  le même Louis Pauwels, alors aux commandes du Figaro Magazine, fit scandale en parlant du « sida mental » qui selon lui frappait les jeunes, livrés au prêt à penser et aux manipulations médiatiques et il écrivait notamment :


« Ce sont les enfants du rock débile, les écoliers de la vulgarité pédagogique, les béats de Coluche et Renaud, nourris de soupe infra idéologique cuite au show-biz, ahuris par les saturnales de « touche pas à mon pote » et somme toute, les produits de la culture Lang.

Ils ont reçu une imprégnation morale qui leur fait prendre le bas pour le haut. Rien ne leur paraît meilleur que n’être rien, mais tous ensemble, pour n’aller nulle part. Leur rêve est un monde indifférencié où végéter tièdement.

C’est une jeunesse atteinte de sida mental ».

 

Nous étions en 1986. Depuis lors, cette maladie terrifiante, qui s’attaque à l’âme même d’un pays,  ce sida mental, n’a fait que croître et embellir pour finalement  atteindre toutes les couches de la population.

 

Des décennies de lavage de cerveau permanent, de matraquage médiatique, d’inversion des valeurs, de repentance obligatoire  - unilatérale, bien évidemment, et de plus en plus frénétique - de promotion systématique de l’étranger, de diabolisation des forces de résistance, ont porté les fruits très amers que nous savons tous : un pays très affaibli, que nous ne reconnaissons plus et où nous nous sentons de plus en plus étrangers.

 

Nous, nous le savons. Pourtant, et c’est là un grand paradoxe de cette situation, sa gravité  n’est pas véritablement perçue par l’ensemble de la population. Ou, si elle l’est, elle n’amène aucune réaction, ce qui est peut-être pire.

 

Le climat de désenchantement et de ras-le-bol diffus qui règne pourtant dans le pays n’empêche nullement nos concitoyens de continuer à voter docilement et massivement pour le système qui les a conduits à cette impasse. Ils se contentent de passer de la droite à la gauche, et vice-versa, comme des malades qui se tournent et se retournent en croyant aller mieux en changeant de position. Entretenus qu’ils sont, par les médias, dans la fiction d’un choix possible.

 

Nous, nous savons parfaitement que ces deux termes n’ont plus de signification ni de contenu réels et ne représentent en réalité que les deux faces pratiquement interchangeables d’un même système de pouvoir : mondialiste, anti-identitaire, soumis aux appétits des puissances financières .

 

Il faut se demander pourquoi durant ces dernières décennies les Français n’ont jamais réellement protesté devant les transformations en profondeur qui s’opéraient dans la substance même de leur pays. Pourquoi  ils ont à ce point consenti à leur propre abaissement.

 

La réponse tient, je le crois, essentiellement à des considérations matérialistes. Ces décennies qui ont vu une dégradation morale sans précédent et une transformation majeure de la population et de ses valeurs, ont également été des périodes de prospérité économique et de paix en Europe. Voilà pourquoi les Français – à qui on a répété sans relâche pendant tout ce temps que leur pays était riche, qu’il pouvait sans problème accueillir ces étrangers, qu’il en avait besoin même, et que  tous ceux à qui ça ne plaisait pas n’étaient que de sales racistes, eh bien, ils ont fini par le croire. Et par reconduire régulièrement un système qui leur fournissait, malgré tout, un niveau de vie très amélioré par rapport à celui de leurs parents.

 

Les autres peuples européens ont connu le même lavage de cerveau, dans un moindre degré peut-être car ils étaient généralement moins soumis à certains groupes de pression omniprésents en France. Mais globalement, leurs responsables politiques eux non plus n’ont pas ménagé leurs efforts pour leur démontrer que la machinerie de Bruxelles, si elle mettait à mal les souverainetés nationales et impliquait certaines servitudes et contraintes, apporterait en échange paix et prospérité en abondance.

 

Le problème, pour ceux qui nous gouvernent, c’est que cette paix et cette prospérité semblent aujourd’hui sérieusement compromises.

Le système s’est d’ailleurs empressé de voler au secours des pauvres banques dans la tourmente. Si les profits étaient strictement privés, les remèdes, eux, sont puisés dans la poche du contribuable. Sans que ce dernier n’ait semblé réagir, ce qui est devenu une habitude chez lui.

 

Comment la situation va-t-elle évoluer et quel bénéfice nos idées et nos valeurs en retireront-elles ? Il est bien difficile de répondre à cela et le système se juge malgré tout assez tranquille, ayant réussi à faire disparaître notre camp, non pas de la scène politique où il n’a jamais joué de rôle, mais même de l’espace médiatique où il figure désormais aux abonnés absents.

 

Le système est loin d’être seul responsable de ce naufrage, nous le savons très bien.

Réussir à transformer des boulevards en culs de sac ne présente pas de difficulté majeure quand on s’y emploie avec constance, sans négliger d’ajouter au bon moment la petite louche qui ruinera en un instant les efforts de tous. Nous avons vu ce type de talent à l’oeuvre et nous en contemplons aujourd’hui le résultat

 

A présent, il va nous incomber la tâche inverse, qui est autrement plus difficile : retransformer des impasses en voies praticables où l’on aura à nouveau envie de circuler. Une tâche qui prendra du temps et demandera beaucoup d’énergie.

