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01/11/2008

UN PARCOURS « CLASSIQUE »

Au hasard de mes recherches sur Internet, je tombe sur une femme responsable locale du CRIF qui présente son parcours. Et quand même, je m’étonne. Ce parcours d’une personne née à Toulouse est présenté par elle-même comme « assez classique ».

 

Quel cheminement classique a donc suivi cette Toulousaine ? Elle a tout d’abord fréquenté les éclaireurs israélites de France. Puis elle s’est inscrite à l’Union des étudiants juifs de France, pendant ses études dentaires. Tout en faisant de longs séjours à l’Université hébraïque de Jérusalem. Petit tour ensuite à New York où elle se marie. Forcément avec un coreligionnaire puisqu’elle précise que ce mariage lui permettra de mieux connaître le judaïsme américain.

 

Revenue en France, elle est membre d’une autre association juive, puis se retrouve élue au Fonds social juif unifié avant de finalement rejoindre le CRIF.

 

Loin de moi l’idée de critiquer ce parcours. A chacun de diriger sa vie comme il l’entend, et comme il le peut. J’observe simplement – et il sera difficile de prétendre le contraire – que dans ce parcours « classique », il y a quand même une volonté manifeste de vivre en vase clos et de ne surtout pas sortir de son milieu d’origine. Et ça me gêne un peu.

 

Cette femme perçoit-elle ce que cette volonté si évidente de rester « entre soi » en refusant toute possibilité d’assimilation peut avoir de déplaisant pour les autres ? Et risque même de finir par alimenter un agacement certain ?

Je suis bien placée pour savoir que la plupart des juifs de France ne suivent nullement un tel parcours « classique ». Parfaitement assimilés, eux, et n’appartenant à aucune organisation communautaire, ils vivent très exactement comme tout un chacun.

 

Le problème, c’est que eux, on ne les entend jamais. Et que ce sont toujours les autres que l’on entend, ceux qui vivent soigneusement entre eux et se plaignent d’ « antisémitisme » à tour de bras. Ils devraient pourtant remarquer que les regroupements communautaires exposent fatalement à la critique communautaire. L’un ne va pas sans l’autre et il est impossible d’avoir tous les avantages du regroupement sans les inconvénients.

 

Encore que les risques soient assez limités à Toulouse. Notre responsable « classique » attend impatiemment l’inauguration d’un monument à la mémoire de la shoah, prévue pour le 9 novembre. Placé en plein centre de Toulouse, il sera inauguré par le nouveau maire de Toulouse, élu en début d’année, le socialiste Pierre Cohen.

 

 

Petite précision concernant la précédente note : le président du CRIF, Richard Prasquier, a été reçu par le pape avant-hier au Vatican. Il faisait partie d’une délégation de l’International Committee for interreligious consultations conduite par le rabbin David Rosen. Il s’agissait de bien resserrer les boulons, ce qui fut fait. La béatification de Pie XII n’est pas pour demain, tranquillisez-vous.

Commentaires

Je partage votre sentiment. Vous trouverez un article qui vous intéressera dans la revue des anciens élèves de l'ena, site www.aaeena.fr. En cliquant sur publications vous verrez la liste des numéros parus et je vous conseille le n°383 où on peut lire en fin de revue un entretien avec M.Pierre Goltman, ancien très haut fonctionnaire, juif, qui fut déporté à Auschwitz. Si tous nos compatriotes juifs avaient le même état d'esprit que M. Goltman l'ambiance en France serait différente de celle que nous connaissons. J'ai déjà signalé cet entretien dans un autre blog, toujours à propos de la même question: les Juifs en France sont-ils ou ont-ils été toujours maltraités par les non-juifs, "français" bien sûr, question déjà traitée de façon inepte par BHL et d'autres victimes de vocation qui nous assourdissent de leurs plaintes avec la complaisance des medias et des politiciens. Je crois que s'il y avait vraiment une "aversion antijuive" en France, elle serait la création non désintéressée de certains juifs eux-mêmes encouragés par les nombreux politicaillons de tout niveau qui ne peuvent se faire valoir qu'en semant la discorde et en culpabilisant leur patrie. Pour ma part je suis peut-être naïf mais je persiste à considérer nos compatriotes juifs comme de banals Français de religion juive (d'autres sont athées ou chrétiens, raëlistes, paiens, musulmans... ), rien de plus, sans que cela leur vaille des égards particuliers et dès lors qu'ils ne s'enferment pas dans leur judaïté. D'ailleurs s'ils ne l'étaient pas (Français, ce qui ne coincide pas avec la nationalité française, simple qualité administrative désormais ouverte à tous les Terriens) ils seraient déjà partis pour Isrël vu l'antisémitisme qui paraît-il sévirait en France. Le communautarisme exacerbé , avivé par le précédent et par l'actuel chefs de l'Etat, contribue à la désagrégation, puis disparition de notre pays.

Écrit par : philistin | 01/11/2008

philistin: "je persiste à considérer nos compatriotes Juifs comme de banals Français de religion Juive (d'autres sont athées ou chrétiens, raëlistes, paiens, musulmans...)"

La "religion" juive donne une place spéciale aux Juifs, descendants du peuple juif, et fait grand cas de l'ascendance (depuis quand une religion peut-elle se transmettre "par la mère" comme si c'était un chromosome?). Tandis que les Chrétiens encouragent les Africains, les Javanais et les Eskimos à croire en Dieu, les Juifs se servent surtout de leur "religion" pour conserver leur cohésion ethnique. Je doute qu'ils y croient d'une façon proprement religieuse.

Dire que les Musulmans et les Juifs qui vivent en france sont des français comme les autres est une formulation absurde, surtout si on considère qu'être français n'a pas d'autre signification que d'avoir des papiers en règle.

Mais ce qui me déplait, chez les Juifs, c'est quand même moins leur désir légitime de rester entre eux que leur désir d'obliger les gens comme moi à vivre parmi les Africains en leur cédant progressivement la place. Cette politique de remplacement racial est malheureusement facilitée par le pouvoir démesuré des Juifs dans les médias, au gouvernement, et dans diverses institutions. J'aurais quelques autres petits reproches à leur adresser, en rapport avec leur travail de sape de la civilisation occidentale, mais c'est surtout le remplacement de population qui me gêne.

Écrit par : Nominoé | 03/11/2008

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