13/10/2008

ET LA BOUCLE EST BOUCLEE !

krugmzn.jpgLe Prix Nobel d’économie vient d’être décerné à Paul Krugman "pour son analyse des schémas commerciaux et de la localisation de l'activité économique".

Ne comptez pas sur moi pour vous expliquer de quoi il s’agit. C’est sûrement très ingénieux et délibérément trop complexe pour le citoyen lambda. Je lis simplement sur Wikipedia qu’il est « l’un des principaux auteurs de la nouvelle théorie du commerce international, qui repose sur le commerce intra firme et intra industrie, les effets de réseau, et les situations de concurrence imparfaite. »

Ce que je constate simplement, c’est que M. Krugman appartient à une communauté décidément très en pointe dans tous les domaines liés à la politique et/à l’économie, surtout américaines. Communauté qui semble réussir le prodige de parvenir, même en ces temps de crise aiguë, à gagner sur tous les tableaux. Pseudo chahutés d’un côté, récompensés de l’autre, on ne sort pas du même petit cercle décidément très actif et omniprésent.

M. Krugman est surtout connu dans son pays comme journaliste économique au New York Times. Sa tribune lui sert régulièrement de lance-missiles contre l’administration Bush.

Mais pas seulement Bush. Voici ce qu'il écrivait en mars 2006 à propos de celui qui est à présent le candidat républicain, McCain :

 

 « Donc, voici ce qu'il vous faut savoir sur John McCain.

 

Il n'est pas franc du collier. Ses volte-face sur les réductions d'impôt, son appel à envoyer en Irak des soldats que nous n'avons pas en Irak et son appui à la législation anti-avortement du Dakota du Sud, tout en clamant qu'il trouvera un moyen de contourner la provision centrale de cette législation, montrent qu'il est un politicien aussi suspect et évasif que, eh bien ! George W. Bush.


Il n'est pas un modéré. Les positions politiques de M. McCain et ses votes au Sénat ne le placent pas seulement à l'extrême droite du spectre politique américain, ils le placent dans l'aile droite du Parti Républicain.


Et il n'est pas un anticonformiste, du moins pas lorsque cela compte. Sous le feu des caméras, M. McCain peut de temps en temps être vu prenant une position courageuse d'opposition à la Maison Blanche. Mais lorsque cela est important, lorsque la capacité de l'administration Bush de faire ce qu'elle veut est en cause, M. McCain suit exactement la ligne du parti. »

 

Ayant lu cela, je me demande – mais il est vrai que je vois le mal partout – si la nomination qui honore aujourd’hui M. Krugman ne serait pas légèrement chargée de quelques arrières pensées plus politiques que simplement économiques ?

Ou bien, si ce ne serait pas un moyen subtil de redorer un blason communautaire qui a tendance à s'écailler ces temps-ci?

Dans tous les cas de figure, j'ai l'impression d'assister à un numéro de jonglerie. Patience. Il y aura bien une baballe qui  finira par rouler par terre ...

Commentaires

Des "arrières-pensées politiques" ? Comme vous y allez ! Vous ne pouvez pas être sérieuse ! L'Académie Nobel ne saurait tomber aussi bas, voyons ! La preuve : elle vient de couronner aussi l'oeuvre littéraire de Jean-Marie Le Clézio, mondialiste forcené, cosmopolite acharné, tiers-mondiste écumant, se proclament citoyen du monde et ne voulant connaître de français que la langue du même bois. Je me souviens avoir ouvert de lui (il y a très longtemps) un bouquin sur le Mexique, son obsession ethnographique majeure. Il y larmoyait abondamment et interminablement sur les divers dieux mayas, puis aztèques, méchamment remisés au placard par ces nazis incultes de conquistadores espagnols, coupables du crime mortel de "déculturation" avec leur fichu christianisme pas marrant. Or, les dieux des civilisations précolombiennes - surtout au Mexique - n'étaient autres que ces charmants personnages auxquels on offrait de véritables hécatombes humaines (10.000 sacrifices humains en trois jours - une paille - pour l'inauguration de la grande pyramide de Tenotchtitlan, la future Mexico). Mel Gibson montre ça très bien dans son film extraordinaire "Apocalypto". Mais qu'est-ce qu'un aussi minuscule détail aux yeux d'un érudit et d'un esthète tel que Le Clézio ? En outre, la lecture de ses sanglots d'homme blond était d'un ennui absolument extraordinaire. Le livre m'est tombé des mains au bout de quelques dizaines de pages... Le Prix Nobel de littérature à Le Clézio, c'est un très mauvais coup pour les marchands de somnifères, qui vont se heurter là à une concurrence ultra-déloyale.

Écrit par : Martial | 13/10/2008

You might be interested by this point of view
Jewish Nobel Prizes And The Holocaust .

Écrit par : Bantam | 15/10/2008

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.