 

Dans tous les cas de figure, nous sommes arrivés à une fin de cycle. Et l’avenir est inconnu. Plus que sur ce pays, qui a un handicap énorme à remonter, s’il le remonte jamais, je fonde mes espoirs sur d’autres pays voisins qui sont un peu plus avancés sur la voie d’un renouveau politique, où l’espace de liberté et de possibilités identitaires est un peu plus ouvert.

 

Je souhaite de tout mon cœur que ces pays nous montrent la voie à suivre et parviennent à inciter ceux des Français qui partagent nos valeurs mais se réfugient à l’heure actuelle dans le repli dégoûté – et ils sont extrêmement nombreux -  à rejoindre le combat que nous continuerons malgré tout à mener, puisqu’il fait partie de nous. Pour le pire ou pour le meilleur. »

14:28 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

Oui, c'est bien la fin d'une ère commencée à la "Renaissance" (et même dès le 14ème siècle!) et aggravée par "les Lumières" (par antiphrase). On a voulu organiser un monde sans Dieu ni foi, ni loi. On l'a; alors de quoi se plaint-on?? Même l'Église ex-catholique a démissionné et hurlé avec les loups. Tout cela ne s'est pas fait spontanément et vous connaissez très bien les promoteurs, qu'il est interdit de nommer, de cette faillite organisée. Je vous trouve bien optimiste de voir dans des pays voisins une trace de retour au bon sens! Lesquels ??? Bravo pour ce que vous faites et je vous souhaite une bonne année 2009.

Écrit par : Claude Eon | 08/01/2009

Comme disait si bien Charles Mauras: Tout désespoir en politique est une sottise absolue, c'est pourquoi je reste optimiste dans le rebondissment de notre destin. Certes, je ne crois pas que cela se passera dans le consensus. De toute façon, tant que les gens auront encore à manger tout en acceptant de restreindre leur confort, il ne se passera rien. Ils ne bougeront que lorsque la ceinture deviendra trop sérrer parce que c'est à partir de là qu'ils commenceront à réfléchir dans leur mémoire relavée à multiples reprises. Enfin, j'espère, à moins que les gens sont des animaux comme des veaux qui n'auront plus la force de se soulever.

Écrit par : Olivier V | 08/01/2009

Je partage entièrement votre analyse de la situation mais je suis moins optimiste pour la suite bien que je ne veuille pas désespérer. Certains citent Maurras, et c'est vrai que Maurras avait les idées claires mais lui aussi a a pu se tromper, croyant les hommes meilleurs qu'ils ne sont. Son procès fut éclairant, je crois... A propos de Pauwels, si ma mémoire est bonne, il fut contraint de faire plus ou moins amende honorable envers ces jeunes atteints de sida mental. Ces jeunes ont vieilli sans guérir et beaucoup de leurs aînés,à l'époque, souffraient déjà du même mal: c'est précisément leur puissance médiatique qui obligea Pauwels à "nuancer" ou "relativiser" ses propos : au fond il n'était nullement raciste anti-jeunes comme on avait cru le comprendre, n'est-ce-pas, etc.

