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15/11/2008

ET ENCORE DES PRIX, COMME S'IL EN PLEUVAIT !!!

Il y en a qui ont quand même de la chance ! Jamais nous, on se demande pourquoi. Enfin, ne soyons pas jaloux, ce n’est que justice pure, finalement. Et puis, soyons honnête, ça me plairait tellement de recevoir ça ? De toute façon, mon petit doigt me dit que je n’aurai pas à répondre à cette épineuse question …

 

Toujours est-il que jeudi dernier 6 novembre, le B’nai Brith organisait une super soirée de gala, dans les locaux de l’Hôtel de Ville de Paris, s’il vous plaît, pour célébrer ses 75 années de présence en France, les 60 ans de la « renaissance de l’Etat d’Israël » et les 60 ans de la déclaration des droits de l’homme.  

 

gala.jpg

 

Justement, à ce propos, le B’nai Brith en a profité pour décerner son 5e prix des Droits de l’Homme à trois hommes « de grand courage, dans les trois catégories suivantes : - l'éducation pour Alain Morvan et son combat contre le négationnisme
- la communication pour Philippe Val et son engagement pour la liberté d'expression
- la politique pour François Zimeray et son interventionnisme dans le monde entier. »

 

Je félicite du fond du cœur les heureux récipiendaires. Je ne vous présenterai pas Philippe Val, directeur de Charlie Hebdo, qui s’est illustré récemment en foutant à la porte de son journal cet antisémite de Siné. Si vous avez suivi avec l’attention soutenue que je requiers de vous les articles de ce blog, vous n’ignorez rien de la question. Pas la peine d’en rajouter. Si ce n'est que le récompenser pour "son engagement pour la liberté d'expression" ne manque pas de saveur.

 

Alain Morvan est ce recteur d’académie qui a fait quelque chose de très bien : en poste à l’Université de Lyon III, il s’est signalé par sa lutte contre le « négationnisme ». Et quelque chose de très mal : il s’est opposé à la création d’un lycée islamique, ce qui lui a valu d’être limogé en mars 2007. Mais aujourd’hui, il est consolé.

 

Quant à François Zimeray, il s’agit d’un socialiste, ardent sioniste devant l’Eternel, ancien vice-président de la commission d’études politiques du CRIF, qui a été nommé par Sarkozy « Ambassadeur pour les droits de l’homme ». Son "interventionnisme dans le monde entier" ne vous aura sûrement pas échappé, observateurs comme vous l'êtes. Mais nous aurons sûrement l’occasion de reparler de lui, à propos de Durban.

 

Le  président français du B’nai Brith, Jacques Jacubert, a conclu en ces termes son allocution lors de cette belle soirée: « Ce qu’il y a de commun entre les 12 fondateurs du B’nai B’rith, nos 3 récipiendaires, et tous les militants ici présents, c’est le courage d’exercer son libre arbitre envers et contre tout, de décider ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, c’est de mettre enfin ses actes en conformité avec ses paroles quoiqu’il puisse nous en coûter ».

Dieu, que c’est beau. Et tellement vrai.

 

220px-Bnai_brith_certificate.jpgLe B’nai Brith prend grand soin de ne surtout pas se présenter comme une franc-maçonnerie, ce qu’il n’est nullement, tout le monde le sait. Il est juste calqué sur les organisations maçonniques, ce qui est très différent. Son nom signifie Les Fils de l’Alliance et il est strictement réservé aux seuls israélites. Apparemment, personne ne s’est jamais ému d’une telle discrimination. Sans doute parce que cela n’a justement rien à voir avec une quelconque  discrimination, en voilà une idée.

16:29 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

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