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10/11/2008

OPERATION RAVALEMENT DE FACADE

L’influence sioniste est particulièrement forte aux  Etats-Unis. Attention, ce n’est pas un scoop, ce que j’écris là. C’est juste un euphémisme. Tous ceux qui ont des yeux pour voir et encore un brin de cerveau pour réfléchir n’ont pas manqué de s’en apercevoir. On prête d’ailleurs à l’ancien premier ministre israélien Ariel Sharon les propos suivants, qui auraient été adressés le 3 octobre 2001 à Shimon Pérès, devant son Cabinet: A chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique fera ceci ou fera cela... Je veux vous dire une chose très claire: ne vous inquiétez pas des pressions américaines sur Israël. Nous, le peuple juif, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent.”

Mais il paraît qu’il n’a pas du tout dit ça. Comme il est plus prudent de garder les choses importantes pour soi, ces fiers propos ont été démentis avec la plus grande vigueur et rangés au rayon (bien fourni) des articles « antisémites ».

 

Les destins des Etats-Unis et d’Israël étant de toute façon indissolublement liés, pour le meilleur et pour le pire, j’imagine que de vives inquiétudes ont dû se manifester ces derniers temps devant la dégradation constante de l’image des Etats-Unis dans le monde. Si les USA se cassaient la figure, Israël suivrait immanquablement. Que faire ? Comment redorer un blason aussi terni ? Heureusement qu’il y a des élections présidentielles tous les quatre ans, qui permettent de remuer l’écume des choses, tout en donnant l’impression du changement.

 

C’est là que l’IDEE a dû germer. Il fallait provoquer un choc inédit permettant au bon peuple de s’extasier sur l’image en oubliant ce qu’il y avait derrière. Un président résolument new look qui ferait croire que des temps nouveaux, pour ne pas dire messianiques, étaient en marche. Et sans risque aucun pour Israël, bien au contraire.

 

CLINTON.jpgPremier point : il valait mieux faire élire un démocrate parce que les républicains étaient par trop démonétisés, ayant bien servi. Mais bien sûr pas n’importe quel démocrate. D’où le choix, étonnant de prime abord, des deux principaux aspirants à l’investiture qui étaient une FEMME et un NOIR. Curieux, non ? A croire qu’il n’y avait pas d’autres candidats crédibles. Mais l’avantage, dans ces deux cas de figure, était de pouvoir présenter la chose comme une « révolution », censée redonner un grand coup de peps à l’image écornée d’un pays par ailleurs si indispensable.

 

obama.jpgEt encore une fois sans risque, tous deux étant bien conscients de leurs devoirs. Voilà le travail. Il fallait bien sûr compléter le tableau en mettant en piste un candidat républicain qui n’ait aucune chance de gagner. D’où le choix final du canasson McCain, flanqué d’une colistière impossible. Bon, il y avait quand même un risque, minime, que l’opération fasse long feu et que ces stupides Américains s’entêtent à voter républicain. Bof, tant pis dans ce cas. De toute façon, lui aussi connaissait bien ses devoirs.

 

mccain2.jpgParce qu’il faut quand même se demander pourquoi ce sont justement ces trois-là - Clinton, Obama, McCain -  et ces trois-là seulement, qui ont été mis en piste, soutenus et hyper médiatisés pour ces élections ? Il y  a eu deux, trois autres postulants, c'est vrai, mais qui ont vite été écrasés et éjectés par le rouleau compresseur des médias. Ne correspondaient pas au profil requis.

 

Reste à savoir si le calcul se révélera judicieux. Est-ce qu’une guerre contre l’Iran sera plus facilement vendable si c’est un président noir qui l’engage ? La crise financière et économique va-t-elle miraculeusement céder devant cette icône de l’antiracisme bombardée « homme le plus puissant de la planète » ?

On peut en douter et de toute façon, ce sera intéressant à observer.

 

Je me suis souvent demandé pourquoi les masses étaient si faciles à manipuler, en France ou aux Etats-Unis. Ou ailleurs. En observant les réactions autour de moi, je pense que la réponse tient à ce que fondamentalement, les gens n’aspirent qu’à une chose : vivre en paix tout en  gagnant suffisamment d’argent pour participer à cette société de consommation qui déploie tous ses charmes à la télé, devant laquelle ils restent hypnotisés. Du coup, toutes les autres préoccupations sont larguées.

 

Or, le système leur assure ce confort lénifiant et décervelé depuis plusieurs décennies. Et c’est pourquoi ils continuent à voter pour lui sans se poser trop de questions superflues. Les guerres ? C’est bien triste mais c’est loin, tant pis pour ceux sur qui ça tombe.

La crise ? Là, c’est déjà plus embêtant mais elle n’a pas encore touché le quotidien. On vit encore dans l’illusion, en France, que le pays est riche et que du fric, il en reste. Les Américains doivent se dire à peu près la même chose.

 

Que ce bel équilibre se détraque, que les risques se rapprochent, et le système, tout puissant qu'il semble être, aura du souci à se faire.

Espérons que le temps des grosses désillusions viendra, après celui des illusions. A tous points de vue, il sera salutaire. 

11:19 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

A ajouter aux lapsus certainement involontaires mais honetes des premier-ministres Israeliens:

http://www.youtube.com/watch?v=JL4Cu-K17vE
ou
http://www.youtube.com/watch?v=zK0paj_hFWw&eurl

Shimon Peres aux journalistes Israeliens, transcription d'hebreu: “Israel’s economy is flourishing. … Israeli businesspeople are investing everywhere in the world. Israel has unprecedented economic success. By today, we have won economic independence and are buying up Manhattan, Poland and Hungary.”

les Hongrois ont ete premiers a en apprendre la nouvelle:
http://www.pestiside.hu/20071016/impressive-displays-of-chutzpah-part-ii-the-jews-are-buying-hungary
http://www.budapestsun.com/cikk.php?id=27536

Écrit par : Maciej | 10/11/2008

ça me fait plaisir de voir que j'ai commis une analyse semblable à la votre.

Écrit par : Paul-Emic | 12/11/2008

Les commentaires sont fermés.