Écrit par : philistin | 08/01/2009

Pourquoi en est-on arrivé à cette perte de toute nos valeurs? Personnellement, je pense que l'abandon de celles-çi découle de la victoire des alliés en 1945 et de ce la propagande de guerre continuée méthodiquement depuis. Du côté des anglo américains, se trouvait, mis en avant, la liberté qui est souvent celle du renard dans le poulailler, mais les plus malins ne rêvent-ils pas d'être des renards pour mieux nous plumer, le bonheur universel dans sa conception matérialiste libre échangiste, la fin de tout autorité supérieure et contraignante. Du coté soviétique, la matérialisme athé qui devait apporter lui aussi le bonheur universel et la revanche sur la pauvreté, la justice qui doit récompenser aussi la médiocrité. Les vrais valeurs, qu'on le vieuille ou non, étaient du côté aussi bien des fascistes, des nazis que des pérainistes. La travail, la famille, la patrie, l'honneur du combattant, la bravoure, n'avaient contre eux que la destruction par les bombes et la terreur, l'ennemi diabolisé parce qu'il représentait l'ordre. Au combattant en uniforme, on à opposé et vanté le valeureux résistant (en réalité terroristes) qui assasine lâchement. Ce qui n'était que propagande de guerre est devenue après celle-i, vérité, afin de dicrédité à jamais ces valaurs synonimes désormais de mort. Libéralisme et communisme, ces deux anti-valeurs, ont triomphés dans l'horreur jamais égalée jusqu'alors et couronnèrent leur cuccès par le proçès de Nuremberg qui vit une troupe d'élite, les SS, condamnée comme organisation criminelle, des hommes politiques jugés, commes criminels et condamnés a mort, accusés par des témoins parfois sans crédiblité, jugés par une cour de vainqueurs aux mains aussi pleines de sang qu'eux, devant une humanité encore ebahie, un monde s'est écroulé qui ne se relèvera que lorsque le mesonge de cette dernière guerre aura été dévoilé, ce ne fut pas la guerre du bien contre le mal comme on nous le raconte, ce fut une guerre comme une autre, avec son cortège de massacres inutiles et ses horreurs de part et d'autres. La victoire, ce n'est pas Dieu qui l' accorda au juste et condamna à la défaite le salaud, comme dans toute les guerres, c'est le plus fort qui la gagna, indépendamment de tout mérite. L'erreur dans nos pays encore imprégné de religieux, c'est de l'avoir cru, aidé en cela par nos hiérarchies religieuses qui retournèrent leur veste sitôt la défaite et se mirent à crier avec les loups, sciant la branche sur laquelle ils étaient jusqu'ici assit. Ils accréditèrent joyeusement les mensonges de la propagande, tant et si bien que les juifs les accusent aujourd'hui de n'avoir rien fait pour eux, ou pas asez en tout cas au su des dangers qu'ils couraient. On ne savaient pas rétorquent-ils, mais comment le prouver quand on a été bien heureux des remerciements pour pour en avoir sauver quelques uns, c'est aussitôt qu'il fallait crier au mensonge, on avait fait un peu, mais pas à ce point là, on leur avait évité des ennuis mais pas sauvés de la mort certainne. Aujourd'hui, tout le monde est pris au piège, surtout les curés qui ne ratent pas une occasion de dire que les catholique ont été, eux aussi persécutés par les nazis et qu'ils ont beaucoup souffert. Vraie et fausse accusation, tout le monde souffrant dans les périodes troublées de guerre, qui devrait en tout cas na pas être formulée contre simplement les vaincus, en condamnant les valeurs qu'ils défendaient du même coup, car il n'y a pas que le patriotisme français qui se justifie, si on le condamne chez les autres, comment le justifier chez soi? Même chose pour la politique familliale nazie, en la condamnant, il était fatal qu'on aboutisse chez nous à l'avortement autorisé, même chose pour le racisme outrancier peut-être, mais nous aboutissons nous à l'exès antiraciste inverse tout aussi catastrophique. Tant que nous considéreront le nazisme et le fascisme comme le mal absolu, nous ne résoudront jamais nos propres contradictions, on ne prends pas impunéement le vrai pour le faux, le mensonge pour la réalité, le beau pour le laid, l'erreur pour l'exact et les vessies pour des lanternes. Il es plus que temps pour les passions de s'apaiser et que l'histoire remplace la mémoire, c'est aux vainqueurs autant qu'aux vaincus que la justice doit être rendue dans l'intérêt de tous, et ce, avant qu'il ne soit trop tard.

Écrit par : NYH | 09/01/2009

Excellente intervention ! Et votre critique de l'incroyable passivité des Français est parfaitement fondée. Cette passivité s'explique par la parabole de la grenouille.

Prenez une grenouille et plongez-la dans de l'eau à 50°. La grenouille, pas folle, va bondir hors de la casserole.

Placez-là maintenant dans de l'eau à 15°. Puis, chauffez l'eau progressivement. La grenouille s'habituera peu à peu à la chaleur de plus en plus "intenable" et finira par crever, tranquillement ébouillantée. Elle aura encore moins l'idée de sauter hors de la casserole si vous avez eu le machiavélisme supplémentaire de SUCRER l'eau... Je pense à la "fièvre acheteuse" des "trente glorieuses", à l'abrutissement béat procuré par la télé, à l'assistanat généralisé, etc.

Notre peuple est devenu cette grenouille-là.

On pourrait citer aussi la fable du "voleur chinois" : un voleur s'introduit chez vous et dérobe, tel jour tel petit objet, tel autre jour tel autre objet, puis des objets de plus en plus gros et nombreux. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien chez vous... sans que vous vous en soyez aperçu.

Il y a quelque chose d'étouffant à constater les extraordinaires progrès de la bêtise ambiante, le rejet systématique de toutes les vérités, la négation de toutes les évidences, même les plus criantes. Il s'agit bel et bien d'une psycho-névrose nationale induite par une volonté cachée et véritablement diabolique. Et je ne parle que de ce qui était la France, mais qui n'est plus qu'une parcelle d'une eurorégion elle-même perdue dans un magma euroïde, lui-même en butte à l'hostilité d'un monde devenu fou.

Paranos, nous autres ? D'accord. Mais alors, pas plus que la princesse Cassandre, qui s'était fait haïr de ses concitoyens parce qu'elle avait prédit la ruine de Troie.

Cette paranoïa semble bien être devenue, aujourd'hui, la seule forme de santé mentale possible.

Écrit par : Martial | 09/01/2009

le mal français est un mal républicain

nos malheurs viennent de la Révolution ,
des escroqueries intellectuelles des "Lumières",
et des aventures qui ont ruiné l' héritage des rois chrétiens.

Il faut que la France se purge de son idéologie démocratique et revienne aux valeurs qui présidaient à sa défunte grandeur.

Écrit par : 9thermidor | 10/01/2009

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